‹ Philosophie des langues, et introduction par l'hébreu à la connaissance élémentaire des racines et des formes de toutes les languesChapitre 36 sur 39 · P L T ..PI TH . . P UT . . P OUT · texte numérisé non relu

P L T ..PI TH . . P UT . . P OUT

portion , port , por-

partager, puis large, puis ouvert, puits, ttiGoç.

puis puto couper, et fosse.

puis enfin pot , fundus. .

Ici viennent part , fortune

ter, porte, profond, type, taufeu, tl'ef, deep, taper, tambour, tof, ou top ( riip ), tomber, tombereau, tombe, platea , platt, blette; place, plateau, botte, patte, pied, etc.^ de manière que vous commencez par déchirer, ouvrir^ et vous finissez par ouvert , large , profond ; pot et pateo , pando.

Le dictionnaire hébreu vous donne -^^-j^ purifier, séparer, ^^-j^ a même fond , mais avec coup et violence , car r) frappe. De là 6ar ours (le broyeur), bure puits, pore, pur, 77i»p feuei feu, febris, furfar, son, farine, far, barre; veru broche, broyer, parer, etc. Prenez b , p , f , v , w, vous aurez béte féroce, guerre, ce qui est actif; pore, bure, ce qui est passif, et en u, i, o , ou presque toujours, car ces voyelles sont passives; mais a actif, e aussi^ mais doux et féminin. Retournez en r ô, r p — dérober, taubct voleur, rapio, raptor, ravir, (pwp;, fur;, toujours même mot , r avec labiale.

Observez que *-|;21£/ sabrer , peut avoir six combinaisons; savoir .

n^i et ^;2n ->

Si, au lieu de "^;2^^ nous voyons labiale , dentale et liquide quelconques , nous agrandissons immensément le cercle des combinaisons , et nous aurons presqu'un cinquième des langues ou de la langue universelle, toujours sous le signe couteau. Si nous ajoutons les associations en gutturales kbr, g b r, b r g, etc., nous aurons un tiers de la langue , mais ces dernières brisent en creusant :

grabe ) grabat, ^pacpw , greffer, graver, '^lur^oi , corbis^ scribo, carafe , carabine , etc.

Observez aussi que , comme il faut partir d'un verbe bruyant , d'une action matérielle pour exprimer tout ce qui est immatériel , ou une forme , une couleur , un état permanent , on a exprimé amour par feu , haine par dent et déchirure; rondeur, corbeille , corps , orbe , urbs , agglomération par quelque racine de creuser , car coupe , vase , mesure et objets creux sont creusés, non en polygone, mais en cercle , en rond. Vérifiez les trilitères gutturale r et labiale qui terminent l'alinéa précédent , vous aurez creuser , puis courbe , rond , corbeille , orbis , corpus^ puis globe, glove ^ bloc, book , coupe , bourg; vous passez ainsi du V signe au 3^, de creuser, diviser à unir.

De même porter, aller ^ conduire ont pour V^ terme et V^ signe séparation , et pour 2^ terme , marche et flèche. Porter est partager , produire est p r , fr, pario , fero , bttngeît b r g , b r r séparer ; •^î^PI aller, £px,o[J^a^ ià. , rego , appartiennent à la familier A, le , prjpufjLi déchirer, lacero, [pp|-| , '^■]^j*i"|^ éloigner, allonger, arranger.

Les cas sont une préposition hébraïque ^, p^, Q^y de , à , cum , pour , ajoutée et incorporée à la racine, ros, radical , ^o/'. , domin. ^ manu., die., prennent ^ en /, o ; j-^^ , pi en is et q^ en um, am ^ em. De même les personnes dans les conjugaisons sont les pronoms. INos deux déclinaisons classiques et européennes diffèrent surtout par le génitif en i( ros ai , domini) , ou en s {Jloris ), et c'est ^ ou j-^^, aç , •/)? , is , us , pour uis.

En hébreu vous trouverez la raison de tous accidents , cas , modifications , inversions , exceptions ; cette langue réunit harmonie iniilative , simplicité, richesse , lucidité , fécondité , grâce, majesté, énergie, en un mot tout ce que l'on peut désirer d'avantages dans une langue, et elle seule les explique toutes. Lisez mes derniers ouvrages , surtout \ Echo ^ journal de cinq langues dans l'unité hébraïque.

Maintenant résumons-nous.

Il y a un petit nombre d'idées primitives , un petit nombre de sons primitifs, un rapport naturel entre les uns et les autres. Chaque langue , en effet , se vante à juste titre d'avoir des morceaux descriptifs où l'on croit entendre mugir la tempête ou une passion furieuse, des tableanx fidèles . de la nature; donc toutes les langues se ressemblent quant au fond et n'en font qu'une , que l'on ne pourrait altérer profondément qu'en changeant nos sons , nos perceptions , notre âme , notre organe A^ocal , notre propre nature et tout ce qui nous entoure, car si « ^ h, c , d, 6? -égalent o, donc ils sont égaux entre eux. Donc rien n'est arbitraire dans les Langues , ou la Langue universelle. OEuvre de Dieu et des hommes , expression de leurs pensées et de leurs rapports , elle a son âme et son corps, sa vie et ses organes, ses lois de haute raison et d'harmonie , placées, pour le génie qui observe, plus haut que les règles mortes delà Grammaire et l'ordre alphabétique d'un Dictionnaire qui ne rapproche rien, qui ne donne que la lettre froide et décousue, et non l'esprit qui éclaire, enchaîne, classe, analyse, groupe et vivifie. Donc

enfin il faut prendre les langues par les plus anciennes , à priori , par les idées , et vérifier ensuite , laisser les in-folio de stérile érudition et marcher en langue tenant d'une main le fil de Tidée , de l'autre celui du son primitif, voisin de la nature; il faut les composer et vérifier.

Nous vous donnons un cadre que vous pouvez vous-même remplir des langues que vous connaissez. Nous expliquerons à la fin , pour justification et modèle , quelques étymologies.

1^ *)-);2 ( barar ) séparer ; barour /jw/'wj , nabar id. , -^12 blé pur, largeur, vide, cahos , large, plaine.

j-)i-i;2S^^^*^ ( P^^^^^'^O- ^^ ^^ final se retrouve ^^diX- \o\\\. ^ pius ^ pietas ; bonus, honitas ; avbett travail: ov est la terminaison ^.

De cette racine br, brr viennent les signes de largeur, pesanteur, multiplication : rabbin, uher mamelle , imher grosse pluie , gapu lourd , baron , robe, ^TT^ quatre. De son premier sens, diviser, vient broyer , ()aren stérile , ^^-2, ^^''^ •> ^^""^ i barbe , barbare, t^^m broche , barre, bat ours, bure (poil rude), ^^2 (ppsap bure, puits , /ôrej* (ouvertures, portes ) , forer , tailbeu dépouiller , bruire ( tout acte bruyant s'exprime comme parole , bruit , chant ) , çerbum y etc. Voyez prr et faites le aller parallèlement; comparez ^*||-| et rj-|p;.

2** En changeant -| en gutturales et aspirées hébraïques vous aurez : -j-|;2 couper, tailler, manger, égorger, entailler, écrire, buriner, produire, façonner , créer, yyç^ a donné atbett travail. y\YO, (passif) aliment, d'où broul et btob. ^^ garçon , fils , bruber , frère , f rater ; fcau et weîb femme {pa-

riens). T^n*^;^ circoncision et alliance fœdus. pj-j^ ( brâh , brach ) s'enfuir ( s'arracher , se séparer violemment ) , (psu-^^'w fugio fuir, bcitt barbe ( chose fine et coupée), comme on nomnr;e poil, chevelure, toison , paille , sable , etc. -r*^^ genou , prière , precor .^ car genou est angle, ligne brisée , /?//c<2^«. Or b r c — p 1 c , d'où precor, Jlecto et siipplico. , flel^en , id. îp*^;^ foudroyer , étinceler , éclair , bted^eu rompre. Brèche, broche, Ppa/uç court, brachium\e bras ( briseur et brisé ) , articulé comme son correspondant cuisse et jambe. nDll ' "^™ féminin par e , piscine , lac, a donné hCià!) ruisseau ( rupture et cavité ).

S** -| devenant ^. *j^^ briller ; le doux de p-^'^ fulgiiro^ (pT^op; feu; puis (par confusion constante en Orient de couler , rouler , briller) ftiit(j()ten se sauver , fuir, folgeu suivre , fltîtt alerte , DOgel volucris; T^'^. "^^^' ' broyer, confondre, épouvanter. izoCkonoç vieux , W//^ , vilain , labi ., ^'^^ , ^^^ ? i^alà's ^ (^qXu^o) polluo , folie , fatteit , fais us , faillir , faute.

4"* -^-| =^'-) : Hl'^l mêler , confondre , troubler , effrayer; d'où -^'^^ suprà.

5^ ^^^ absorber , dévorer. Bellum , hellua , halœna , lupus, vulpes , 5^*1 i^S ^^^ ■> tj^n)e ; i^l^ cœur, amour, flamme, libet ^ libido.^ volupté , oilsw, to love, Iteben, volo; helluo pour belluo gourmand, *;«]S avaler. Cet o, <2w final est chutant, absorbant.

G'' p^^ ravager, dévaster, evacuo , puis ^*p^ creuser, fendre, bouche, bouchon, bêche, ^y^. A^ide , néant , bagatelle , puis ^'^ fosse , cavc^ puis pp^ evacuo ; puis les ;2lp ^ np ' DD coupe, bague, concave , convexe , gobelet , bloc , globe , bloquer,

book ; nous retrouvons cette famille courbe , urbis j corbeille, corps, orbe. Or pp;^ est pour «-|pn creuser. On arrive par t^^p circuit, se tourner, jusqu'au singe rj«]p affe; ^^-^ tourner, vaciller, ^1S ' ^^'' vaciller^ souffrir, mourir, tomber sont passifs de leur nature et presque toujours de leur forme ^ en hébreu , moyen en grec , déponent en latin. En latin m et r sont passifs. Le passif, N en hébreu , est négatif aussi.

T Nous aurions maintenant les ba , be, bi , bo , etc., avec une 3^ lettre, mais ce serait trop long.

