ÉPILOGUE
bien , que riante et enjouée , elle ait vite dérobé la surface facile de l’existence j qu’elle ait été soudaine à s’éprendre d’amour pour les plaisirs qui se présentaient devant elle et la saluaient , en lui demandant de les cueillir ; et que toujours elle ait su ensevelir dans le repos du sommeil les pensées sérieuses qui éternisent la veille de l’esprit méditatif et'du cœur inquiet. Qu’importe? il vient un jour, une heure où on la cherche, cette jeunesse évanouie, et on ne la retrouve plus ; mais, soit que l’on ait véctt avec la pensée ou avec les plaisirs ; que l’on ait aspiré aux fragiles témérités de l’esprit , ou consenti aux molles inspirations du cœur , on se retrouve au mêmeTpoint. On voit au fond de soi un sentiment amer , qui vous dit , comme autrefois un roi désabusé , qu’il y a une égale vanité dans les préoccupations du sage, et dans la course rapide de l’insensé ; qu’il est inconsidéré de consumer sa vie à la poursuite des théories fugitives, comme de boire à la Coupe enivrante de la volupté ; et qu’après tout il est temps que l’esprit et le cœur , la sensibilité et la raison , les deux puissances de