‹ Philosophie écossaiseChapitre 77 sur 199 · Tiaduclion fiançaisc, t. II, p · texte numérisé non relu

Tiaduclion fiançaisc, t. II, p

SEPTIÈME LEÇON. — IIEID 289

« La théorie des idées se trouve encore dans notre chemin. Elle nous apprend que la première opération de l'es^prit n'est qu'une simple appréhension, c'est-à-dire qu'il débute toujours par concevoir simplement les choses, sans en porter aucun jugement. Elle nous apprend encore qu'après avoir acquis de la sorte un certain nombre d'idées pures, l'esprit les compare et perçoit parla comparaison qu'il en fait en quoi elles se ressemblent, en quoi elles diffèrent, et que c'est cette perception de la convenance ou de la disconvenance des idées entre elles que nous appelons croyance, jugement, connaissance. Pour moi, j'avoue que cette théorie me paraît une pure fiction sans fondement réel. Tout le monde reconnaît que la sensation doit précéder la mémoire et l'imagination ; d'où il s'ensuit naturellement qu'une appréhension, accompagnée de croyance et de connaissance, doit précéder la simple appréhension. Ainsi, au lieu de dire que la croyance et la connaissance dérivent du rapprochement et de la comparaison des simples appréhensions, il faut dire plutôt que les simples appréhensions dérivent de l'analyse de nos jugements naturels et primitifs. 11 en est des opérations de l'esprit comme des corps naturels qui sont composés d'éléments ou de principes simples. La nature ne nous donne point ces éléments séparés et ne nous charge point d'en faire des composés ; elle nous les donne mêlés et combinés dans les corps concrets, et ce n'est que par l'analyse chimique que nous parvenons à les saisir dans leur simplicité. »

Section 5 i : « Je ci ois que la sensation que j'ai actuellement existe, et que la sensation dont je me souviens n'existe plus, mais qu'elle a ext&té hier. Ici, suivant le système de Locke, je compare l'idée de sensation avec les idées d'existence présente et passée. Je perçois dans un cas que l'idée de sensation s'accorde avec celle de l'existence présente, et qu'elle répugne à celle de l'existence passée ; et dans l'autre qu'elle a de la convenance avec l'idée de l'existence passée et de la disconvenance avec celle d'une existence

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