LIMINAIRE
Que les drames de Wagner soient d'une compréhension parfois difficile, les nombreux et divergents commentaires qui en ont été faits le prouvent aisément. Mais faut-il admettre que quelques-uns, sinon tous, demeurent « énigmatiques » et que cette « ambiguïté constitue précisément un de leurs charmes »? Ne se pourrait-il pas, au contraire, qu'une étude précise des ceuvres elles-mêmes (éclairée par les autres écrits du maître) nous révélât en chacune une idée maîtresse à laquelle tout le poème se subordonne harmonieusement? Les quelques pages de cet essai n'ont pas d'autre but que de répondre à cette question.
N.B. — Voici, une fois pour toutes, la liste des traductions auxquelles^ sauf indication contraire, nous
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emprunterons nos citations. Pour le Vaisseau-Fantôme, Tannhatiser, Lohengrin, Tristan, nous userons de celle qui a été publiée sous le patronage de Wagner dans Quatre poèmes d'opéra. (Paris, 4860. Nouvelle édition chez A. Durand et fils, 1893.) Celles de M. Louis-Pilate de Brinn'Gaubast nous serviront pour la Tétralogie et les Maîtres Chanteurs. (Deux vol. in-8', Paris, Dentr ,) Enfin, nous citerons Parsifal d'après la traduction que Mme Judith Gautier en a publiée chez Armand Colin.
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