‹ Philosophie des arts du dessinChapitre 23 sur 31 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

hauteur assez modérée pour que l’esprit intelligent ne se fatigue pasà les considérer dan3 les voix.

A l’œuvre donc les écrivains, ceux qui sont les chefs de la pensée de notre temps. Qu’ils nous présentent la religion dégagée de ce qui n’est point] elle, captive dans les saintes austérités de l’orthodoxie (1); l’ontologie, libre des illusions du panthéisme; la logique, reculant devant le fatal scepticisme qui est la spéculation suprême de Kant. Qu’ils nous fassent une politique qui consacre le droit divin en Dieu , et qui ne prétende jamais le matérialiser sur la terre, notre éphémère habitation ; une science historique qui ne fasse pas évanouir la liberté humaine sous la chaîne inflexible et fatale des événements. Qu’en matière d’art , ils aient des principes fondés sur l'idéal et sur la conception absolue, mais sachant respecter les limites et les procédés artistiques du beau; qu’enfin ils saisissent le point d’arrêt sur lequel

(1) Il y a, de nos jours , dos théories artistiques inspirées par un sentiment de religion très-louable, mais pleines d’une mysticité qui serait téméraire , sans leur obscurité qui les rend si difficiles à comprendre.

Page 1