‹ Philosophie écossaiseChapitre 199 sur 199 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Avertissement

PREMIERE LEÇON. — INTRODUCTION i

Objet du cours : la morale de la philosophie écossaise. — Antécédents de cette philosophie : 1° Réaction commencée en Angleterre contre la philosophie de Locke ; 2" Etat religieux, moral et politique de TÉcosse; éducation populaire, universités. La philosophie écossaise est née dans les universités, et la plupart de ses maîtres ont éti- ministres presbytériens. — Caractères généraux de l'école écossaise. — Le bien et le mal.— Utilité de l'étude de la philosophie écossaise.

DEUXIEME LEÇON. — HUTCHESON. — Logiqiie. PsYch^logie. Théodicée. Esthétique 25

Vie d'Hatcheson : Écossais, pasteur, dissident, libéral. — Professenr de philosophie morale à Glasgow de 172J à 1747-— Son esprit général et sa méthode: Hulcheson n'admet d'autre autorité en philosophie que celle de nos facultés naturelles, et fonde tonte philosophie sur l'étude de ces facultés.— Sa logique est à peu près celle de Port-Royal. — Sa psychologie est celle de Locke. — Théorie des idées représentatives.— Confusion de la volonté et du désir. — Opinion équivoque sur la liberté. — De la maxime que la natnre des êtres nous est absolument inaccessible.— Spiritualité de l'âme et son immortalité. — Théodicée : Hutcheson rejette la preuve cartésienne. Sa polémique contre le syllogisme cartésien. Défense de ce syllogisme. Que d'ailleurs la preuve cartésienne n'est pas une preuve logique fondée sur des propositions générales et abstraites ; vrai caractère du procédé de Descartes. — De la preuve a posteriori admise par Hutcheson. — Théorie des attributs de Dieu un peu trop scholastique, et mal d'accord avec la maxime que nous ne pouvons connaître la nature des êtres.— De l'incompréhensibilité de Dieu.— Esthétique. Ce que c'est que le sens du beau, selon Hutcheson.— Exposition de la théorie d'Hutcheson sur les trois points suivants: 1° Caractères de l'idée du beau; 2» origine de l'idée du beau; 3° éléments constitutifs de la beauté. — Examen de cette théorie, particnlièrement en ce qui regarde l'origine de l'idée du beau. Deux parties, une négative, qui réfute fort bien la fausse oiigine de l'idée du beau que donne l'école sensnaliste, et une autre qui assigne à celte idée nue origine, non pas fausse, mais inexacte et incomplète.— Du jugement et du sentiment dans la perception du beau.— Hutcheson n'a connu que le sentiment. Mérite et défaut de sa théorie-

TROISIÈME LEÇON. — HUTCHESON. — Movale et politique .. . 84

Trois questions dans la morale comme dans l'eslliétique : i° Quels sont les rarartéres de l'idée du bien?— Que l'idi^e du liieii moral est difrérenîe de l'idée du bien naturel.—Qu'elle est différente de celle de l'utile, et la vertu de l'intérêt.— De l'ubligation on devoir.— Que le devoir ne se léduit pas à obéir à la volonté d'un maître toai-puissant, d'un législateur soit terrestre soit céleste, et que la loi prescrite doit paraître juste. — L'espoir de la récompense humaine on divine est un puissant •auxiliaire, mais non le fondement unique et l'objet propre de la vertu.— 2° Quille est l'origine de l'idée du bien?— Que l'idée du bien ne vient ni de la coutnme, ni de l'éducation, ni des sens, ni de la réflexion et du raisonnement — Qu'elle n'est point non pins une idée innée. — Que la sympathie n'en rend pas compte.— Du sens moral.— Deux éléments dans la peiceptioii morale, le jugement et le sci!timent; leur rapport et leur différence.— Égal dariger de les séparer. — Critique de la théorie d'Hutcheson ; il n'a connu que le sentiment.— 3» Quel est le caractèie, non plus de l'idée du bien, mais du bien lui-même-, c'est-à-dire, quel est le principe de la vertu dans l'Ame, et quelle est, dans l'action vertueuse, la qualité qui la constitue? Deux réponses d'Hutcheson; le piincipe de la vertu dans l'âme est la bienveillance, et la qualité constitutive de la bonne action est de servir au bien public— 1'^ Théorie de la bienveillance. Elle repose sur un fait vrai, la bienveillance naturelle et désintéressée; elle corrompt ce fait en l'exagéiant, en ne reconnaissant d'autre vertu que la bienveillance. — Fausse explication du légitime amour de soi par la bienveillance. — La bienveillance ne suffit point à expliquer la reconnaissance; ni la piété.— Vrai fondement de la religion. — Qu'on ne peut ramener les quatre vertus cardinales à la bienfaisance. — Dans quel sens on pett dire que l'héroïsme est de tout élat. — La bienveillance incapable de fonder la vertu. — 2o Théoiie de l'intérêt imblic comme constituant l'action vei tueuse. — Fausse arithmétique morale d'Hutcheson. — Vertus qui ne se rapportent pas an bien des antres, mais à la seule perfection de l'agent. — Conséquences pratiques du principe du plus grand bien du plus grand nombre. — Économie politique d'Hutcheson.—Son droit naturel et politique. — De la viaic lin de l'Ela!.— Du contiat social.— Du droit de résistance en cas d'oppression. — Du meilleur gouvernement. — Conclusion.

