I-S il ler;>u^^^^ fi^^^^^^^^^^^^^ '^'-^ los abolit
du Capitole ^" ^^''''' "^"^^^*^^ «»»• i^'s assises
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J'as un tableau. Il nous sÏir ^n .'• "' '''^'^'^^^nce P'tres et de nous att^l e Îs sn 7''' ^'"''^"^^^ ^'^^- ^"i nous sera une oJiÎj^^X^^ P^^'" '^' détail, la manière prom- it ni ^T '^^''''''^ curieux chapitres : €0.^:!^;^^ ^^^ -^
périt tout entier v r^ ' / ' ^stianisme, et s il
chrélienne?- L'art chretZHa "T '"'"" ''""" de l'empire. On conviônl .^"/"'''"«"o» "lalérielU
i.npossn.lo d'à i "" , ' "'"f '"' "''"'"- '"^' -ï"'" «'
.•--i.=u.i.el!';;:i: r^'trï'rr'"''^""-'
l>iillm.le série, le l,.cons ■ ■ '''''''"^'"'"■^ ^e celle
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4'J2 IMIILOSOIMIIE ET PIIILOSOMIES.
fira poiii' fiiirc voir quelle délicatesse d'anaivse, quelle émotion pénétrante, quelle dialectique vive e\ variée se mêlent chez lui à l'iiistoire, pour Vù\c\or au plus haut niveau de moralité où elle puisse atteindre. — « Dans le christianisme naissant, les institutions étaient fortes, mais à côté des lois il y a les mœurs. Une société se tient • encore moins assise sur ces hases larges, solides et apparentes qu'on appelle le droit que sur ces autres fondements cachés, profonds, placés, ce semhie, hors de la portée de la science, et qu'on appelle les mœurs. Home païenne eut aussi des institutions puissantes; seulement, le progrès des lois y fut en raison de la décarlence des mœurs. 11 s'agit de savoir si la société chrétiemie au cinquième siècle présentera le même contraste, ou si le progrés des mœurs y accompagnera le progrès des lois. Je m'arrête à deux points qui font la supéiiorité des mœurs chrétiennes : la dignité de l'homme et le respect de la fenune.... Le premier ressort, le jessort secret, profond, de la société moderne, c'est ce sentiment excellent qu'on
appelle l'honneur, qui n'est autre chose que l'indépendance et l'inviolahililé de la conscience humaine; c'est le sentiment de la dignité de l'homme, et nous ne devons pas méconnaître comhien l'antiquité, avec toutes ses vertus civiques, avait opprimé cet instinct légitime de la digmté personnelle. En présence de la patrie, le citoyen "ii'i'st rien; en présence de la loi, la conscience se lait; en présence de l'Ktat, l'homme ne connaît [las de droit. Voilà la loi générale; et en même temps que l'anti^piité écrasait la dignité humaine par la majesté de l'État, elle llélrissait la personne dans trois sortes d'honnnes qui composaient la grande majorité du genre humain : les esclaves, les ouvriei's et les pauvres. »
Ici se développe un parallèle des plus animés entre la condition de ces parias de la société antique sous la loi
i'iŒt)i:nic ozA.VAu.
P^'H'nne, et la situation nouvelle que le chn r • ''' « ces frères régénérés fb.no ^^ ^^ ^^''^«''^'^l'^inefait -ent comn,cnt'a Jio~ "^"^''^ «^-^--
struisantia conscienc Te ,^2^^ '^ ''^^con.
