J,/»!. ROUSSEAU
)) mutuelle correspondance, chargé de l'exécution M des lois et du maintien de la liberté, tant civile » que politique. Le gouvernement, comme partie » intégrante du corps politique, participe à la vo- H.lonté générale qui le constitue; comme corps p lui-même, il a sa volonté propre. Ces deux vo- )) lontés quelquefois s'accordent, et quelquefois » se combattent. C'est de l'effet combiné de ce » concours et de ce conflit que résulte le jeu de » toute la machine. Le principe qui constitue » les diverses formes du gouvernement consiste I) dans le nombre des membres qui le composent..^ M Les diverses formes dont le gouvernement est » susceptible se réduisent à trois principes. Après » les avoir comparées par leurs avantages et par » leurs inconvéniens, je donne la préférence à » celle qui est intermédiaire entre les deux extrê- » mes, et qui porte le nom d'aristocratie^... Enfin » dans le dernier livre, j'examine parvoiedecom- » paraison avec le meilleur gouvernement qui ait j) existé, savoir celui de Rome, la police la plus «favorable à la bonne constitution de l'Etat. Puis » je termine ce livre et tout l'ouvrage par des re- » cherches sur Is^ manière dont la religion peut » et doit entrer comme partie constitutive dans » la composition du corps politique. Que penw siei-vous, Monsieur, en lisant cette analyse » courte et fidèle de mon livre ? Je le devine ;
» vQi|s disies^ eu vous-raéme : Voilà Thistoireiiiii M gouvernement de, Genève. C'est ce qu'ont ait, » ât la lecture du même ôuvi^ge^ tous ceux qw » connaissent votre constitution.... J'ai donc pris » votre constitution, que je trouvais belle,» pour' D modèle des institutions pol^ti^ues ; etfVOUfr^pro^ » posant en exemple à^)^J|i;rrope, loin de cb^cl^^ Ha vous détruire,; j'exposai les moyens de vous » conserver. Etc. »
Il est historiquement remarquable que Rous^ $c;au ait considéré comme exemple et comme modèle la, constitution aristocratique de G^nè^eg ainsi Aristote avait derrière luiA}exandre;Plai(»i^ i'Orient ; Spinosa, la république hébraïque; Machiavel, l'Italie du xv® siècle; Locke, l'Angletfrre de 1688 : tant la philosophie sociale, quelque idéaliste et indépendante qu'elle se puisse concevoir, doit toujours s'appuyer sur 1^ réalité ! Le consçil est au sui^lus à peu près inutile; il n'en saurait être autrement. Mais si Rousseau sông«4lt à Genève en construisant ses théories, ses tbéo^ ries allèrent plus loin que sa pensée; et^œ pi^li-* ciste, qui se dirait ou se croyait aristooratiqlie, s'est fait le législateur de la déçiocratiev .
*Quel est véritablement le. début historique du pou^u* législatif? Les sociétés ne commeiioent pais par le contact et l'équation de volontés indépendantes et égales^ ituds par la soumission de la
j.«-j. RoussEAir. dîfeS
Mbëiié hufflfihié à cb qu'elles appdienf Terapire ^Dieu, ilathéoeratie. Le pacte, loin d'éire leur €3ii0mieneeiiieit^ est aujourd'hui leur dernier pro grè». L'Angleterre et la FVance sont arrivées k aM^P leur MQAlItutlon sur un con£rat bilatéral efOré le pouvoir législatif/ auquel le peuple a dë-^ légué sa souvéraiueté, et lepouvoir exécutif,ai^iit de la société, trouvant son titre et sa raison dans l'iutéi'ét général. Et 'pour le dire en passant, l'Assemblée constituante a rectifié l'erreur de Rousseau quand il veut que là souveraineté soit idc<MntmuiHcable9 puisqu'elle a dit : « La souve*n- ratnelé appartient à la nation; la nation^ de qui » émanent tous lesjKHivoirs, ne peut les exercer jtqùe par délégation; la constitution française est N représentative; les représentans sent le corps » législatif ^ le roi. »
Ain^ donc htstôriquaoaent la théorie du Contrat n'est pas exacte; elle n'est pas non jdus phi^ lisopbiqu^menl nécessaire pour amener la liberté iocîale, car je lis dans Rousseau lui-même: a Ce »q&i est bien et ecMifonne à l'ordre/ est tel pftr » la nature des choses, et indépendamment des H convenlioiis humaines ^ 3» Donc la raison même %fX isMlépendante de la volonté;
Mais pour comprendre véritablement Bou^
"^ Cotttrat sûckitf lîvre n, chap. %, De la Loi.