‹ Philosophie des arts du dessinChapitre 24 sur 31 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

repose toute doctrine; et qu au lieu de suspendre leur spiritualisme à une hauteur extrême où il flotte sans appui, sur des nuages, ils l’établissent sur les solides remparts de la raison , où il deviendra inaccessible à toutes les attaques du matérialisme , ennemi perpe'tuel qui vit , qui menace , qui veut entrer.

Et moi aussi j’ai vu ce danger qui menaçait de nos jours la vérité spiritualiste , si difficilement, si chèrement conquise. Simple matelot, le plus obscur de 1 équipage, j’ai peutêtre ouvert un avis salutaire , en pensant que , dans ce péril de la société, qui ne peut vivre et mourir qu’en vertu des doctrines qu’elle porte en elle , il fallait en toute hâte prêter scours au navire menacé. Prenant l’un après l’autre les monuments idéalistes que notre âge a vus naître depuis le théosophe Saint-Martin, j’ai conseillé de faire deux parts de leur substance , de conserver à la mémoire ce qui est poésie, éloquence entraînante , ce que revendique l’imagination , ce qui est acquis de droit à la postérité. Mais quant à ce qui regarde les doctrines excentriques qu’ils recèlent , qui ont pu nous

Page 1