i^inta, par l'exemple du (1,.?; ''"^'"^"^ ^"<^ ^'^^'a- J'^- que lantiquit at i V"' ''''^^'^ '^ ^''avail
^^ '-espect de la pauvr t n lir""'"' '"'" '"' '''' '^ ï'au^'iône n'était un de o : n "'' ** " ^^ '^^"^^^ ^'^^'
^-H pour tous. Le ::s::r^
tl.ins lecono.iiie cl.rolieni.P r, ' 'e contraire :
I—.0 et est un .^2 l^ / Z:?: " '^^ ',"" '•-'''" P""''
c""s-il. Mais si le o|, .1- ,i f"" •^""Plement un
"nhersel, envers ce pauvre «»;'!, '',"""'' """"Hme, I-v- on la personL d to es^ t '^ ?":'' '^"' -' e-^lnvancier; Ini s.n.Ien.ent •, „„ ,''"' '*°"''™ent
I" '".'"vais ricl.e. « i) ! fj , ""' "" " «"«"d ""S'-urne supérienr Maiso.ri. '"' '""'■•=«'"""^0'n"'o :;elato dans «Le sai^ / /^r" t"''.!''^--'»
nous a surpassés en élevmf rïn« ' '^ •^nliquilé
'l-'-'Uo vois nos vi,L!:rLt etTE*^ " ''""-' o-tassécs les unes sur les autres et ,/;.""' '"'''""' '""«^■ral.le faite à ces noonhi ««'"l'f'on dure et
i'-^ "o"« t'-""vc.rai;.„t L is ; r„::::" ^^■^^■-•-'•
'""' ll'.V,(i.es. ces ne(i(os sil . . ''"'' ""'""'"'"s
P'--^^ons les uns em ,. . ! "'""'""•''' «" """^ "«us 'lou.o avec dogoùl Éû I "h "''' ■•"-'"•'■<-•'■« '«"1 sans 'ie jouir; ne„° le' Vo , 1 Z'"""' ""'"" -"-"^ '«.t '«"••s théâtres, leurs nW ''*'.'''■ '^'*'^.^'- '«"••« «olisées. ^l--.a,eurs ,.r ^i^TlZ vena.ent s'asseoir le
''■'"""■ '""'^ "-^"^ '« wrasons ,,„.
m PIIILOSOniIE ET PHILOSOPHES.
les monuments élevés à la douleur et à la faiblesse, par ces innombrables hôtels-Dieu que nos pères ont bâtis en Fhonneurde la vieillesse et delà souffrance. Les anciens savaient jouir, mais nous avons une autre science; ils savaient aussi quelquefois mourir, il faut l'avouer, mais mourir, c'est bien court.... Nous, nous savons ce (jui fait la véritable dignité humaine, ce qui est long, ce qui dure autant que la vie, nous savons souffrir et travailler. » Ou nous nous trompons fort, ou la véiilable éloquence a passé par les lèvres qui ont prononcé ces paroles.
Ce qui fait l'autorité d'Ozanam, dans ces études où l'histoire est une forme de l'apologétique chrétienne, c'est la modération. On le croirait entraîné, sur la pente de sa doctrine, aux préjugés qui courent dans une certaine école contre la littérature païeime et en faveur du moyen âge. Son esprit éclairé et son ferme bon sens le protégèrent contre ces excès. 11 s'arrêta toujours à cette juste limite que dépassent, du premier bond, les esprits violents. Il suffit d'ouvrir ses livres pour se convaincre de l'admiration affectueuse que lui inspirent les grands écrivains de l'antiquité, ceux que l'on appelle les classiques, et qui, en dépit de leur nom, sont profondément ignorés de la plupart de ceux qui les attaquent. Ce qu'il craint, et ce qu'il dénonce avec énergie, ce n'est pas la forte éducation littéraire que tant de générations ont puisée à ces sources consacrées, c'est le réveil de ces mauvais instincts que gène l'austérité du christianisme, et qui sont comme le paganisme impérissable de l'humanité. Mais le réveil de pareils instincts n'est pas l'effet de la lecture des classicpies. Ne rendons pas Virgile et Cicéron responsables des tendances de notre époque. Rentrons en nous-mêmes, et voyons si ce n'est pas au pins profond de notre conscience que nous trouverons la raison .NOiMVle de nus imaginations perverties, de notre
KiJÈOliHIC OZANAM. ^^^,
sensualité bh.sée, de nos désirs surexcités .U
lontés vacillantes. Ce secret après f on f' t """
t-eld, et .1 J aurait dit sans doute si locdslnn cV..,sente... Mais, du ,„oi„s, eV.t Lien I Iw '"''"
de toutes ses conversa, onst^ese £ "?"' """'■'
place au.oyen .,e «id J^LTh i ^ire^jl^ dénonce les périfs, dans lavant-prooos dlZr- r
Le tlin.i„,„»„e |,„„|„ „,„„„„ ' .„''„'''"■• cipnna « Il «^. • •• . ^ *'* civilisation an-
*« l'llll.OS(ll'IIIE ET 1'IIII.OSOI'IIES.
