‹ Philosophie des chemins de fer [microforme]Chapitre 5 sur 7 · nn soso oo ses oo ee · texte numérisé non relu

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La table ci-dessus est surtout précieuse en ce qu’elle montre que par le manque de marchés domestiques, et par le coût du transport sur les chemins ordinaires, tout le surplus des produits de l’intérieur doit nécessairement être jetté sur des chemins de fer, fait qui leur garantit suffisamment beaucoup d’affaires.

Il n°y a pas d’autre pays au monde où une égale quantité de travail produit un égale volume de fret pour transport par chemin de fer. La raison en est que la grande masse de nos produits est d’un caractère grossier et volumineux, et comparativement de très peu de valeur, consistant principalement en produits du sol et de la forêt.

Nous ne manufacturons que très peu de marchandises de haut prix, le travail étant appliqué plus profitablement, présentement, à des objets plus convenables d’industrie. La grande masse des articles transportés sur des chemins de fer consiste en grains, coton, sucre, fer charbon, animaux vivants et artirles d’une nature semblable. La différence entre une livre de coto: manufacturé et une de coton brut se mesure fréquemment par des piastres ; cependant l’une et Pautre paient la même somme pour fret. Le froment, le maïs, les animaux et le bois de sciage paient tous une très grande somme pour transport, proportionnément à leur valeur.—Raïlwy Journal.

Ce qu’ils font pour les proprietaires de terres.

Non-seulement les chemins de fer ont considérablement accru le rayon de pays qui envoie ses produits aux étapes des villes, mais ils ont répandu la population des villes sur une plus grande surface, et ont créé, des deux manières, le t:.!c sur lequel les actionnaires comptent pour retirer du profit de leurs placemens. Boston offre un cas qui vient ici à point: l’augmentation de sa population dans les dernières dix années terminées en 1851, y ayant été de scixantecinq pour cent, tandis que celle de sept villes, chacune à cinq milles de la cité, et accessible par chemin de fer, a été de quatre-vingt-un pour cent. Quelque grand que soit l’accroissement du commerce de passage sur tous les chemins à lisses, il est excédé, en proportion, par l’augmentation du fret. A cet égard, l’expérience du Massachusetts cadre avec celle de la Caroline Méridionale et avec celle du chemin de fer de l’Erié.

L’augmentation de la valeur des terres, dans le voisinage des lignes de chemins de fer, est un autre résultat très avantageux de leur construction. Cet avantage n’est nulle part plus marqué que sur le chemin central de l’Illinois, où les terres qui n’avaient jamais pu être vendues au minimum des prix du gouvernement, ont réalisé

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