2 est ^2 , plus frappant , retentissant , soudain , comme son explosion labiale. Le ^ hébreu est encore/"^ ^7^r lettres qui lui manquent, dit-on.

-|-|^ est rompre, rupit , •^^i^ ? *m*|S faubourgs (séparé) ^ furfur son , farra , parer ( tailler, parer un coup), xato) frapper, friable, préparer, TTSï^ (pare, niS vache, féconde; frau ).

"ÎIS séparer , divers , mulet ( de deux races ) , d'où ^)ferb cheval , Trapa^siaoç jardin , paradis , comme hortus et gatteu des cart , hart séparer , puis entourer, garder ; leopardus lion tacheté.

n*lS produire, ferax , fecundus. ^-^^ pour frou fruit.

**1S ^cparer , province , district , préfet , général , officier, d'où freffett , phrase, frise, fraise (rabat).

n^S (pï'^l^^ frah, fraw, frau , frag , frac ) éclore ;, erupit, ^x,\x&)i fructas ^ pario , germer, fleurir, produire. Comparez avec les ^ "^ et gutturale.

^*^^ disperser, répandre, d'où part, portion, fortune , Jors. Voyez *^-]^ frango , frico , frixo , frac ( habit court ), froc ^fructus ( séparé ) ; q-j^ séparer ^

traiter violemment, d'où [Aop(pr,, forme, Uova, frarnea, frenuni , finihria frange , bord ; premo avec tous ses composés ; romphœa glaive , firmus ( violent , fort, dur); frime dimin. de forme; frimas (ravageurs et durs), morpheus (qui dompte et brise). Puis palàm, puis q^^ coup, TUcjjLTra) envoyer, lancer, pompe, pipe ( tuyau, cheminée ); car m amène b ou p après lui, comme bel p veulent m avant eux : de même ten devient tend, et ted devient tend : ce n'est point une lettie radicale , mais une nasalisation de voyelle , car régulièrement vous ne pouvez avoir deux lettres de la même série dans un mot. «-|-^|2 paï'aît être 'i^i;^- Templum fut teplum oratoire, de nSsn pï'ière ; tewpus saison fut •JDT ' ^^' Continuons notre inventaire.

^^^^ déchirer fortement , freffcît , et ossifraga orfraie pour osfrag , d'où /o/^y la portion de bien de chacun. \y^^ rompre, cesser, dépouiller, chevelure et prince , comme cœsaries e\ cœsar de cœdo couper.

p^j;*l2 Pharaon, -jj-j^ violent , déchirer, d'oùyc>/tis , comme brave des bar briser ; perdo , mpÔw saccager; de même •^'^^ ravager et *\^^ très-puissant, et même le Tout-Puissant, "^"-is^q est donc ouverture et débouché, comme porta. Tout nom de porte est trou , cassure ( dans le mur ) : ttuT^ti de ^^^ fendre ; t^ltre , door trou des t r percer ; ostium des n;p , ^•-|p| ouvrir^ déchirer , casser, p-^s^ frango , affranchir, liberté , carrefour, jus ; violence ; vous passez ainsi de l'actif au passif, comme lime, limites, meule , limailles , Umen , lame , moudre ( pour moulre ) , limace, limande , mal , Umiis , sont choses

brisantes , coupantes , fendantes ou brisées , applaties , fendues. La lime fut d'abord lame , mais il y avait confusion , la place était prise. -|-|^ est trèsfort par ses r r. Furfur son passif; farine^ quoique ce in puisse être un diminutif de q"iS ? ou une terminaison commune à plusieurs choses petites : brin , frein , îôUtgtU , queen , mineur , rien , de "»ij^ non et rien , d'où i^anus , inconstans , non, inanis ^ jejunus , jaiiua ^ tvsw vider.

"^-j^ est diviser , répandre comme un jet d'eau. Phrase , ftcffeu ; ^i/'nSD ^oi^^ ( expansum ). Ce q qui fait le participe et le nom a été rejeté à la fin en grec. Voilà la raison des Ypa[x{jLa , (pt);7ip.a , Tpau(xa , jtau'xa. L'hébreu est régulier : ^t^p tuer , ^^^pQ tuant, action de tuer, boucherie, instrument de... Que ne disons-nous aussi : voyant voyance , aimant aimance , chantant chantance , comme constant constance ?

p-j^ semble manquer, mais avons-nous en un seul livre toute la langue hébraïque , et les copistes, grammairiens , lexicographes l'onl-ils fidèlement transcrite et décrite ? "pry^ serait bien doux par son th. Aussi trouvons-nous p»|^ aqua dulcis , joli nom de l'Euphrate. îl faut donc renforcer, adoucir le ^ selon l'occurrence. Un partage avec fracas ne pourrait en cette langue sono-pittoresque se rendre ^2i\' fraz , ni la dispersion d'une pomme d'arrosoir i^'àv Jrac. Lee* même a un autre son que ^, liquide et doux généralement.

Nous n'avons rencontré ni yy^ "^ 7*|S- ^^ 2 iînaX termine nom ou adjectif, j annonce un verbe passif et doux. Encore une fois , nous n'avons qu'une

pallie de l'iiébreu , el une hès-minime portion de la langue universelle, y^'^ manque aussi , comme plusieurs autres , mais vous avez ^nf;^ diviser, vendanger , détailler , d'où bazar , car vendre i^endo est divido. Le marchand est nommé détaillant ou circulant , voyageant , marchant. Aujourd'hui chaque pays fabrique tout ; il n'en était pas de même autrefois. Placez-vous donc toujours dans le temps, le lieu , les préjugés, les coutumes; identifiez-vous avec les anciens, vrais pères de nos langues, pour apprécier celles-ci , les bien comprendre et les manier , dociles f pittoresques , propres , pleines , promptes, vivantes et respiianl l'intelligence et le génie. Toutes les Académies, fous les maîtres du monde ne vous apprendront pas autant que vos observations et la Nature.

Nous pouvons maintenant mettre /• pour extrême : nSI ^^**' 1 ^ ^^^ '" ^ '' séparer : y.pivco , cerno , ^ideo , i;2iy o'^'^of^'-a^ (c'est couper) , divido , sabrer (séparer ) ; «IIP ( cornu , crines ) partager , car voir bien un objet est l'isoler , ne rien confondre avec lui , embrasser ses propriétés et son être distinctement , sans entrecroisement ni confusion. De même la vue de l'esprit , le jugement ;, discernement , sapience est sepaio , puto j autumo , je coupe, de manière que séparer , sepio , saper , sapience , cro<pta , sapeur et philosophe, c'est tout un. Le juge, suffète, •|«i'^ , et le guerrier, tous deux decidentes tranchant des causes ou des hommes, ont ou peuvent avoir le même nom , nuancé peut-être ; le médecin aussi ^2^ ( Raphaël ) peut être un coupeuiv, et même le Prêtre, cai" il immolait. Mais si pj^-| est voiropaw,

*^^^ sera la lumièie , aurora la belle lumière. Ajoutez PI pour la forme p|pj du réflchi ^tOpm ' ^^ vous avez théorie , ou ^ participe et nom , et c'est mirus , admire!", miroir, ->|'-|^ briller, ttiorgctl matin. -j^*| prophète , ^^-^ miroir , «i-| vue , j^'-ji craindre , d'où ispçuç sacré, vereor , veneror ^ révérend, fear crainte.

Q^-j haut ; ici nous entrons dans les labiales , d'où Rome , ramus , rame bélier ; d'où et de qq"^ lancer rambastra lance , p£[jLê(o tourner, fronder , faire tourner (lancer par excentricité).

^2)21 lancer , élargir ;, multiplier ; XV^ grandir , muUiplier , multitude, mille, myriades, imher^ chef, rabbin; ^'yiy haut, grandir; ^^ gihhus , gihbosus ^ bossu ; 'y\'^'^ héros, puissant , gravis ^ d'où w ( gvir ) , berg montagne, cap, caput\ ^p|-] voltiger, vaciller ( s'étendre) ; bteit large ; voir ^y^. ^^ commencement. -j^>-| coucher , couche ; ^^^«i pavé, litière; ^^-j aller sur char ou monture, ;21D*1 char, présentent aussi Xidée de large , extension ; même ^D*1 permis ; et ^q*) sp^w , serpo , vermis , qui lient d'ailleurs à râper (avec le ventre).

-) en tète. Q-i , ni ? Sn

.Q-) élevé , lancé , nD"l ^^"*^^ ' Rome , romphœa , ramus, etc., puis qqji accumuler, agglomérer, grumeau , Q\y peuple , communauté , gamme mariage , ou association de tons, gomme ;, et nous touchons à qS^ envelopper, chlamis. Puis Qp comme ^^ se lever ( se lancer ) , se dresser, culmen, cime , cimier, sommité (om , rommité) , QiQ^i;^ cieux ; mais on se lève pour marcher , fommett

venir. Le primitif est -j«-|i élancé , puis q«^*-| , q>-| , Q*^^ et Qp se lever, marcher, ïoiUlUeU. Enfin q'-j est devenu y^ plus grave et plus large. Voy. .^'^ ^'y^ lancer et se multiplier , y^-^ et 'p^y^ id. , ^y^ étendre son lit^, ^y^ se coucher, d'oii cubo(v=c), cumbo , car h veut m avant lui : Rabbin , lobe , etc., puis ^f=]-] voltiger , s'étendre , planer, yyy superbia et rabies, ^t^^ flaccidas (rompu ). ^f)-j relevant et réparateur, "^y^ -, ^yy^ s'élever.

yX\ ^^ 12*1 étendre , ^"^ se coucher , "vy^ broyer , frire , mêler.

D"1 » 12*1 ' S*l ^^^^ DENTi^LES ET GUTTURA.LES.

DD"1 bouler , profaner , ^^q*-] ramper , d'où vermis , y^ sua^is et dalcis , rob , sorbet , ^y\ engraisser.

Régulièrement et au grand complet nous devrions avoir q-^ , ^-j , ^-] avec presque tout l'Alphabet , mais qui pourrait jamais apprendre une langue de tant de millions de mots ? Ainsi rabasch ne se trouve je crois qu'en français /^«^«^cAe/^, et rabaz nulle part peut-être ; mais si rabar , rabal existent , ils sont anormaux , car on ne doit point trouver deux fois la même lettre dans un mot. Rare est une rare exception ^ qui s'explique par redoublement, yy^^^ Ici nous vous donnons des idées très-générales que vous compléterez en lisant les dictionnaires , et en faisant un cadre particulier à chaque langue sur le cadre commun à toutes , ou cadre de la langue naturelle , impérissable, universelle.

