DE LA COORDINATION PREMIER SYSTÈME — SENSATIONS OU IMPRESSIONS
Celles du tact ou de la vue se coordonnent nécessairement, à l'instant où on les reçoit sur des points de l'organe, avec celles qu'on reçoit en même temps sur d'autres points du même organe; premier mode de coordination : contuition. Celles de tous les sens contractent, par la répétition simultanée, un autre genre d'union, en vertu de laquelle elles rappellent les traces ou images les unes des autres ; deuxième mode : association.
Enfin, dans les rêves, rêveries et bien d'autres circonstances, ces mêmes images se groupent spontanément et presque arbitrairement pour représenter ce qu'on n'a jamais perçu ; troisième mode : agrégation.
C'est la distinction du moi d'avec les objets, qui deviennent par là hors du moi. Ce système résulte immédiatement du déploiement de l'activité ; il donne en outre du moi et du non-moi, la durée, la causalité, etc. L'élément constitutif de ce système est Y autopsie (vue de l'être). Cette sorte d'élément s'unit nécessairement en nous avec tout ce que nous éprouvons, avec les phénomènes du premier système, et en même temps au dehors avec les résistances éprouvées; c'est là le premier mode de coordination de ce système : Cognition. Nous attribuons aux mêmes existences extérieures toutes les sensations qui viennent et
s'en vont avec la résistance, la seule chose que nous en sachions par cognition. Voilà le deuxième mode : attribution.
DEUXIEME S ï" S T E H E
Enfin, nous admettons des existences extérieures dont nous n'avons jamais éprouvé de résistance, sous les groupes d'images formés dans notre entendement, soit par contuition, soit par association, souvent même par simple agrégation, comme d?ns les rêves. C'est là le troisième mode d'union entre les éléments de ce système et ceux du précédent : Induction. Nous devons à ce phénomène tout ce qu'on doit nommer croyances, vraies ou fausses; elles ne sont et ne peuvent être que des traces d'induction.