ÉPILOGUE
excès , et faire place à une doctrine meilleure , appelée à conquérir à son tour un siècle et un monde, double théâtre ouvert à son exercice dans l’espace et dans le temps. Nous avons vu le spiritualisme rentrer dans la science de l’entendement , et là, de cette position centrale, se déverser dans les autres régions scientifiques , dans la religion , dans l’art, dans la législation , dans la liberté.
C'était un mouvement généreux , nous y avons applaudi , nous l’avons suivi avec une véritable ferveur. Cependant ce qui était inévitable n’a pas manqué : l’esprit humain s’est encore montré comme le paysan ivre à cheval , qu’il importe peu de relever d’un côté, parce qu’il retombe de l’autre. Le retour au spiritualisme a fait naître , sur tout ce qui est du ressort de l’intelligence , une foule de systèmes outrés. On a vu s’introduire ce qu’il y avait de plus obscur, de plus difficile dans le germanisme, avec des théories d’un mysticisme pur et des hypothèses sur la société, ou plutôt contre la société, sur la science ou contre la science , qui allait s’évanouissant