A LA. FJN.

•^^^ , -l^^r) partager , ouvrir , fendre , d'où bazar et pateo. Le sort de r final est de devenir guttural ;^ , ^j32 diviser, ou ^, ^t^f^H^r, même mot par assimilation ^ou y , ^^^ blesser ; ou il disparaît pateo : pot , pnndo , pateo creux et ouvert viennent avec cent autres des -j^s^ ;, ^^^ partager , ouvrir , étendre, u de puteus , ou de y\^t^ , o de pot , i de fpi^ pointe , sont des monuments de la chute de -^ , des R fossiles.

L'hébreu est admirable de variété et de simplicité! Rétablissez /et vous aurez y-|^ rompre, dijfundo ; -^^^ expliquer , développer , interpréter ; nos ps^ssage , pascha ; p|DS discerpo ; jpj^^ distendo , dwarico {p f^ç) j ^DS P^^ssus ^ transgression, péché, pas; ^^23 expandit; ^jp^ et ^^p^. fi^^^ ^^^^ ^ poche, pioche , bouche, banc, bègue, bague^ etc.) C'est toujours actif ou passif; ouvrir , creux , rond , hiatus , béant , pando , pateo , passas . De même y^T^ pore ; i^ bouche (pis de mamelle ) ? et p]^ , id, , de ^^^ ouvrir, xV^t^ (bailler) clamo, (povvi.

*l avec gutturale. 7j|-| troubler, faire enrager, colère. '*^;^-| circuler, gradior , to travel ; q^*| lapider , presque qq*| lancer ; q^-| tonnerre , tremor. nD5*1 agmen^ monceau; *[^^ gf'ogner ^ d'où ranuiicula grenouille; ^^ ohjurgo\ v^ ciier ; >^^ troubler et reposer , selon que vous éveillez s-j'gipw -j^xy ou que vous suspendez votre marche ^^^ , cai- \; final chutant ; 1;^^^ brouhahas, tumulte; ^p-] bouillonner, même verbe, car |-| gutturale ; famille ceip ,

(jep soleil;, thermes , par l'addition du suivant; Q|-|'-| amour, sein, utérus, miséricorde, de "^^^n crenio ; np|-| purifier , rincer , diminutif des ^^ déchirer ; 2n"n s'étendre ; pp|*-| s'éloigner , d'oii £p)(^. , largus ; ^y^ disposer^ étendre, ranger; *n-j^long; "^y virga ; crus jambe; quercus chêne; verge, envergeure , rego ^ g^ro , olj^i jusqu'à y^^ovoc, durée. N'oubliez pas que le premier terme de l'éloignément , de l'extension élevée ara; , ap)(^7i , xapTi , surgo y ou de l'horizontale ci-dessus ;, ppj^ arceo, est déchirure, lacération. jyp^/?w/j'o(raquette)j étendre ; ^;np-) pour ^"ip-i firmament, atmo^hère , lame; Dp*i ^^ p^'l vide; marquer, brocher; p*-| ténu (allongé), battu , e\. cracher ^ onom. ;2U^*1 y D1I^*I écrire , graver, -^pacpw ; ;2p"| carie, gtaf , creusement , curv ; gluph , coupe. Toute infirmité, maladie , petitesse , état passif se rend par mutiler, creuser, diviser, priver, -^^in dépouiller, taiîbet , fur, voleur^ prohruni , orhatus , piivé , orphanus , discerpo , serpe pour cerpe sont la même racine, à VdiCÙï discerpo , ou au passif orphelin. Si vous changez l'aspirée h, gutturale, en sh , s, t, d, z, vous revenez au '^'2W sabrer , et vous auriez ^^*-^ , )^^*^ boue (broyée), et fouler aux pieds.

Comme ^^^ épuisé ,Jlaccidus , abattu , et roun> hollandais peignent bien ! Relevez ce mot par ^ pour ^ , et vous avez cet Ange du' malade , le Médecin qui relève , fortifie et console ; ^^^ guérir. Ici louche ^y^ stillo ( rouw ) deuil , larmes , roupie.

L'odeur est souffle, air, arôme, feu, vapeur:

niB > xVr\-> J^^g^^^^^^ ^^^^^ •) ^^^ fraise, à l'odeur parfu mée [funms ) , fu met du vi n .

Le cheval est le coureur : ^i^ , SpSp l^g^*' ? rapide , itttuo; de t^yj voler , auis ; equus de «n^pj ; roêê de "f^"!-! , courir.

C'est ainsi que le Génie de l'observation et des analogies crée les langues, sent battre leur cœur^, pénètre leurs rapprochements admirables , décrit leur physiologie, non leur anatomie ; leur vie et leur âme , non leur mort, et seulement les articulations d'un squelette froid , dégoûtant dont les démonstrateurs font jouer les jointures métalliques devant des élèves qui trouvent ce squelette, ces ressorts et ce çiaître admirables , parce qu'ils n'ont pas vu la force , la grâce , ni les jeux plus admirables des passions et de la vie. Qui donc enfin nous donnera un bon traité sur la physiologie des langues ? Qui pourra répandre cette admirable langue sacrée qui les enfante ou les résume toutes, qui par un mot réveille tant d'idées, et dont la palette magique offre à un pinceau habile des couleurs si riches , si vives , si variées ? Qui donnera cette puissance à la langue divine de régénérer les langues, enfin rappelées à leur unité primitive, comme elle est l'organe de cette Religion si puissante qu'elle ramène tous les peuples sous la houlette du même Pasteur ? Mais tout enseignement qui , à la lumière du soleil , déploie son drapeau avec cette mystérieuse dévise: VÉRITÉ, CHARITÉ, UNITÉ, celui-là doit rencontrer une opposition vigoureuse; mais la persécution même lui imprime le plus auguste cachet , celui de l'œuvre de Dieu. Abattue un moment pai l'astuce et la force réunies, la Vérité est proclauiée . vaincue et ses ennemis

vainqueurs. Triomphe éphémère! car elle a sur la terre des cœurs jeunes et droits qui la reçoivent , dont la voix généreuse la proclame , dont le bras Ja défendrait, et au ciel un vengeur.

Enfin , pour terminer du -| initial , nous le montrerons associé aux dentales, «jj^i crier , chanter fortement, d'où rana , cano , canard, anser ^ gauê oie ; puis p|^^ chanter en tremblant , chevrotiner ; -y^*l étendre; pj-y*) régner et rado , rodo ; q^-| endormi ( étendu) ; ^*j*) poursuivre avec ardeur. Ici vous auriez les ^paw , Drôme , Rhodope , Rhodanus , road ; ^y^ courir ( eruptus , ereptus ) , de n^^^*| arracher; roèê, horse , cheval, route, '^^y^ donne •T^l^ rideo , ludo , même mot adouci. Les v*^ , «tr^j-i , 1D1 ? DD*] î ^^^* •> ^^^ donné rostrum , rastrum , •^r*!^ terre , aratrum , artes , artus , articulas, rado, rodo, rôtir , rojl gril et frotê rouille , morve, rotten pourri. Et si vous faites les dirizes«î>-|^ , ^^^ , c'est à l'infini. Lisez rapidement ma Clé de l'Etymologie , vous verrez passer devant vous ces intéressantes tribus , sous la double bannière de l'idée et du son , en cinquante familles.

Pour compléter l'histoire de -| ;, qui est presque celle de toute la langue , voyez-le déguisé en gutturale , en liquide / et en voyelles faibles : i, u , o , eu , ou. Soit pour exemple : ^*^ adhœsit , adjunctus , c'est un vieux roui, quoul , cla , lug rouler , s'enrouler , envelopper ; d'où rouler , -iCkinù , ^'^ envelopper, hœreo , lorum , lierre, rouleau, \\y^{ù , colle , collier ; siT^sw rouler , hélice. Voyez les cour, gour creux et rond.

En effet, il faut toujours partir d'une action

bruyanle , même poui les attributs de couleurs, forme, silencieux, intellectuels, moraux ;, religieux, métaphysiques. Ici tout est au Philosophe , et le Grammairien n'entre pas. Toute couleur est nommée de la flamme, bleue à sa base, rouge au milieu , blanche à son foyer de fusion : violet est uyJoç hyalyn ;• bleu ;, blême , blafard , alhus , blond , blanc , pâle, sont ^y^ brûler, ^p|^ id. , dimin., ^^^ blanc , d'où Alpes , Liban , ^^^^S ^^^^ ? libido , lampe, flamme; pou)io[;.ai volo \ orange est >cpoxoç jaune , rogus flamme du bûcher , rouge aussi ; roth , rose, de |-{f|^ œstuo , Ôspo; ; ruher des ^^"in ' ZTV^ brûler, sabrer, dévorer ; car broyer , brûler , briller, voro j -|-|;2 7 ^'^^^ ^^ même mot. Cramoisi , caramel , carmin sont cremo ; Carmel , vignoble montueux , yCÛ t>rûler , donc rouge ; de là homar. Les autres couleurs viennent de verdure , beau «jpi , gracieux , jaune et jeune, Venus; Anne(p|ip|) vive, fupfer cuivre I^IH ' appç blanc, de -|*|p; uro ; wgiis , argent, or; noir ater de profond *inn-

Le repos est interruption *q'2'^ sabat ; quies des yp casser, couper, couteau , cœdo , côte, ostiurn , otium ; le silence 'tHd ï'^P<^s ? relâche , des si, h ^ nS\i^ ' j-o/t^t) , solus ^ sol, solive, laffcu, yaAaw , lâcher, fd[)lag , loss , amissio ; c'est séparer (/-j- , Is) la terre, le bois, un individu, un prisonnier, et solvo , saho , salus , mSu^ paix, délivrance, salut, calme ne sont qu'un. D'autre part, si otium est repos, donc negotium est travail, affaire ( à faire). Ne dites-vous pas interruption, de rumpo?