QUATRIEME LEÇON. — 3MITIÎ. — Moraie 144

Vie de Smith. — Plan de son enseignement. Il n'en reste guère que la Théorie des sentiments moraux^ et les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations Exposition de la théorie de la sympathie. Faiis certains sur lesquels elle s'appuie. Son principe systématique -. nos jugements moraux sur nousmêmes sont postérieurs à ceux que nous portons sur les autres. — Application du pi incipe de la sympathie aux diverses actions, aux actions simplement dignes d'estime ou de blâme, et aux actions dignes de récompense ou de punilioii. — Classification des vertus en vertus aimables et en vertus respectables. — A quoi se léduit la conscience et son cuipire dans la théorie de la syaipatUie. — De Dieu

considéré comme un témoin doaé d'ane sympalliie incorruptible poar la vertu, ïhéodicée de Smith. — Examen de la théorie de la sympathie. — 1° Elle repose snr un paralogisme qui consiste à prendre l'effet pour la cause, le signe pour la chose signifiée : la sympathie suj'pose la [lerception dn bien, elle ne la constitue point. 2° La sympathie ne peut expliquer l'idée d'obligation et fournir une règle, où elle donne pour toute règle la recherche de la sympathie, c'est-à-dire la recherche des suffrages des auties. ô" La théorie d'un spectateur impartial est déjà l'intervention d'un principe et anger à celui de la sympathie, et par conséquent la ruiiie du système de Smith. 4» Des deux éléments distincts de la perception du n.crite et du démérite, le jugement ei le sentiment, Smith n'a connu que le sentiment.—Résumé: le vrai et le faux dans la Théorie des sentiments moraux.

CINQUIÈME LEÇON. — SMITH. — Histoii'e et économie politique 1 87

Retour snr la Théorie des sentiments moraux. — Des connaissances historiques de Smith et du caractère de l'histoire de la philosophie morale qui est à la fin de son ouvrage. — Smith interroge tons les systèmes de philosophie morale sur deux questions : l" en quoi consiste la vertu ; 2° quelle est la faculté de l'âme qui nous fait reconnaître et approuver la veitu? — Sur la première question, analyse et appréciation des systèmes moraux de JMaton, d'Aristote, des Stoïciens, de Clarke, de WoUaston et de Shaftesbury. — U'Épicure et de Mandeville. — D'Hotcheson. — Sur la deuxième question, analyse et appréciation des systèmes fondés sur l'amour de soi, sur la raison, snr le sentiment. — Dernier jugement sur la Théorie flM «enn'mpnf» moraux. — Économie politique de Smith. — Juste définition delà valeur. — Principe de la liberté dn travail ~ Légitimes développements de ce principe. — Ses abus.

SIXIÈME LEÇON. — REiD. — Sa vie 232

Reid. Sa vie. — Son maître Turnbull. — Pasteur à New-Machar. — Professeur de philosophie à Aberdeen. — Son premiei- ouvrage. — Passe à ITniversitc de Glasgow. — Sa correspondance avec loid Kames. — Se retire de l'enseignement. — Ses derniers écrits. — Ses opinions politiques. — Meurt en 1796.

SEPTIÈME LEÇON. — REID. — Rccherchcs surrentendement. 274

Métaphysique de Reid. Recherches sur l'entendement, humain. — Réstmié de cet ouvrage : 1" Réfutation de la théorie des idées représentatives; théorie de lapercejition directe. 2" RéTutation de la théorie du jugement comme perception d'un rappoit de convenance ou de disconvenance entre deux idées. 5° Incapacité du raisonnement et de la démonstration à établir les premiers piiucipes. Principes négligés par les philosophes et restitués par Reid; principe de véracité et de crédulité; principe de la s;abilité des lois de la nature. 4° Théorie de la formation du langage. 5° Distinction de la voie d'analogie et de la voie de réflexion. Méthode psychologique. Éloge de Descaites comme le vrai fondateur de la philosophie moderne.

HUITIÈME LEÇON. — REio. — Essais siu' les facultés intellectuelles 316

Premier essai ; Prolegouiriiei. De la \riiie méthoilc jihilosopliiqae. Vice delà classificaliou ordinaire des facultés de l'àme. — Deuxième essai : Des facultés que nous devons à nos sens. — Conditions de la perception. — Hypothèses imaginées pour expliquer la perception et qui la détruisent. — Distinction de la sensation et de la perception. — En quoi l'analyse de Reid est défectueuse. Intervention nécessaire du principe de causalité dans la perception. — Du principe qui nous fait rapporter les qualités sensibles à un sujet et nous donne l'idée de la substance matérielle. — De l'idée d'espace. Hardiesse et timidité de Reid. — Troisième essai : De la mémoire. — De l'idée de durée. Confusion de l'ordre d'acquisition et de l'ordre logique de nos idées. Reid rejette la preuve de l'existence de Dieu tiiée de l'espace et du temps. — De l'identité personnelle. Reid ne s'explique pas sur la nature de l'àme. Fausse circonspection de l'école écossaise. — Quatrième et cinquième essais : De la conception et de l'abstraction. Reid conceptualiste.

