‹ Philosophie des langues, et introduction par l'hébreu à la connaissance élémentaire des racines et des formes de toutes les languesChapitre 2 sur 39 · ALPHABET HÉBREU · texte numérisé non relu

ALPHABET HÉBREU

Il faut absolument s'initier à l'hébreu , le lire comme moi. ^A,p{E,ii, ^o,«|OU,p|H, guttural , avec émission de voix , comme la hota espagnole , comme ch dans ich , sprach allemand. Voilà pour les voyelles.

;q B , ^ V , ph, en voyant dans chacune de ces deux labiales une labiale quelconque , b , p, f , i^ , w. Cette langue , aux idées et aux sons larges , étant la peinture phonique , vous laisse libre l'appropriation d'après le degré, l'intensité de l'action. Chez nous même on prononcerait brave différemment dans faux brave et le brave des braves.

^ 6, t; -j d; ■; z; j^ s, presque $ ; ^ s ch ; P T , T , TH ; ^f Ts , ou avec les Grecs gt st dans les idées de solidité. Ces dentales , sifflantes , chuintantes permutent entr'elles et diffèrent seulement dans la nuance et l'appropriation.

Q m; j N comme chez nous.

-^ R, y G, toujours dur comme dans gamme ; ;3 K , 3c c , toujours dur comme dans coq ; p Q , x? ^ L. Cette dernière série est «| guttural , ou doux , ou éclatant.

Or vo^s apprendrez facilement ces 22 lettres par les considérations suivantes , et en les écrivant de votre main sur le papier, ou mieux sur le tableau.

^ a est presque A. Il penche , et toutes les lettres s'ouvrent sur la gauche parce qu'on lit l'hébreu de droite à gauche. Chez nous le contraire en sens des lettres et de la lecture.

^ e presque /]. Il baille aussi sur la gauche et est rompu , ouvert en haut. Le trait principal se retrouve souvent dans les autres lettres et est presque -).

1 i est tout et seul petit , comme chez nous et partout , petit signe d'une petite idée et d'un son faible , la moitié de •] , comme i est moitié de û.

•] u^^ , ou ^ w facile à reconnaître.

^ o , gno ( comme agneau ) est rond et presque 1 et «] accolés^ et ne doit pas se confondre avec ^f.

PI h guttural est H en remontant le trait de celuici. p{ est passage, anastomose entre les voyelles et les consonnes gutturales ^ , 5 , p , et même ^.

^ 6 ^ ferme en bas , et j-^ i^^, th ferme en haut.

•7//, à angle vif, a reçu des Grecs un troisième trait dans a.

7 z est sinueux et presque «^ affaibli.

i^ s est (7 retourné.

;^ j-A, s , ch , sorte de trident , de pipeau, signe ordinaire de déchirement, sifflement.

PI t se distingue par son pied gauche pointé , arrondi.

nf est sui generis.

Q carré, plein comme le son et sa signification.

3 sa moitié droite , comme chez nous jn plus fort que n.

Les caractères et sons diminutifs , féminins , gracieux, sont n, t,i, e.

^ est notre r. Son trait , simple et facile , est le fond de beaucoup d'autres ; c'est la Reine , l'Ame de l'Alphabet et des Langues.

^ est presque lui , plus son pied fourchu , et r retourné.

^ est c , et s'est conservé dans le trait gauche de .r , axis, acce , axe; c'est x.

p est notre g ^ composé de c et d'un trait droit qui se retrouve dans k.

^ est «-) plus le trait qui , seul , s'élève au-dessus de l'alphabet hébraïque. ^ est •^ affaibli ; et j( , i^ , p sont -| fort, guttural.

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