L'âme est souffle , l'esprit '^p^ balance , peson ( peser, penser ) diviseur , secteur; ^'^'q intelligence,

soûl âme; le cœur un foyer, V amour un feu,

"IDn (^^^^0 y Dni ^^^' f P^^'^ QH"^ ''^^' ' P^^'^ enfin DDn <^^^'':» suniiner été , ()nnmel ciel , vjppa jour, tmntCt: toujours, semper , id est , (chaque jour q«^i ). Nous touchons "yyQ couler , brûler , biiller , et nous bloquons □«! mer mare , même mot , qiq eau. L'eau chaude est fille du feu vapor[ p^r)^ cuire) ou coulante , «T^-i^ diffudit , ttaffet , u^wp. L'allemand , toujours plus voisin de l'hébreu , est une Langue admirable. Le Français et l'Anglais , si bas placés dans l'étude des Langues, ont bien des efforts à faire pour les acquérir. S'ils voulaient enfin monter au sommet de «j^i^j pour les embrasser d'une vue générale , puis descendre chaque versant fleuri pour arriver à la leur propre ! Ils le feront , mais les derniers , s'ils veulent abuser du privilège que s'arroge souvent l'orgueil des grands Peuples !

Supposez que rien ne soit encore nommé que les actes bruyants de la vie matérielle, comme broyer, manger, labourer, hacher, etc.; ditesvous, artiste un moment : comment nommerais-je avec ces mots ce qui est immatériel ? Voilà les blocs, la toile et les couleurs , mais comment trouver l'expression de foi, espérance, joie, tristesse, raison , etc.

La foi est une parole donnée , acceptée ; ^i^^ parler, nD)2 ^^ baser, s'appuyer, se fier, ttigtiç , Jides , fœdus foi : vades répondant , battologie, vates poète est prophète, spondeo sont le même; fides corde àe findo , puto , «^^^ fendre , ouvrir, interpréter.

Espérance , spero , je brûle ( 7ui»p feu ) en aspirant ;

o'^TTOjjiai je suis allumé , opto ; i hope , ^offc , o meilleur que a , car je suis passif.

Joie est cri , bondissement p]Q\r; , ^'^ , exultatio , glad , r\ir\ gaudeo , jocus , px;^ acclamation ( plï fundo, effusion ).

Tristesse, brisement, de rpiêw briser, mœror amertume fc^metj de ^^ amer ( jxsipwv brisant) et couler , éruption ; ri^^ dégoûter , pleurer , s'est décomposé en doleoeljïeo.

Raison de "tr-) diviser ( artes) , travailler, ratisser^ d'où «f^-j pour routs agréable ( doux , poli), gratus. Puto penser et couper. Faites dans l'bébreu ces cbarmantes excursions linguistiques sous le beau ciel d'Orient , à l'école des Poètes et Historiens inspirés de Dieu, en vous plaçant, non dans votre individu, votre clocber , votre époque, mais dans les croyances , le climat , les babitudes de votre Auteur , vous identifiant avec lui ; puis descendez de •j«]in^ , ses collines et ses vallées vers Àtbènes, Rome et Paris , ou vers les peuples de l'Orient , du Midi et du Nord; toutes leurs langues sont à vous; autrement vous vous userez dans des cbarniers linguistiques où vous ne rencontrerez que la nuit , l'ennui , l'oubli et la mort ; car de même qu'un homme se multiplie comme les Langues qu'il apprend en observant, harmonisant, unifiant, de même il étiole et affaisse son esprit par des travaux purement mnémotechniques , qui demandent avant tout suspension du Génie, abnégation de sa puissance de penser.

D'abord vous aurez deux ou trois cents racines , puis cent , puis, en généralisant toujours davantage

vos idées et vos sons, viijgt , dix, et moins peutêtre encore.

Dites-vous : il y a similitude probablement dans ce qui a le même fond d'idées ou de sons. Soit l'idée déchirer , feu , lumière , chaleur , couleur , manie , lune (n3;2S blanche ) , lunatique , couper , paître, diminuer, petit, pâture, main ( du lion comme de l'homme ) , monnaie , compter ( séparer et réunir ) , etc. Hé bien , je trouve «iq dans tous ces mots : -^jq , ^^^ compter , supputer( almanach , mens); ^^^ poids et monnaie; j-^jq portion; «jjq distribuer, -|jq munus ; p^yQ rnunero ) ^iq section , classe , mine , mineur, pvo; isolé , moine ; miner , nd)înen prendre ( détacher ) , vs(x(o paître , nomade qui fait paître , riemus ^ mania fureur, de -in3D

Julgens , illuminé; manè le matin , îUOUb lune , monat mois, temps j-^^ de... manifester; monnaie, nummus ; menuisier, par opposition à charpentier, qui fait les grosses pièces ; me mini ^ de -^jq calculer , penser , mens ^ munus ; d'où minister , et de manus ; proprement un ouvrier , comme fonctionnaire de

fungor, de ^^^ , kop , ^p;^ couper, main. On objecte nimius excessif; mais ce n est le passif des Qi , mer , eau , laquelle est le signe de l'affluence , abondance; myriades ^i^q, p.atp(o, mare ^ briller et couler. Dans le combat de m ei n^ grosseur et petitesse, c'est ce dernier qui triomphe , comme dans '' tailleur ( il assemble aussi), dans porter à double acte ou terme, et on garde p r t partager , le premier , car on quitte difficilement le premier symbole. Nimius pourrait être -|q|^ acer^us ( coacervari) , ou c'est '"injD coulant , manans.

Il est une famille de deux mille mots au moins en pt, pd, bs, ht, etc. , qui semble affranchie de notre «-| ; prouvons qu'il y est déguisé ou supprimé.

p r avec dentale est partager , v*j^ , *^nf^ ;, W£) ouvrir, fendre, blesser; d'oii paresseux •t^i*]^ brisé; expliquer, interpréter, ^n,^ -, puis xVst^ àêXxvrer ( ouvrir la prison ) , affranchir ; «j^^ plaine ; *^*y^ adeps; -|if^ disperser; •y'^t) (fzz) delà, même que phrase et ^t^ fesdnus ^ airou^aÇo) , spontaneus ; tons ^*- V^ti pute us ^ fosse , pot ; -j^^ ouvrir , béant ; ^^2 étendre; £)it^3 maillet , d'où ptisanne, piston , pistor ; «^^^ répandre , étendre , d'où ^^s^ />«jsus ; -^T^ comme y^i^ ; ^ifS , y^^^P^^jP^ etc., d'où Jissus , pas , pateo , pando , puto , jodio, fontaine , deep , tief , ^airTo) , taufe , tattbe pigeon (plongeon), parce qu'il enfonce sa tête en buvant ; tomber , pa6uç, base , bassin , ttltttw , fandus , profundus , taufCH, etc. Fendre le bois pour brûler , bi'iser des pierres {^petras ) sera y^^ ; fendre , entrouvrir au figuré , «-j^^ explico ; -i\£;^ ( s aspiré à l'anglaise ) chaldéen , id, , déjà s'adoucissant , s'efféminant et préludant à la dégénération grecque ; enfin ^VÙ^ ( P^^t^h ) ouvrir ; p^p^ pateo , rester ouvert. Mais qui ne voit que r est tombé en l^ l^ e doux pateo. Si c'est profond j^i^ , pot ^ ttiGo;, fundus , putris pourri^ toujours u , i, o , ou , voyelles passives et tombantes : tomber, mourir, souffrir sont passifs. Puteo puer a repoussé un second />wteo être ouvert^ et a. marque extension. Puto est prt, p It , put; fplÇ pointe serait spatz si l'objet n'était petit, xy^^ instant ( miette ) a donné vite,

repente. Les ft vite, fz^, v z sont parfaits ; prononcez d'une syllabe f t , etc.

Maintenant vous saurez rétablir -^ dans ces mots et leurs analogues. En voici encore une collection en dentales.

DENTALES.

nnn couper est p-)^ , TT^ •> ^^ ^^^^ i couteau , cœdo, ciseau ; ^r^^ étendre , donner est ij-j^ pour trn broyer , donc étendre ; de plus donner vient de don , ^(opov , cbose divisée , partagée ; un don est une part ; «jp;^ moudre , tan et ténu passifs , et taon actif, Tsivo) , tendo , car d veut /i , et réciproquement. Toujours n à retrancher , signe du petit et passif. Les t , st poser , situer , seront dans le même cas pour l'observateur: ex: pi^ [shit) poser, fut shrt diviser-, comme mitto 2l donné mettre ( poser ) , car mitt est mr t diviser comme tous les ms, m t. En effet détacher est le premier terme d'envoyer ou déposer. Pono peut donc être ^q diviser, d'où biniy bonus (^e^ve^xus) fines , findo ( fîno ) , fin délié , et ce ^^ intelligo est un diminutif de q-j^ déjà NU , frenum , brin , brawn cochon ( diviseur ), comxne porcus de prc, prg, frac; ainsi la taupe est nommée déchireuse , talpa^ ^Sn <Jcchirer , d'où alapa , colaphus ; si uTrsp est devenu super ^ on pourrait avoir tuper, cart^^s, et nous l'avons dans top , sommet , toupet , stop ; ;^nf»i stabilio , ftab , ftob, stabulum.

Ne vous étonnez pas si ces derniers mots se retrouvent à ^/tailler, rp rompre : le bâton déchire et est droit.

Presque tons les mois commençant par ^ en hébreu n'ont pas de r , car cet i est /' lui-même. ;2nS briller , ■j^'^ lampe , p;^^ cuire , ^^i briller , ^^^ montrer , d'où les <paw , (patvw luire ^ briller, phare ;, feu , (poToç lumière , votum (feu ) toujours r devenu 1, i, u, o^, ou; ou bien , en montant, r devient gutturale , et ce ^y-y^ , ^j'-)^ primitif donne afkf^iù , flagro , fragro , focus , fax , jucus. >^y^ ( ndeo j idée ) connaître est r d , 1 d , i d ^aiw diviser , discerner , .^*i main ; qi , qi)^ eau est *|*^^ couler : ou le r existe encore , ou il a péri. Car c'est le jeu de la langue , de ce muscle si mobile , qui sait prendre mille formes diverses ;, pour s'associer en nuances convenables à tous les mots primitifs de toutes les Langues.