««Iligcnces, celle du cl.rislianisn.e; .■( .-ela devait être A force d entendre répé.er ,,ne le n.oyen âge a élé l'ép^ q..e pnv.leg.ée du chris.ianisn.e. lopinion ".busée a Jl t.fie ce ,e longue el lénéi.reuse période avec la religion qm e a„ son uléal sans doute, „,ais aperçu de l.ienl i,"
t.que On a conlondu ce qui élait la barbarie, je veux Jre les mœu.-s violentes, les supplices atroces, le goùî
^en, ment croissant de la justice et de la charité, le res- CJ] "'•»",•"'•« '" "'>"«, les délicatesses duJc's mor I. la civ.hsat.on s-hun.anisant et la conscience huma, e s épurant. Comme il y a eu des apologistes imprudents pour louer tout en masse, et revendiquer, en faveur de la religion, une détestable solidarité, il y a eu des détrac leurs Ignorants pour condamner tout en masse, et répudier avec .erreur, une religion qui prend si vobntie.'à o„' compte un s, lourd héritage. Les déclamations en faveu"-
cLZ?r T .""'•""""' '•'»"'l»'>'"'"'t 'es déclamations cont.e le chr,st.an.sme. De bons esprits, mais ignorants. • ont etepns au p.ege de cette confusion déplo,able. Allez au fond des préjugés qui soulèvent tant de .aisons inilées
contie la fo, que d horreur pou.' les excès du moven Age Volta.re peut souri.e; il s'..st t.ouvé des chrétiens pou^ fane son œuvre. ^
Les Études germanirjues marquent, pour une nationalae, ce que M. Ozanam comptait faire pour les grandes na.o„a. tes modernes. Il y expose, en deux volun.es cons.derables par le soin et lètendue des reche.-ches. VÉlal de, Germains avant le christianisme et la CiviUmtion ch,el.e„„e che: les Francs, cesl-àKlire Ihistoi.e ecclè- B.ast,que, politique et littéiaù-e des temps mé.ovingiens et du .egne de Ch.u l..,nagi.e. Letude des peuples ge.-
F'tÉOÉIlIC OZANA,,.
mains avant leur transfoim-iiinn .. i- • cette t.-a„sfo»naIio,. vo ni ^ .'^"'"'"' "' ^'''"^' •*«
- propose rm.te .:; : ' /r::" '' r"' '''"' "-«
'I- >o '•ompo.te la s i'c ,. ,XT'"'^'^'"-' «««'"' "l'sn..e et s vaste 11 • ''■'"" ""'^ '"''"^'•'- «i
"■•■'V....X de lé dL , , '"''"^••""""-■n' «ceondé par les
o-iginaiité 1:; ";: " i^r:i; ■;;:"■: ;■ ^ - ^-<i- --
m.dilion dans le. lemhnll . ' "' '°""'"* <=«"« profitant des secou.. Ï^ u " : .""f ""'' """ ^» .=ont,.actèe envcs ses ad e !. '^^ ' '' """"'''' ''«"•' '- combat. So, œ V ' T' "" ";;""-""-- où il
"•-■'«in.ouvè les fZ l' '"'••"^''•'«' il '« «ait, s'il
Grin..n. Bopp G f P. i '" '^T "''""''"''' '^"* '"'•è.-es tant d^;ut.. f col l...a r^' r "'"' ''"''' *^-"i«'-. <-" origines. Mais il it au i Jw- "'"'! P''"™"'"'" ''«^ profondeu.-s sans n , „„!' "" "" •*''^'=''"'^ P'"""^ '" «««
grands .ravau. ", u , K:,:" ^"■'•î f" ^•'^'">- L- '■ "S. ainsi qu-il s- s Lm "/'".' ""'" "* P'-«P''«-
plus o.vclusive pf ni.,' n f • i admiration Ja
pius rail sur la supériorité de son ffénie ...r I. i ? nioia té de ses ]m< «..n lo ^ ! ^ ' "' '^ '^'^"*e
n avaient détruit ces esnénnee, „".'="""''"<'" latme que Lassen. cet oi-ie Ee n mn" ^ '""'''T un éloquent pa.-a,lè,e, le paga, i" TbSalTt' '"^ ;^" I).eu égoïste des Ilébr uLt Ger nus ,t f "'f '''poésie allemande, ne peut\l':ro:;rr;t
^« HIILOS(a'lIIE ET PHILOSOPHES.
Irr:""" .a,hol.Ve ,., a g... ses ,.e„iq„eu.
