DU NOM
Les noms ont deux genres , masculin et féminin ; deux nombres^ singulier, pluriel ; point de cas.
§ I. — Du Genre.
Le féminin embrasse les noms de femmes, villes, pays , membres du corps et tout ce qui a ou paraît avoir le sexe ou le caractère féminin , se termine le plus souvent par ^ , moins fréquemment e' surtout avec les gutturales par p pi pi , et enfin se forme ordinairement en ajoutant ces terminaisons aux primitifs masculins.
Le masculin embrasse tous les autres noms de quelque terminaison qu'ils soient. Cependant quelquefois le même nom peut avoir indifféremment ou suivant les significations les deux genresf v. p. 25).,
§ IL — Du Nombre.
Le pluriel masculin se forme en ajoutant Qn au singulier. Ex. : ^y^^ fleuve , Q^inJ* "^^ cependant ce singulier se termine par ^ ou par ^ on élimine ces deux lettres. Ex. : ^^^ nation Qi^;;; n^l pf^^^sieur
Le pluriel féminin se forme du singulier en retranchant le ;-| ou le Y\ fiïî^l avec la voyelle qui les précède, en ajoutant ^^ ou p. Ex. : ^^^ armée
m^M 5 npiir Jusnce p^pi^-
Quelquefois , un même nom prend le pluriel féminin ou le pluriel masculin ou même adjoint les deux terminaisons. Ex. : nQ:2 ^^^^ e'/^^e-' QiniD!2-
§ m. — Des Cas.
Point de cas en hébreu. Comme en français, on exprime les rapports des mots par des particules qui répondent aux cas des latins comme il suit:
-QT
mot.
nniS
d'un mot.
nniS
« ou pour un mot.
nm Dî^
un mot.
nmn
ô mot î
Nominatif
Génitif S
Datif S
Accusatif f^5^
Vocatif -;
Ablatif '?"iQ<^6D *imD de , à partira^ un moi.
«1 et, mais; ;2 dans, environ ; ;3 comme; -j pour déterminer et appeler l'attention , sont aussi des signes de rapports fréquemment employés.
On dit que les noms suivants sont à I'état cons- TRUiT , répondant à deux noms dont le second serait au génitif : n^D ''DID chevaux de Moïse, pour Q*'D*ID* ^" y g^§"^ ^" brièveté, en euphonie et en clarté. La règle est donc qu'un masc. plur. perd Q devant un nom qui le détermine.
Au féminin même loi d'euphonie et de clarté : nnin loi; f'ait ;^;j^^^ j^-,^3^ loi de Moise ; ^^y^^ p^»|p loi de Dieu, pour éviter le hiatus thore ieve.
DE l'adjectif.
Tout ce que nous avons dit du nom pouvant se dire des adjectifs , nous n'ajouterons qu'un mot sur la formation de ceux-ci , le comparatif, le superlatif, les noms de nombre.
§ I. — Formation.
Les adjectifs masculins ne sont presque tous^ comme les substantifs eux-mêmes , que des participes de verbe ou certaines autres modifications du radical, que l'on forme en mettant , avant ou après, l'une des serviles ^, n ' "^ ' D' 3? FI- ^^ féminin se forme généralement du masculin en y ajoutant les terminaisons propres du féminin, pi^ Jn? H-
§ II, — Du Comparatif.
Il s'exprime par la particule i^q de ^ en comparaison de, ou simplement par y^ ^"^ ^'^^ ajoute au mot suivant. Ex. : 3m)2D "ID P^^^ amer que la mort — en comparaison de la mort ; i^ShD ydl P^^^ blanc que le lait,
§ III. — Superlatif.
Il s'exprime : 1° par l'adverbe -j^q très , beaucoup , placé après le positif. Ex. : -j^q ^IîD > ^^^•^" bon.
2'' Par la duplication ou la triplication du positif. Ex. : y]^ , i^ltÛ ? !2ltû ? ^^^ ? ^^^ > ^^^ pour trèsbon.
3" En plaçant la préposition ^ devant le nom qui suit le positif. Ex. : u^^^^Z lltOp le plus petit des peuples , littéralement , petit entre les peuples.
4" En joignant à l'adjectif un des noms de Dieu. Ex. •S^^f'li^ ^^^ cèdres de Dieu.
5° En répétant le substantif. Ex. : □i;y*7p tt^*7p le très-saint, littéralement le saint des saints.
6° En plaçant l'article devant le positif. Ex. : "•ItSpn ^^ P^^'^ P^^^^ ' littéralement le petit. § IV. — Des Noms de nombre.