Donc les initiales /, m^ /? , i, o, même a, e doivent vous être suspectes comme r modifié^ ou m du participe, n passif ajouté à la racine. Vous pourrez bientôt ainsi avoir moins de cent radicaux pour toutes les Langues, et vous donner leurs synonimes approchés , comme de sn^p; , ^-jp^ , ^^ , l^^^ alapa , colaphus plus fort , clabauder , ^pa^pw , graver , griffe , greffe, ykxxi^bi , fractionner, frictionner, sulfate plus que sulfite, etc. Méfiez-vous aussi des finales it , e, on , oun , er du nord , ard chez nous.

Comme le Génie de l'observation se fortifie , marche toujours par une voie plus sure , il vous suffira d'une lettre pour assigner une place dans vos familles. L'immortel Cuvier, sur une griffe, un ongle , une dent , décrivait l'animal tout entier. En effet un ongle est la cinquième partie d'une

griffe chez les carnassiers ; cette griffe correspond à tout leur appareil dans de justes proportions : muscles puissants ;, nriarche rapide, sens parfaits , instinct prompt et sûr , dents meurtrières , incisives , canines, estomac et intestins peu volumineux, etc. De même l'Etymologiste habile, en descendant aux cavernes linguistiques , exhume , analyse , classe avec autant de célérité que de certitude devant des spectateurs qui dénient , parce qu'il ne leur a pas été donné de comprendre la sagesse de toutes les Lois, les secrels des Langues et la puissance des méthodes éclairées par la raison et harmonisées avec toutes les créations de Dieu et de l'homme. Il va d'un bond , de pj^ bouche , pis , ou de -|^tj diffindo , ou de p?) fdet tendu , ruine, jusqu'au primitif ^-jr) pj-^ï) souffler, se hâter , courir ; sr.'^]-; fendre ( l'air) , courir ; flare souffler; fd{)ïafen dormir (ronfler); luft air , vent; volare , avis , t)Ogel , id. ; vk-k^c,, lailfeit courir; apis ; t^r,^^ (ouf ouf ) voler, tout cela ^^"^ "yys^i fr , fl ^ fou, pou, etc. , division, puis extension. L'anglais n'a point nommé l'oiseau coureur, mais chantre, bird , diminutif par / de barde , de ^^ ; d'où aussi bourdon, fredonner, plus doux. L'appeler chantre ailé est le peindre sous ces deux attributs , et l'hébreu touche quelquefois tous les principaux caractères de l'objet.

Les noms de chaque animai , plante , minéral , membre , partie du corps , ciel , terre , mont , vallée , plaine, etc., tout cela est significatif : brute , pratum ^ brod , sont le broutant et le brouté ou brisé , broyé, ou le lieu de.

QIH ' DIS brochei' , briser , ont donné riD3béte , êp£p,w {hè\e\) Jremo j animal touche Q^^ , QPJ2 bruî?^e , d'où name , nomen ^ anima ; bruire, braire, halare , verbum , rufeu crier, sont un. Les carnassiers ou réputés tels sont , en Ih , Im ^i^^ lion , lowe , leu ;, >^£cov , lupus , aX^ùr^r}^ vulpes (fltC^ê) , fox de r;p^ oa-yw, d'autant meilleur qu'il creuse la terre ri^pj et ruse ^^^jp , éléphant , baleine , lamia 5 lepus lièvre (^ à cause de lèvre , ou e à cause de livre), leporinus \di^\u , tous deux terribles rongeurs; bellua, ^*ï^^ avaler. Gallus aT^sx-Twp chantre, caille de ^«^p zaT^ew ; loqui ^ TvS'yco ; locusta de ^'2'^ et pj^^p manger, ronger; bruchus id. , des prc, frg couper , ronger ; raine de *ty^ crier et autruche , ou de -]p|2 couler , courir ; equus de wx-uç rapide ; alacer , de »-|^p| aller, ^p agile, d'où cheval , serin de -|iQ chanter (sirène); merle des Maures , mûre, marons (noir ) , etc.

Les minéraux aussi ( extraits des mines ) : )^iGoç (taiîlure) morceau , silex, ici. , de p'IU ? p^tf^ci des -j2 avec dentale briser , saxum seco , rupes rumpo ; ftetîT vp , cotis id. , lapis des p l fendre , diamant de a «ji^ non , ^afxacj dompter ; ou ^aiw diviser, ou de Q"=y^ rutilo ; agathe auy/) clarté; smaragdus p'i)^ polir , briller , calx formée au feu p|^p uro, etc.

Végétaux , par quelques propriétés générales ou spéciales. Le bois est livré à la flamme et au fer: 1,'Skoç, retourné en lignurn , ^^^ ; ulvi de -^^p^ , pSn > pj^p tailler et brûler; l'arbre s'élève et produit: les grands sont eupn pinus de pjj^ [penna , spina ) ; cèdre 7-)^, niD brûler (résineux), robur ^ (^pi»ç, platanus , quercus , ulmus , ornus , ilex , salix ,

Îl9

vu-

populus des rh , large et haut ■> p It large ; »^^^ ga , surgo , Q^p{ crassus , validas . q»|*^ élevé ; ^'^y\ malus, arbor ( trie j al ^ ni haut), 7uo"Xioç blanc. Ville 7uo)^iç, villa ^ urbs , -j^^y est rondeur et multitude; mur un séparant et closant; cour un espace rond , ou curriculum ; jardin un enclos ; champ un labouré; pré un pu , brouté; colline une hauteur, hill, nS^ ' niont une masse élevée berg "iI25'-^^ qui a donné Trup-yoç et bourg, comme arx est hauteur et forteresse.

Les noms de rivières sont courants^ eau, '^y^ courir, yyi , -|-|»^ couler , u^wp , unda : Rhin , Rhône, Drome, Danube, Seine, Saône, Sequana ont évidemment cette origine : Ems , amnis , Moselle , Meuse , Tamise sont qi)^ ^^^ ; Tibre , Sambre sont 1^^ couler, courir, imber \ ruisseau et ïDaffct V'y^-

Chaque meuble et outil suit cette loi : pétrin de *1ÏS ' V"lS briser , malaxer -^ Jurniis , fornax de Tuup , *U12 ' "113 brûler ; moulin de molo Qp;'-) broyer. Rappelez-vous les 1 m , ml, Ib, bl, Ip, pî, broyer : couteau 'p^^^ ; fourchette f r c, frag,y/V2/2go ; veru ^ verro balayer des br séparer, '-j;^ P^^*'? 7U£tpo percer , purifier ; balai de ^cfXk(à ; crémaillère de xp£(jLa(o suspendre; des cour , croc , crochet ; accrocher ; cendres de brûler : asso ashe «^j;^^ feu (rash); faisceau , faix , fasciculus , fascia lien , de jp"jp| serrer fortement , -j^^ torqueo , et sac , ^^^ x)^£iw : pince de prehenso , prenso , l^aub , anse , -ji main ; pelle de^^2^^"^^"t ? fendu, plat -.chandelle, luire de pj-jp et ^i^p; brûler , briller.

Maintenant faisons halte. Je crois avoir convaincu les plus incrédules de l'unité de langue , du moins

sur une échelle assez large pour nos besoins ; car le Sanscrit et les Langues orientales sont incontestablement encore notre hébreu , et j'ai louché et fait toucher le Chinois et autres langues réputées dissidentes profondément. Hé bien , j'ai recueilli le témoignage d'hommes probes qui ont fait un long séjour en Chine, prêché en chinois, puiS;, de retour, ont étudié ma méthode, et ils ont dit : R transformé en voyelles ou gutturale et souvent disparu , explique les mots les plus étranges.

J'ai en manuscrit tout le Malais, l'Arabe, l'Allemand; le Latin rapportés à l'Hébreu :j'ai imprimé le Grec. Le développement de ma Méthode et sa jeune Ecole feront le reste. Très-mesuré dans mes affirmations , je n'ose dire : oui , l'Hébreu engendra toutes les Langues; que m'importe, et comment le saurais-je? J'abandonne ces stériles et insolubles controverses à une profuse Erudition , qui a de l'aigent pour imprimer , payer des trompettes, et des Lecteurs assurés parmi celte classe de Philologues qui prendront tout autre Maître que le Génie , toute autre Ecole que les Langues profondément méditées , comparées , analysées , consacrées sans doute par l'usage , mais aussi par la Nature et la Raison, inspiratrices, régulatrices et juges en dernier ressort; car je n'admets pas plus l'œuvre du hasard dans les Langues que dans la Création ; je ne crois pas que la mémoire soit tout dans les mathématiques ou dans les sciences physiques, ou dans les Législations humaines , et si les mêmes causes produisent les mêmes effets , je dirai : changez donc profondément l'homme , ses perceptions ^

ses organes , si vous voulez profondément altérer et changer le Langage humain. Quoi , la Raison de rhomme , depuis un demi-siècle surlout;, a douté de tout, démoli, reconstruit, discuté , comparé , harmonisé , trouvé les lois inconnues qui règlent la forme des minéraux , produisent tant de phénomènes inexpliqués jusque-là ; quoi le Génie se tourmente pour élargir , éclairer les domaines de la science , et , timide , effrayé devant des remparts de Grammaires et des files d'Autorités qu'il respecte plus que celles que Dieu même a établies , il n'ose faire un pas , toucher une pierre, peser un livre ou un homme , aborder une Langue calomniée , défigurée , couverte de signes étranges , à dessein peut-être , du moins dans ces conservateurs qui ne veulent pas simplicité, lumière, enseignement rationnel , diffusion des bienfaits linguistiques comme de tous les autres , unité de Langue , unité de Foi , unité de la grande famille , s'il était possible. On nourrit tout autre sentiment que celui de la bienveillance pour celui qui tente par charité de raviver la foi en exhumant et mettant en lumière cette langue prophétique, divine, piesque une partie de notre sainte rehgion , et presque inconnue , même dans le sanctuaire ; et les Gouvernements n'ont pas un Professeur de Philologie transcendente et de Langues comparées ! Tant il est vrai que le mauvais génie delà division gouverne les cinq sixièmes du Monde humain , et que l'homme qui compare, lie , vivifie , médite et cherche , de tout , les causes , la raison , les analogues, les effets, le but providentiel , cet homme

est maudit , excentrique , incompris , et il faut mettre in, non à ce vers de Virgile :

Félix qui potuit rerum cognoscere causas.

