‹ Philosophie et musique; œuvre posthumeChapitre 32 sur 51 · A UNE CANTATRICE · texte numérisé non relu

A UNE CANTATRICE

O canUtrice légère

Au vol prompt.

Passagère Qui t attardes « sur mon front ;

Toi qui gentiment te poses,

Au soleil,

Sur les roses Que baigne un rayon vermeil ;

Toi dont Taile si gentille

Fend laïur,

Monte» brille, Puis s'abat surjle vieux mnr ;

Par la plaine refleurie

Ne vas pas,

Je te prie, Te laisser surprendre, hélas !

Par quelque ennemi farouche

Embusqué,

Pauvre mouche, Derrière un piège masqué !

Ah ! songes-y ; Tardgnée,

Dana un coin

Renfrognée Se dissimule avec soin.

Elle te guette peut-être !

Le gazoo,

La fenêtre De la petite maison.

Le pied du tremble où sa toile (Piège ailreuv Qni la voUe)

Se suspend à Tarbre creul.

Le dessous du toit rustique, Le caveau, Le portique,

Au greuier le soliveau,

L*arche du pont, la ruine

Où descend

La brui[Le> Cachent ce monstre puissant!

Vole, pour mettre ta patte Dans le lait,

Vers la jatte Qui l*attire. qui te plait ;

Caresse les jeunes iillea.

Si tu veux.

Des chevilles

A la plante des cheyeus ;

Ëtïleure leurs belles joues»

Leurs Iront pur Où tu joues.

Et visite ré pi mûr.

Dès laube, lais ta toilette Sur la fleur Qui, simplette,

S*ouvre à Tinsecte enjôleur ;

Va, Irotte, vire, bourdonne.

Passe, luis. Cours, fredonne

Parmi les thyms el les bais.

Quand la bise revenue

Fait souffrir,

Sous la uue, La plante qui va mourir.

Quand les premiers froids arrivent,

Gercent Teau

Puis s'inscrivent Chez te chêne et le bouleau,

Quitte la plaine voisine,

Entre dans

La cuisine Où sont les mets abondante ;

Sous la gfrande cheminée^

Tout rhiver

Cantonnée, Voltige prèfl du feu clair.

Hume Todenr de la viande

Cuite au four ;

Sois friande.

Mange, bois, — chacun son tour !

Arpente à ton gré la table

En bois blanc

Où s'attable Le grand père au chef branlant ;

Snr la manche de l'ivrogne^

Sur son ucï.

Rouge trogne.

Sur ses gros traits avinés,

Pour peu que cela te plaise

Pose enfin

A ton aise Tes ailes, noir séraphin;

Dans le cidre que méprise

Le richard

Qui se grise Avec TAï, ce bavard.

^^ PlULOSOPHIE ET MUSIQUE

Trempe vivement ta trompe Et que rieo N'interraiiipe

Ton régal olympien !

Fais la coor k la fermière Dont la main Familière T'arrête dans ton chemin.

Quand sur sa jambe bien faite

Où tu cours,

O follette I Elle restreint le parcours

De la route ravissante

Où tu vas.

Frémissante, Prendre en secret tes ébats.

Au sucrier qu'on oublie

Plonge^toî,

Ma jolie Petite mouche, crois-moi.

Sur le sein de la nourrice,

Ferme et fort,

Glisse, glisse Près du poupon qui ■ endort.

J'y consens, mais crains la patte

Du matou

Qui se flatte De t'avaler, mon bijou ;

Redoute encore la gueule Du vieux chien Que Taïeule

Protège, tu le sais bien ;

Enfin mets-toi sur tes gardes Quand, au loin.

Sur des hardes

Tu t'assoupis dans un coin.

Googk

Oh ! n'imite pas la France

Qui chauUit

L'espérance, Tandis qu'un roi la guettait !

Sois prudente. La victoire.

Les beaux jours Kt la gloire,

Passent comme les amours !

Juitlei 1S7Î,

Googk

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