‹ Philosophie des arts du dessinChapitre 26 sur 31 · ÉPILOGUE. 4G · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. 4G

de l’épaisseur des buissons épineux, là je volais, indiscret et capricieux , j’allais me percher sur cette crête; puis, balancé par le moindre zéphyr, je quittais vite ce frêle appui pour changer, pour aller tour à tour m’ébattre sur chacune des branches légères où me conviait un l’ayon de soleil furtif et passager. Ainsi se passait une jeunesse entière, esclave du souille léger des doctrines, courant après les visions fantastiques, incapable de s’arrêter sur le solide niveau de la vérité.

Vous aussi , enfants déjà vieillis de la même génération , n’étiez - vous pas où j’étais , errants et inquiets, poursuivants et lassés, chassant aux rayons et négligeant le plein jour, dans l’incertaine vallée où croissaient les doctrines de ce siècle aventureux '!

Mais qu’est-ce qu’une jeunesse d’homme ?

et combien promptement elle s’écoule et passé et disparait ! Il importe peu qu’elle n’ait point fleuri, quelle n’ait point ouvert un calice brillant à l’astre qui vivifie ; quelle ait passé triste et sombre , livrée aux soins prématurés de la pensée , des circonstances et du sort ; ou

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