Soit ^-1^ ( phrac et prac , ou frang , frog , freg , frig , frug , etc. ) ; puis -j^r, , p 1 g ; puis p ig , -^i^ » 51S ' pis ? pique, puce, (puke),yflc, etc ; vous devez chercher quelque analogie dans les idées , puisqu'il y en a dans les sons : éponge (piquée), pungo , figo , pique, Tz€kty.\j^ hache, phalange, TTvipufjLt , compacte , pacte et pax , placo , planche ( fendue et droite ) , plaque , plaga , izeka'^Qç ( ^^rj rive , ruisseau ) , puis fleuve et mer , Jrango , facto , fingo j pingo ( sculpter et façonner), fructus (séparé , projeté , détaché); bdugeu (premier acte ou terme de marche) et transport est partage : partir , porter , partager ^/?/;co ( briser une ligne droite ), fjico frotter , frixo frire ; fricfrac , cpsu^j'O) , fugio fui»', affranchir, froc^ frac, frog grenouille , ^<7^<?//w/;2, etc. , — tout cela est à l'infini et se conçoit pail'homme qui a de l'ame et de l'oreille , dont l'imagination prompte et sure se peint les objets sous les attributs et faces qui leur ont mérité un nom que souvent il devine. Le porc sera nommé le fouilleur ou le gras, et pig rappelle l'un et l'autre. Le chèvrefeuille grimpe , l'œillet est un bel œil ouvert, le lilas et lys brillants ^^n-

Par nos études comparatives , rationnelles ;, rétroactives , on pourrait presque rétablir la simplicité et l'énergie primitives de chaque langue , et , peut-être , la Langue régulière primitive , qui revien-

drail après tant de siècles visiter et réunir les hommes. Oui , les hommes lettrés , nos jeunes Mandarins , du moins, le pourraient; mais le voudrontils? Le congrès des grandes Puissances s'occuperat-il d'un projet si humanitaire ? Les Pontifes de la science, les Sociétés de tout nom qui veulent sincèrement l'amélioration en tout , les Hommes de foi et de concorde qui recherchent tout ce qui peut éclairer et réunir les hommes s'entendront-ils dans le monde entier , dans deux ou trois royaumes , dans un seul , pour provoquer et encourager les bons Auteurs et les bons Ouvrages, instituer un congrès annuel Linguistique , exclusivement occupé de Langues , un congrès indépendant , au-dessus des coteries, où le Génie opprimé aurait une tribune, un écho, un appui, l'Auteur modeste ou pauvre des Mécènes qui l'aideraient de tous leurs moyens pour accomplir la sainte mission que l'Auteur de tout bien et son zèle lui auraient donnée ?

*i^r\ ^^^^^ ^^^ devenu £pp[xai (je suis allongé ^*-|^ ), rego (hire aller), gero, courir, couler, eo , in^i lancer, iy.(ù venir , supplier; «tvsuco suivre, sequor , fU(i)en, search , seek; geï)en , go, eixcù convenir; evAQç œquus ; aavoç capable , digne ; t>cov ressemblance; (oxuç bien allant, rapide; equus , alacer ; volucer ^ velox : très-usité , ce verbe a dû s'user , se transformer, mais toujours selon les lois assignées. Luimême »n^p5 vient de pp|-| procul aheo , qui tient à plusieurs |^»-| dont le primitif est rr , reg ^ lac, col, gr séparer^ V terme de toute locomotion , extension , marche.

^«Ip est crier, ^^p loquor , y-oLleco. De]k gallus ,^

aX£y.Twp coq ; cailie , glouglou , glocito glousser ; Xe^ct) , a-yw parler , '-)«^p loqui , npnS ^oncio ; ^^^ -ye^aw, Jad()Cn, laugh riie , hilarité ; c'est par la^w , puis a^w , puis, eii aspirant, sago, fageit , say dire^ inquio , aio icL Très-usitë , ce verbe a subi des transformations insolites , mais non anormales , comme notre vouloir ^ prendre , si irréguliers, et le verbe être , surtout , chez tous les peuples ; it il va a perdu ses trois radicales «^^l-;. psw ( -ji'i rorare ^^^^ est bien devenu uw , u par \m(ù , lao laver , baigner , couler , et c'est ruo , r;^-| briser , rompre , se précipiter sur; car *]*i5^^ , -j^i rivus (rius), v^ irriga- ^/o, famille des liquides, aura souffle, aer ^ n*l*l ' •-j*]^ lumièïe , aurora , psw, rigo , u-j'poç , primitif rr^, ^^*-j ( se briser , se répandre ).

""{XX^ un, originaire de ppp; couper, cœdo , a donné -^pj»! unir^ bande , réunion , comme phalange; comme rp rompu , r\tr\ ^^' ' ^ donné ^^^l ï^édecin , et rapetasser, rapiécer^ épisser, ravauder, réparer; comme p-^;^ fissure et réparer; comme fil, couture, hortus , garder, thésaurus ^ gazœ y épargnes ont les origines séparantes p^^^ , p*j;^ , y^ , -|»^ , f15 ' n^lSi- ^^* ^^^ choses soustraites aux consommations journalières donnent à la fin un trésor, graè gazon et gazœ (pour gou , go moins gracieux) sont le même dirize gr et rts. Sobre est sabreur séparant , adouci ; parcus de frac , frang , soustrayant à ces consommations que le gourmand ne mutila jamais.

Boucher ( fermer) , bouchon , actifs, viennent de bouche, ouverture, passif; fosse et fossoyeui-, donateur et donataire, ami et ennemi, sont tantôt

actifs et tantôt passifs , ou l'un et l'autre à la fois. Cassant est actif pour brisant , et passif pour fragile. Si je lis en langues du nord fetnb ennemi, en latin offensor^ je vois que c'est *^^^ , ^^T^ , fin , donc fînd , fend , fendeur , heurtant , même mot que fein , fin , t)On ; point de a trop exclusivement actif; mais un van vannas l'aura, car il sépare. Frac est anormal^ c'est froc passif, habit court; mais l'homme du monde a laissé froc aux Moines et a ennobli le sien par a. ftafê gloutonnerie vaut mieux: que freffett gloutonner ( et les parfaits sont la première racine ) , fret libre , franc [fractus délié) devrait être frie , ou frue , ou froc , mais on a laissé ces sons durs et presqu'ignobles à frico frotter, frixo frire , froc , frosch grenouille , porcus.

freube joie est actif par les cris et les trépignements , passif un peu; p|^t) de erumpo^ fteUîtb ami un peu l'un et l'autre; aussi c'est eu; mais frfebe paix est tout cela et ni'^^ fœdas.

Franc est p-|^ f raclas et XV^^ • ^" suppose là pour premier terme l'esclavage. Donc tantôt on part de l'état complet pour nommer mui, paries , VoM, tï)Ot porte, fenestra , des fentes, ouvertures , séparateurs , ou tout vice corporel ou spirituel, un manque , une mutilation , ce qui est partir de l'état normal ; tantôt on prend l'état anormal , comme esclave , pour dire par opposition , affranchi, libre. Pour en sentir la convenance , essayez d'exprimer autrement , et vous resterez au-dessous de ce qui est fait.

Ces considérations philosophiques vous conduiront dans l'étymologie. D'où vient galimatias? de "^^

entourer , cblamis , ^emb , et ce dut être galimoutli choses obscures. D'où botte ( de paille )? de *|^^ séparer. Placez-vous devant un njonceau de paille , vous divisez et liez, c'est la botte. Rappelez-vous phalange d'une armée , c'est une partie et un tout. En effet le nord dit bundel botte , paquet , Muben lier, peut-être pour bundeln. D'où bonus? de ^«j^ findo , comme eximius de eximo'^ comme ^fp;^ fendre, ça'yco manger, cihas ^^ nourriture. D'où bouteille? de '^tûl^ ? Sl^ ^^P^''^^( ^^^^^^^'^^' diviser), et des b t fond , puits , pot , gaGu; , ttlGoç. D'où botett bourgeonner? de «j^;^ ventre (bosse, bouton, bedaine). D'où baueu bâtir? de ^j-pj^ creuser, couper , tailler , et de ^^^ s'élever , d'où ^^ , ^>^ hauteur, ^^^ bâtir; car un esprit étroit pourrait seul vous traquer (j-^n/z^o ) dans une seule racine , lorsqu'il s'en présente plusieurs et divers attributs entre lesquels le choix exclusif serait impossible. Un navire est creux , construit; élevé, flottant , et p^;2p l'arche peut être j\^y^ construction , boat , bâtiment , ou ^aôuç profond. Navis est plus vivant ; il glisse , nage , se meut , et le mouvement est beaucoup en peinture et en langue. Mais l'arche ne méritait pas ce dernier nom ; elle devait seulement soulever la création sauvée par elle au-dessus des abîmes des eaux et de la mort. D'où costa , côte? de «î^p fin , coupure. D'où ai(xa sang, humus terre , hamus hameçon , hampe , homo , {)îmiîîel ciel , l)Ummer homard , ^mumer marteau , etc. L'hébreu vous répond d'accord avec le bon sens et les Langues : aip.a et homard sont cremo , cramoisi , IQn ""Oî^ige , feu , et peut être ^ttniuel , séjoui- de

feu et lumière ; humus el homo soûl piDI^ terre {domita) et q-j^ homme; ^^h broyer (//?o/o) et J^aïUtncr marteau; hamus , hameçon, hampe de Q^|-{ couper, retrancher, piendre , empoigner, rj-lPI carpo. Mais, excepté Q"îi^> ^ù d est tombé par usage trop fréquent jusqu'à devenir o/z en français, tout le reste est le même fond d'idées et de mots. DnS ^^ WDT\ broyer et bouillonner; epspç désert, amour , émulation , éphémère , meule , lime , moudre, lame , limace , limon , etc. , tout cela est un dans une origine élevée d'idées et de racines.

Quant à l^tmmel ciel , il tient à '^^yy^ id. , sum- 772 w^ , cime , Q^D ^^ Dlp s'élever et épaule, dos, Gy.apo; , scabellum , el à ce Q«-|p| cremo ^ q»|1 jour; Qp^i bouillonner , q*i mer. Cœlum remue -|^p caleo, brûler, ^^ , halle, salle, collis , hill, y.qCXoç creux et courbe. C'est donc le palais caloris , coloris ; une élévation , une voûte , un giand bel arc de feu et d'azur, magnifique couronnement \)\xv\wé(^cœlatuiri) par la main de l'Etre qui le foule sous ses pieds et l'habite dans d'augustes splendeurs.

