A UNE CANTATRICE
O cantatrice légère
Au vol prompt.
Passagère Qui t'attardes, sur mon front ;
Toi qui gentiment te poses.
Au soleil.
Sur les roses Que baigne un rayon vermeil ;
Toi dont l'aile si gentille
Fend l'azur,
Monte, brille.
Puis s'abat sur le vieux mur ;
Par la plaine refleurie
Ne vas pas,
Je te prie.
Te laisser surprendre, hélas !
Par quelque ennemi farouche
Embusqué,
Pauvre mouche, Derrière un piège masqué !
Ah î songes-y : l'araignée.
Dans un coin
Renfrognée Se dissimule avec soin.
EUe te guette peut-être !
Le gazon,
La fenêtre De la petite maison,
Le pied du tremble où sa toile
(Piège aflreuï
Qui la voile) Se suspend à l'arbre creux,
Le dessous du toit rustique,
Le caveau,
Le portique, Au grenier le soliveau.
L'arche du pont, la ruine
Où descend
La bruine.
Cachent ce monstre puissant !
Vole, pour mettre ta patte
Dans le lait,
Vers la jatte Qui t'attire, qui te plaît ;
Caresse les jeunes filles.
Si tu veux.
Des chevilles A la plante des cheveux :
EiUeure leurs belles joues,
Leurs iront pur
Où tu joues, Et visite l'épi mûr.
Dès l'aube, lais la toilette
Sur la fleur
Qui, simplette.
S'ouvre à l'insecte enjôleur ;
Va, trotte, vire, bourdonne, Passe, luis, Cours, fredonne
Parmi les thyms et les buis.
Quand la bise revenue
Fait souffrir,
Sous la nue, La plante qui va mourir,
Quand les premiers froids arrivent,
Gercent l'eau
Puis s'inscrivent Chez le chêne et le bouleau.
Quitte la plaine voisine,
Entre dans
La cuisine Où sont les mets abondants ;
Sous la grande cheminée,
Tout l'hiver
Cantonnée, Voltige près du feu clair.
Hume l'odeur de la viande
Cuite au four ;
Sois friande, Mange, bois, — chacun son tour !
Arpente à ton gré la table
En bois blanc
Où s'attable Le grand père au chef branlant ;
Sur la manche de l'ivrogne,
Sur son nez,
Rouge trogne.
Sur ses gros traits avinés,
Pour peu que cela te plaise
Pose enfin
A ton aise Tes ailes, noir séraphin ;
Dans le cidre que méprise
Le richard
Qui se grise Avec l'Aï, ce bavard,
Trempe vivement ta trompe
Et que rien
N'interrompe Ton régal olympien !
Fais la cour à la fermière Dont la main Familière T'arrête dans ton chemin,
Quand sur sa jambe bien faite
Où tu cours,
O foUette î Elle restreint le parcours
De la route ravissante
Où tu vas,
Frémissante, Prendre en secret tes ébats.
Au sucrier qu'on oublie
Plonge-toi,
Ma jolie Petite mouche, crois-moi.
Sur le sein de la nourrice, Ferme et fort, Glisse, glisse Près du poupon qui s'endort,
J'y consens, mais crains la patte
Du matou
Qui se flatte De t 'avaler, mon bijou ;
Redoute encore la gueule
Du vieux chien
Que l'aïeule Protège, tu le sais bien ;
Enfin mets-toi sur tes gardes
Quand, au loin.
Sur des liardcs Tu t'assoupis dans un coin.
ppiilosopiiip: et musique 455
Oh ! n'imite pas la France
Qui chantait
L'espérance, Tandis qu'un roi la guettait !
Sois prudente. La victoire,
Les beaux jours
Et la gloire, Passent comme les amours !
Juillet l«7â.
LISTE DES SOISCUIPTELUS
POLII LA PLBLICATIOX DE CETTE (ELVRE
M. Astruc (Zacharie)
M""" Louis-Lacombe (Andrée).
M. Aiiiiot (Eugène).
M»'^ Lefèvre (Marie-Ernest).
M"« Arrachard.
M^e Lefèvre i^Catherine).
M. A. d'Audeville.
M»'e Larat.
Muie Francisca d'Andrade.
et M""- Le Roy (Henri), (du Ha\re).
M""-^ Boutot.
et M'"' Lévéque «Alfred), (de Saint-
et M">'^ Hari(iuaii(l.
Waast-la-llougue).
M. Bernaud (de Bourges).
La
famille Le GritTon (de Saiul-Waasl-
M»'f et M''*' Brun.
la-Hougue).
M""* Bohiienberger ( Bertha et
M""-^ et M»'^ Musset.
Louise), de Stuttgart.
M«« Mancel.
Daines Bénédictines de la rue Mon-
M. MéauUe.
sieur.
M"'^* Notmani^Evangélineet Lucile)
M. Bourdin (Emile).
M»»»* E. Le Norinant des Varannes.
et .M">e Oscar Conietlant.
et M™^ Le Normant des Varannes.
M»"*^ et Mii° Caliart.
M. Niboyet (Paulin).
M. Gahart (André).
M. Pagnerre (Louis).
M""" Clievillard.
et M'"'" Pluyette (Charles).
Docteur Caiiiescasse (Pierre).
.Npi^- Ketzer «Marie).
'- et Mlle Ghevé (Armand).
M. Rothschild (de).
.M. (1. Colombier.
M. Bouillon.
M'"^ Devoucou\ (Alphonse).
.M'"' Robin.
M. Dupuis (Maison Erard).
M. Réty (Emile), du Conserva-
M. l)('llmye(A).
toire.
M"><^ Dain ^Emile).
M>"<" Richardière (Alfred).
M. Dif (Henri).
M. Roger (de Bourges).
M»« Delonée (Marie).
>|mos Sonhart.
M"'-'' Fahres.
-M"e Siigetle (Jeanne).
M. Floquet (de Saint-\Vaast-la-
et M"»« Sau\an (Ernest).
ll()U;,'Uo).
M. Tliomas(Ambroise),direcleur
.M. (larcin (Jules).
du (Conservatoire.
et M""- (liron (Aimé).
M. Vacquerie (Auguste).
et M"^' (Îuyon-Verax.
L'abbé V. ^\.).
M. Hamelin (llilaire), nïaire de
et M'»'- Vicq.
St-\Vaast-la-llougue.
M""" N. de Vriés-Lippens.
et M"" Kerst (Léon).
.M"' Vendredi (Jeanne).