NEUVIÈME LEÇON. — REID. — Essaïs sui" les faculiés intellectuelles 366

Essai Vie : Du jugement. Analyse du ju;;enienl. Erreur de Reid siii roiiiic do développement de la conception et du jugement, et en général sur toutes les questions d'origine.— Que le jugement j'existe ne suppose pas la notion générale d'existence.

— Des premiers principes. Dix principes des vérités contingentes.— Principes des vérités nécessaires. Examen des trois piinciiies des substances, des causes et des causes finales.— Comparaison du travail de Reid et de celui de Kant sui' les premiers principes. — Reid n'a pas ignoré la question de la valeur objective des principes. — Essai vile : Du rainonnement. — Diflerciice de la circonspection et du scepticisme.

— A quelle partie de la nature humaine taut-il rapporter la croyance, l'évidence, la certitude? Obscurité de l'opinion de Reid.— Du sens commun. Que ce mot exprime le degré supérieur de la raison, en tant qu'il est commun à tous les hommes. —

— Retour sur quelques jugements historiques de Reid.— Descartes et Platon.

DIXIÈME LEÇON. — REID. — Esthétique et morale 414

Essai Ville : Du grotît.— Caractère original de l'esthétique de Reid. 1" Dans i'a:ial\se de l'idée du beau, Reid rétablit le jugement à coté du sentiment. S» Dans la question des caractères extérieurs et constitutifs de la beauté, il réhabilite la théorie platonicienne qui ramène toutes les beautés, même physiques, à la beauté intellectuelle et morale. — Essais sur les facultés actives. Reid met à la tète de la morale la question de la liberté. — Examen du premier Essai : De la puissance active. — Position de la question. Fait rie liberté. Analyse de ce lait.— Incertitudes, obscurités, contradictions, erreurs de Reid. — Ile Essai : De la volonté^ et IVe Essai : De la liberté des agents moraux. — Solidité et e\cedence de ces deux Essais.

TABLK 527

ONZIÈME LEÇON. — REiD. — Morale 453

Essai nie : Des principes d'action. — Erreur de la table rase dans la |ihilo?onlne anglaise et française du dix-liuitième siècle. — Principes mécaniques d'action : les instincts, les habitudes. — Piincipes animaux d'action : les appétits, les désirs, les affections. — Principes rationnels d'action : 1» Principe de l'intérêt bien entendu. Du rôle subordonné que la raison y joue. Insnlfisance de ce principe. 2» Principe du devoir. — Description de ce principe. — De la faculté à laquelle ce principe se rapporte. Après quelques tàtonneraenis, Reirt flnit par distinguer dans la perception morale le jugement et le sentiment, et dans le sentiment même une émotion de plaisir et une affection bienveillante envers l'agent. — Caractère rationnel du 7e chapitre du dernier Essai, l'approbation morale implique un jugement. — Lutte de l'intérêt et du devoir. — Essai Ve : De la morale. Reid s'arrête à des maximes générales un peu vagues, sans produire un système de morale. — Résumé : caractère général de la philosophie de Reid.

Beattie, professeur à l'Université d'Aberdeen. Sa vie, ses ouvrages. — Analyse de l'Essai sur la nature et l'immutabilité de la vérité' contre les sophistes et les sceptiques, 1770. — Éléments de la science morale, 1790-1793. Citations caractéristiques — Politique de Beattie : comme Reid, il défend la constitution libérale, aristocratique et monarchique de l'Angleterre menacée par l'invasion de la démocratie. — Adam Fergusou, professeur à Édinburgh, particulièiement moraliste et publiciste. Sa vie et ses ouvrages. — Essai sur l'histoire de la société civile, 1767. Ferguson, disciple de Montesquieu et stoïcien modéré. — Institutions de philosophie morale, 1769, et Principes de la science morale et politique, 1792. — Théorie de la volonté et de la liberté. — Les trois lois de la volonté. — De la loi de perfection. —Théorie stoîque de l'identité du bonheur et delà vertu. — Politique de Ferguson. Réfutation de la doctrine du contrat social comme fondement de rétablissement politique. — Se prononce pour la monarchie tempérée dans les grands Ét;its. — En 1792, il fait comme Reid et Beattie : il maintient la libéralité de ses opinions, mais il combat l'esprit révolutionnaiie. — Délinitioii de la liberté. Qu'elle exige un gouvernement fort, admet et maintient toutes les inégalités légitimes et même des distinctions permanentes et héréditaires, une aristocratie. — Qu'an milieu des désordres qui se renouvellent sans cesse dans les sociétés corrompues, le despotisme est quelquefois un remède nécessaire. — Quelques mots sur M. Dngald-Stewart.

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