Etudiez ainsi chaque mot à l'école de la Langue universelle ; sentez vivement; décrivez d'un pinceau riche comme celui des Langues , vous aurez donné l'instrument le plus puissant de pensée aux hommes , et chanté la plus belle hymne à la Divinité.

Le nom ineffable de l'ETRE p^i , hie , ieve , nlH^ a donné de bien belles pages à Fénélon. p;»]^i(ieue), Dieu , Zeus , Theos^, Jov est l'être , le vivant d'une vie indépendante , féconde en trois personnes^ éternelle, complète, parfaite, principe de toute vie, in quo vinmus , mqvemur et sumus. Ces douces

voyelles légèrement aspirées, i, ou, e, arrivent à l'âme pieuse comme \e fawonus (le Zéphir -)nr)nf ) sur les vallons et les champs, où il répand la chaleur et les parfums, la joie et les trésors de Flore, comme le bourdonnement des abeilles mêlé au murmure des ruisseaux.

On pourrait dire à de certains esprits :

Vous n'osez entrer dans la physiologie des Langues; vous craignez de sentir palpiter leur cœur sous votre main , et vous redoutez une méthode rigoureuse comme les sciences, animée comme les arts, mais qui vous conduirait à tant de puissance intellectuelle pour saisir les rapports, l'ensemble, pour classer et féconder vos idées, et les exprimer avec autant d'ordre et de facilité que d'éloquence! Quoi , vous osez préférer l'ignorance à la science , les ténèbres à la lumière, et les charniers des Langues à la vie qu'elles transmettent, à la vaste harmonie qu'elles établissent entre le Génie , le Cœur et la Mémoire, entre la Raison et l'Oreille, entre l'Homme de tous les pays et la Nature !

Mais je reviens aux Lecteurs sérieux, appliqués , qui veulent de tout la raison et la conscience.

Soit n^-j ( ratsats ) , ou mieux peut-être pour tous les verbes comme lui, ratsrats , farfar, barbar , comme redoublent si souvent les langues d'Orient, et quelquefois les nôtres; c'est briser très-violemment; latslats sera plus doux, y^ encore , qui n'est que peser sur , lest d'un vaisseau , last dans le nord ; p^^j-j sera plus doux aussi et devient gracieux , poH , gratus. ^y^ s'échapper , courir, devient y^^ ludo milite]., msLis j'ocari est du caquet. Ici

résonnent encore ratum haheo , ratio, chantas ^ •f^^pj leste (alerte, vif, gai). Àii contraire à t^-irfi prononcé gntturalement et avec dureté frémissent les chordeS;, raser ( une ville ) , arracher , rostrum , rastrum , vn^fr Hïp ^ ^^ ^^^ PI' PO initiaux ont donné naissance aux esprits rudes des Grecs, dans ^^ tout , okoq id. , ait :, id. , oii / doublé remplace , comme dans *?^p^ aller. Mais l'esprit rude , mis par des mains peu sûres et savantes , devrait , je pense ;, être négligé.

Puis^ en introduisant o , ow^ et retournant, c'est tortor bourreau , Tartare : serres d'un aigle, et torture , serrer {\iO\xv sourrer) nous amènent -jito ? ^"^ris , ort contrée , rotundus , rota , roder , route , entourer , serta guirlandes, serres de jardin , serrure, série; puis ster fort ^ serré, compacte dans stère; stérile, stéréotype, sternum, et sterno renverser, jîrett combat, flrol) paille (hachée), ftreu litière et paille, jlonu tempête, GTopsw abattre, cTpaTta armée, Ulftltug armure, rujiltg( m^^/ci^j^ ) vigoureux ; (7TpY)v/]ç , cTEppoç dur , GTopvTi ceiuture, stringo , sarigue, serge, ftoru épine, selon que nous voyons une main, un objet qui entoure ou torture; mais nous sommes à la frontière de Tspso) trouer, car trou est rotundus^ et creux curvus.

C'est de même en botanique , minéralogie, zoologie et toute science, et tout art , et tout en un mot. Qu'y a-t-il d'isolé pour le Génie ? La mousse touche au chêne , le puceron à l'homme, la chauvesouris , mammifère , à la génisse ; les transitions d'un règne à l'autre , du dernier au plus parfait des êtres sont franchies par degrés ; et qui pourrait

donner le chiffre exact , poser la limite , circonscrire et compter mathématiquement les genres , espèces , familles , variétés , sous-variétés ?

De même et à plus forte raison dans les Langues , qui rendent non-seulement toute la création de Dieu et de l'homme , mais le possible , les conceptions les plus bizarres, les affections de l'âme, plus nombreuses que les aspects toujours nouveaux de l'océan , de l'atmosphère , des champs à travers les saisons et les siècles ? Où finit votre propre famille ? Qui a raison , de Tournefort , ou Jussieu , ou Linnée , et pourriez-vous nombrer exactement et délimiter lout ce qui se passe dans votre âme? Là où semble finir A commence B ; C lui-même se confond avec l'un et l'autre , et ce serait une exigence absurde que de me demander le chiffre exact de mes familles de mots^, car le mot porte une idée , et celles-ci, comme les sons qui les rendent, «sont innombrables. Y a-t-il deux organes vocaux semblables , deux jeux ressemblants , deux hommes qui prononcent également , surtout R et S ? Montez de six à sax par e , graduellement , et descendez cette gamme ; combien y a-t-il de sons intermédiaires possibles entre a el e'^ Combien de fractions de tons entre FA et SOL ? Encore une fois ne prétendez pas enserrer dans de petits cercles de fer ce qui ne peut se resserrer , et s'étend , pour l'Imagination , le Cœur et le Génie , par delà toutes les bornes et tous les espaces. Consultez votre esprit plutôt que vos livres , observez-vous; connais-toi , dit un ancien, étudie-toi; oui, méditez vos pensées et les jeux vocaux qui les rendent, alors les Langues sont à vous.

Avant que vous entriez dans mon dictionnaire , rappelez-vous encore -| et ses transformations ^ ,

ly^j^y^n'^I'lD'P'^*^ très-rarement ^* par

D'après mes observations sur des organes vocaux infirmes, mutilés, et sur les oiseaux qui parlent, j'ai reconnu que les hecs-de -lièvre ne peuvent prononcer y*;, s ^ ch ^ qui demandent l'intégrité de la voûte palatale, sans solution de continuité. Ces sons impossibles sont remplacés par h pj.

Les oiseaux l'emportent sur nous par ces sons filés qu'imitent grossièrement les sifflets corticaux des enfants et les trombonnes , mais ils ne peuvent articuler m ^ h , p , f avec un bec raide , labiales qu'imitent au contraire les animaux qui bêlent , mugissent (m et ^).

Le perroquet répète quelques dentales , nasalise passablement.

Mais les linguales -1,5, ^, p sont articulées par tout ce qui répète les sons de l'homme. La tourterelle a un -| très-doux, le perroquet casse les oreilles de ses gutturales. Le chien fait hirrire.

Prenons rrr rauque , roulant , bruyant , brûlant pour point de départ ; chaque /' peut subir une transformation gutturale ou liquide et vocalisée jusqu'à i , qui peut disparaître. Donc vous pourrez avoir »|-| PI (R<2R aR ) uro y ardeo ; ^y^x^ i^census ^^ lumière; p;^-) voir; ^«|i craindre (^dimin. regarder bien bas et avec révérence , comme rd dr courir, yy, descendre ) ; ^^pj briller doucement glorifier, entourer d'une auréole ; p;«|p^ uro ^ uror ^^•^pi rôtir ; rH\^ et p^*]^ brûler , d'où caleo , color

xaito, arac( liqueur brûlante), rogus , crocus; ^y^ coquo ; viT^ioç l'astre resplendissant , £)^aiov huile , aliment de la flamme ; opaw voir , a.\y^'fi clarté , auge œil , oculus ; augustus , ignis , cuire , cuisine ; ^5^5 ^^^^' lant ; luceo ( nSp ) ^ ^^^^^^ ' griller , qui rappelle également craticula gril et claie. Ces parentés d'idées et de sons , prises seulement sur trois langues , ne sont contestables qu'à des Etres sans discernement ou bonne foi.

Maintenant associons à r deux autres Lettres qui ont aussi un caractère propre , digne d'étude , q et 3 , la première marquant le participe hébreu et le nom verbal; la seconde le diminutif, passif, doux; il nous vient -|-|Q briller ; «-^«^i^ changer , ^^q copier ( mucus et macies ) , niD •> "]DD ^^ ' 1Q goutte , amertume; myrrha , ^^^ mœror , rrr\)2 ^^^ 5 ^.aipw , p.apjJLaipco luire , d'où marbre ; (xapaLvto , marcesco se dessécher , tomber en deliquium ; fc^metj douleur; mare, marais, pj^lD ' PID rendre poH , luisant (marguerite), smaragda , maroquin. Voilà toujours brillance , écoulement , douleur.

3, plus doux et passif, donne yy;^ nard(-in3 et ^-^^), -,^2 enfant, «j^;-! verdir, fleurir (renoncule ) ; ip^ pur , innocent ; pjn allaiter ; p^^i ( young , jutig jeune allaité ; -|n3 couler et luire ( Nérée , Naiades); ^5^3 briller ; n:i3 ^'^- / 153 ^^^uler et manifester ; ^^^ se répandre, presque ^n3 s^" diminutif; ^^nS ^^'*" rent (Nil). Excepté -^-,3 , qui vient àe rd couler, courir, x\"^ descendre et -^^^j , qui a aussi une dentale , le reste n'est que r devenant liquide / ou gutturale g, h, q; c'est le psoi couler , mais -j , tO ' n final souvent extraradical.

Je sais que certains hommes qui , au-dessous d'une haute indignation , ne méritent que de la pitié , me demanderont si j'ai donc assisté à la création des Langues, vu leur œuf, leurs premiers rudiments et suivi d'un œil sûr leurs transformations que j'ose le premier décrire, à priori, systématiquement et démontrer comme les Arts et les Sciences.

