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veau à leurs représentans. On pourrait obtenir cent mille livres, courant, en donnant pour garants l’honneur et l'industrie d’une ville incorporée quelconque, quand cinq mille ne pourraient être mises de côté par les individus composant cette ville, parce qu’il n’en serait demandé que l’intérêt, du fardeau duquel l’achèvement du chemin les délivrerait, et qu’en même temps on entreprendrait l’amortissement du principal.
Sur le même principe et avec moins d'’inconvénient, les habitans du Canada en général pourraient se procurer, par l'entremise de leur gouvernement, et avec autant de convenance et d'avantage, les moyens de construire toute ligne bien choisie de chemin de fer, en payant, pendant deux ou trois ans, le déficit de l’intérêt sur son coût. Mais il serait bien à désirer que des particuliers riches et des villes et corps incorporés prissent les devans et se chargeassent de la direction. Le gouvernement serait prêt, en vertu de l'acte, à seconder leurs efforts, et ferait, sans doute, un pas de plus pour encourager l’action privée, plutôt que de voir avorter un projet recommandable.
L’Acte du Parlement auquel nous venons de faire allusion a été révoqué depuis. Ses avantages ont été restreints à la ligne de Tronc, au comté de Simcoe, et à une portion des townships de l’Est : ;
Il reste à voir si les intérêts du ‘“ Rivage du Nord,” de l’Outaouais, de Peterborough et Stanstead, obtiendront la même aide provinciale qui a été accordée à Sherbrooke et à Simcoe.
Nous ne pouvons plus nous passer de chemins de fer: le manque de ces chemins est une vraie taxe sur l’industrie et le travail du pays. On parle, dit un citoyen distingué de la Nouvelle-Angleterre, du fardeau des taxes pour la construction de chemins de fer, mais la taxe que le peuple paie pour s’en passer est cent fois plus oppressive.
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Nos routes inoccupées ont d’elles-mêmes une certaine valeur; mais jusqu’à ce qu’il y ait des chartes, une orgasation, etqu’ilse montre assez d'énergie et une appréciation convenable des chemins de fer, il n’y aura rien pour attirer le capitaliste ambulant.
La bonne volonté avec laquelle les municipalités du Haut Canada se sont taxées elles-mêmes, depuis ces dernières années, fait beaucoup d’honneur à leurintelligence, et est une preuve que se taxer soi-même pur des améliorations locales n’est pas une chose regardée comme un fardeau. Port-Hope, dont la populaiion n’est que de 2,500 habitans, a souscrit £50,000 pour son chemin de fer, s'imposant une taxe de plus de #6 annuellement par tête. Toronto a donné £100,000 au chemin de Guelph, et £50,000 à la ligne de Simcoe et du Huron. Il doit y avoir quelque chose dans un système pour porter des villes et des comtés à de tels sacrifices apparents ; mais le fait est que la taxation en faveur de chemins de fer est, sous tous les rapports, un placement très profitable. Un comté souscrit £1000 ou £1,500 pour chaque mille du chemin qui se trouve dans ses limites ; par ce moyen, il s'assure l’importation du double de cette somme, qui sera dépensée en-dedans de ses bornes. Chacun s’appercevra bientôt qu’une portion de la grande dépense d’argent occasionnée par le chemin de fer entrera dans sa poche ; portion plus considérable que la taxe pour le chemin de fer qu’il consent à payer. La plus grande partie de l’argent comptant à dépenser ici pour chemins de fer doit être importée, et en obtenant les chartes, en organisant les compagnies, et en prenant des actions autant que nos moyens nous le permettent, nous posons les fondemens d’une propriété destinée à augmenter de valeur annuellement, et une valeur qui, en même temps qu’elle est pour nous, de mille manières, directement ou indirectement, d’un avantage inappréciable, est aussi une propriété que les capitalistes s’empressent de se procurer et de compléter.
Enfin, nous sommes placés à côté d’un peuple inquiet, matineux, marchant en avant, d’un peuple qui suit le soleil vers l’ouest, comme pour jouir d’une plus grande portion de la clarté du jour :—nous ne pouvons pas nous tenir en arrière ; nous devons marcher vite, si nous ne voulons pas être dévancés ; nous devons faire usage de ce que nous avons, ou perdre ce que nous possédons déja ; capitaux, commerce, amis, enfans nous abandonneront pour des terres mieux fournies, si nous ne sortons d'un coup de notre léthargie ; il ne nous est plus loisible de fainéanter durant les mois d’hiver, ou de passer les heures de la matinée à sommeiller Chaque année de retard ne fait qu’accroître notre inégalité : elle prolongera le temps et aggravera le travail de ce qui, par notre négligence, est déjà devenu une rivalité assez pénible ; mais quand une fois les barrières de l’indifférence, du préjugé et de l'ignorance auront été abattues, nul obstacle physique ou financiel ne pourra résister à la persévérance déterminée d’une industrie maîtresse d’elle-même.