Oui , je connais d'une part l'idéologie et le mécanisme vocal; de l'autre j'ai comparé à posteriori entre eux, les éléments de chaque Langue usuelle, étudié généralement entre elles toutes ces Langues rapportées à la Langue primitive et universelle , et je suis arrivé à pouvoir formuler un Système, créer une Méthode et affirmer de certains mots à physionomies si différentes : ils appartiennent au même Père et à la même Famille , comme xxy^ -> ^Vy^ ? ipni' ^^j-;, eo , (}ef)en , to go, aller, errer, courir, couler , equus , (àvjjq , iz-w, rego , gero , largus , longus , etc. Vide s^uprà.

Quant à l'Hébreu , j'ai osé le débarrasser de ces voyelles posthumes et dépouiller celte Vierge d'Israël de tous les colliers , paiures , entraves et mondanités des Langues prostituées au paganisme, que je défie de rendre dans leurs mots trop précis tout ce qui dans la Langue éminemment et presqu'exclusivement religieuse, remue tant de cordes du cœur, trace à l'Esprit tant et de si riches tableaux , et ne connaît , dans les grandes vérités qu'elle nous ap porte du ciel , ou puise dans le Cœur de l'homme, ni les limites des temps et des lieux , ni l'isolement anatomique , ni les lois académiques, ni les exigences des Erudils prétentieux qui veulent tout

ramener à des formes étroites et froides comme eux-mêmes. Je les défie de me faire passer en nos Langues ces deux mots seulement inDllS ^^ TlDIl*!-

Dieu dit : toute chair a perverti ses voies ; je vais purger la terre... car iriDnS d'avoir créé l'homme. Figuiez-vous une Mère, un Père qui a la douleur, la honte d'avoir un fils qui le déshonore et plonge son âme dans tous les sentiments de deuil , indignation , regret , colère , fureur , chagrin y tristesse , soucis rongeurs, désespoir, honte, etc. ; figurezvous cette âme si aimante, si sensible et si profondément émue , si cruellement payée et désappointée , se débattant dans un abime de douleurs mortelles , bouillonnant de son amour plus brûlant encore et des sentiments nouveaux, si étranges, d'une haine , d'un mépris qui n'ont rien d'égal que sa tendresse ; représentez-vous ce cœur ulcéré , s'ouvrant un moment à des pensées d'une vengeance qu'il abhorre et qui semble pourtant légitime , nécessaire ; hé bien , ce cœur, ce n'est pas celui d'une créature humaine , c'est le cœur de Dieu !

Ce verbe Qpj^ est passif par n et vient des qqH > DD*^ ' p{)2p; , bouillonner, frémir, exœstuo ^ amo , œmulor , 1^^ mer, q^^ chaleur, de xxh broyer, consumer , dévorer , primitivement rr m. C'est donc un cœur sous les coups des plus terribles passions, mais innommées , car on ne compte point les flots d'une mer en courroux ; chaque vague des grands cœurs ne peut recevoir un nom propre , et l'Hébreu vient admirablement au secours de Moïse et des Hommes de Dieu pour peindre d'un mot ce que toutes nos langues ne pourraient rendre. Osez faire

dire à Dieu : je me repens , l'impie vous dira moqueusement que Dieu devait savoir ce qu'il faisait en donnant à l'homme la liberté. Dites : je suis courroucé , il vous objectera que cela ne convient point à la Majesté divine, etc. Lisez donc la sainte Bible , mais dans son texte primordial , son texte affranchi des liens massorétiques.

De même le Roi-pasteur , cîlebout sous le Ciel de la Palestine , s'accompagnant de sa harpe , et l'œil tendu sur les palais de l'Eternel , jette de son cœur brûlant d'amour ce mot intraduisible iriDn*1 «'^iïïisint moi , je aimant toi , Seigneur. Si vous dites : j'aime , pourquoi pas : j'ai aimé, j'aimerai, j'avais aimé, j'aimerais quand même... C'est une protestation brûlante et rapide comme la flamme , affranchie du temps , des espaces , de toutes les conditions de nos amours terrestres; c'est l'amour sans mesure pour l'Etre ineffable dont les attributs n'en connaissent point.

Un mot à ceux qui me demandent raison de ma prononciation. Le Lecteur bienveillant saura interpréter ma parole franche.

Puisque la prononciation de toutes les Langues mortes est perdue ( nécessairement , car comment fixer ou retrouver une prononciation ? ) , j'ai dû consulter l'oreille et le bon sens pour la Langue divine, les monuments et les autres Langues ensuite-, c'est toujours le *à priori d'abord , puis le à posteriori.

Or je me suis efforcé de créer une Langue; j'ai;, sur la nature même , copié , fait jouer l'organe vocal , interrogé voyelles , consonnes , passages insen-

sibles , transformations, prononciations immensément variées selon les goûts particuliers et le climat des Peuples, des provinces, des villes, des familles , des individus , des âges , sexes , conditions, tempéraments, constitutions, puissance et dispositions de l'organe vocal. Ma vie voyageuse et toujours observatrice m'a donné, il faut le dire, et peut-être aussi mon oreille , très-délicate et juste , ce que je ne rencontre pas toujours dans certains hommes , qui , pour le reste , l'emportent sur moi.

Après cette étude de l'organe , j'ai interrogé mon esprit et mes idées. Ici encore je dois beaucoup à des Maîtres qui m'ont fait une seconde nature de l'Observation et de la Classification. Mes études à Paris , puis mon enseignement m'ont appris autre chose que les opinions et disputes sur ce qne l'homme ne peut connaître ni définir ; les Pontifes des sciences naturelles et positives m'ont fait parcourir l'immense carrière de la Création , appris à classer, à lier, à généraliser; c'était à l'Ecole de Dieu même que je me préparais , sans le savoir , à porter le scalpel dans le corps des Langues; puis (laissant derrière moi le Grammairien à l'amphythéâtre ) à approfondir et enseigner leur physiologie et leur psycologie, à montrer leur unité primitive et toujours subsistante comme leurs lois naturelles dans la plus haute raison , et des harmonies trop méconnues qui font une part si large et si élevée de l'Harmonie nniverselle. J'ajoute que les révolutions politiques et celles que m'ont fait subir certains hommes, m'ont trop bien préparé à comprendre et sentir ce qui est si heureusement exprimé

dans la Langue de la première et de la seconde Révélation. Pour bien lire nos Prophètes, il faut des yeux pleins de larmes, le dépouillement, la persécution, la vie expatriée; et pour bien écrire leurs immenses douleurs, il faut aussi se faire une encre de ses larmes.

Enfin , de peur de m'égarer comme tant d'autres dans de vaines théories , j'ai abattu mon essor sur le champ des langues , je l'ai labouré , creusé , perforé , exploité , et je crois avoir enrichi la Philologie, qui ne sera plus une pure mécanique, mais une des plus hautes sciences. Enumérer toutes les accusations portées contre moi , répondre à tout , expliquer les motifs qui m'ont déterminé à lire sans points-voyelles, à dire : mettez toujours a faible là où les consonnes seraient trop dures et ne sortiraient pas ; à réduire à quelques pages lumineuses cette ténébreuse et volumineuse grammaire massorétique dont on barrait l'approche de nos Livres originaux , etc. , tout cela amuserait certains Lecteurs, irriterait les autres, sans fruit aucun pour les âmes pieuses et droites qui désirent connaître ce qu'il y a de grand et de suave dans les saintes Ecritures, ou, du moins, pour mes Lecteurs qui me demandent , non des dissertations oiseuses et si faciles , mais des vues nouvelles sur les Langues , des voies larges , au soleil , promptement parcourues.

Hé bien , chers Lecteurs , acceptez; je vous offre encore mes leçons, mes ouvrages, si vous n'êtes pas courbés sous le poids des préceptes d'une Ecole surannée, et vraiment nouvelle, tandis que celle q^ue je rouvre est l'Ecole ancienne , celle des premiers humains et des hommes inspirés de Dieu.

Et vous qui croyez pouvoir entendre la sainte Bible sans aucune notion de la langue divine , détrompez-vous; ici la Langue est tellement propre à ce qu'elle exprime qu'on ne peut la séparer des choses exprimées; la mission de la langue se confond avec celle des Prophètes : la parole hébraïque et la prophétie ont été providentiellement unies à jamais; elles naissent , vivent et meurent ensemble; elles tombent avec la tête du Sauveur quand il dit : Consummatum est.

Saint Paul même , nourri à l'Ecole hébraïque , a-t-il pu écrire une seule ligne grecque ou latine qui n'eût l'origine et conséquemment la valeur de la Langue en laquelle il pensait , l'Hébreu ? Or un Traducteur n'a-l-il pas souvent à gémir des difficultés inhérentes à sa langue intime , et des exigences qui , le forçant à être littéral , le rendent si froid , si obscur et quelquefois infidèle. Mettez David , Isaïe , saint Paul en de certaines mains et de certaines Langues, ces âmes brûlantes ne fondront point leurs glaces, mais s'éteindront sans pouvoir communiquer une étincelle de feu ou de lumière. Telle qu'on nous la présente en traduction ou en original massorétisé , la Bible respire encore d'une vie divine ; que serait-ce si on voulait enfin étudier à fond et comparativement la Langue ineffable dans laquelle elle fut écrite et doit être lue à jamais?

Je finis par deux protestations devant l'Auteur et Inspirateur de tout bien : j'ai fait tout pour sa gloire, rien pour la mienne , mais j'ai craint , en acceptant le silence qu'on a voulu m'imposer , d'encourir cet Anathème : Malheur à vous . Pharisiens et Scribes !

vous avez pris la clé de la science , vous n'èles point entrés , et vous n'avez point permis aux autres d'entrer..., et cet autre : Parce que tu as repoussé la science , je te repousserai loin de moi à mon tour ! Et ne mettez pas la lumière sous le boisseau.

Constant dans une simplicité de foi et de dévoùment qui fera sourire certains hommes , je continue à semer dans le labeur le plus ingrat ce que je crois plein d'avenir , recommandant mon travail au M4ITRE , d'abord , ensuite à mes co-serviteurs d'une âme bienveillante et d'un esprit droit , prêt d'ailleurs à répondre à une Opposition qui voudrait enfin aborder franchement ma Méthode et son Auteur.

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