Ozanam détruit ces illusions trop palnotiques; il oxcelle a l^,„e vo.r la barbarie se faisant jour viilen.mcnl à .•ave., les .nstitu.ions et les n.œnrs. Pourc la pou s } Wude .le rane.enne religion et des lois des Genn" n jusqu a leurs origines. Anivé à ces pren.ière or " n .1 découvre des élén.ents inattendus.'., c«„,n,e n^f K de pu.sance de moralité e, de grandeur. Mais c Z , il n^ exclusivement germanique. Cest. nous assu e f-.l, une doctnne religieuse qui se rattache mv din contesta les analogies, au. plis fameuses n:|ii' 7e lan .qu.te; ce sont des lois qui sauvent les p ' cipe de la propriété, de la fan.ille. de la justice p b Sue e qn. s accordent en plus dun point avec les lo s dl 1 orient ; des langues où se marchent tous les 1 d une etroue parenté avec le latin, le grec et le san Si" o7oduTr """.'""' ""^ '"' formes.imparfaites, r :
traces d une tradition commune aux peuples errants d.. Nord et aux sociétés polies du Midi.'paHout les "es d un ordre ancien aux prises avec lespH t de dé ori e de destruction, partout un état de lu. e .,ui est le ntpre
«e id MtMlle bernianie.
On pressent la conclusion de ce travail préliminaire
jeux d Ozanam, et avec raison : à cette profondeur où si pensée es descendue, n.istorien touclief si je l'o el
est bien faite, ce pomt de départ, fortement saisi n,n «...duction. devient visible, palpable. Si vll^ZZ
HlÉDÉniC (.ZA.\.1)|.
ngoureuse, c'est un élément de la vé,.;. • .■ • "^
"•«"vée par la hmgue des f,L , •! ' •'""'''""-'"''^ ''-caractère : elle devient un! V ^'"=*K>"-e cl.ango de
iogie. - Voie qt f e c :;"r"'f"'^ '' '« '"préparée par trois c n.s le I d ""*"'• '""*"'''"''"' lyse. L'idée prin..in,rr r ''"'"•"'^"■ation et d'ana-
l-incontestabh. LTe 'nitîd.Î""'." '" '""" "■^^«"' «'-t
>- "-.x grands P^ll l" luL^rTeX"''^:;'"'^^ ''''' en même temps lu'aver ,''"•'•,"'' <^elles et les Slaves,
d-autres terme' c'est ri i^'f f'^^'^ "" «'di ; en européens, promée " Me ' i" .l -f' f ""'"" '"""comparaison des mvLlo4s ni' '"''r'' ^'' '«
lois, des langues d;s rehV 1 "^ rapprochement des
de principes et d Îadalnn" T"" "" ''""'^ ^"l'^''^""" 'a destinre de c': ZS ^ ^^^^ S^-'^ ^"e soit spectacle de la même Intl.. t T''^' ''^ '•«"«ent tous le s écrie Phistorie, oï on ne ''' ^'' *'" ^' ^«'■''«'•<''
qui se défend;i n"n eT, olT"" ''^^""'^ «'""lisatioû •0"che au vif je ne ",.s ? n " """"^ "" 1'"" "« "•en ne peut r a.ier AuC t'"""'' "*' '""•''-'« q"« fond de I , conscie c . hm *'' '""='^'«^' «""""e au
révolte; on r:::::::uz:22rrr'' '"■ «' •»
à-dire ce que DiVn nv T^ TvM f ■''"''"'' "''''■ 'radilion, aboutit au nnstéte dé ! d ""' ""'"""' '"
-"- P- .... chemin wën ll^l V e • wirbl"''" T' ' mais rien n'est plus dio-np h-, i *""" ^'«'"e;
des preuves nouvSes tl . n '"""'' ^'"^' "*' '''""'^'■
vnil des siècle neonsLe"" "'"'"" ''""' '« *^-
cLéance, à effacer cette eon.T-" "'P*'"*^'' ««"« dé"
•a paix dans H n m Z^l ' t"^' "^^
humain. ' " '"' P''"P'«S' dans le genre
partïd:'::; itrolr: 'r "'r- ' ■» '•-•"-p..Hosophiede,'hist;rcir;hroptXst^^
410 rilllilS43f'HII ET ï'HIL»»i4irHES.
lelK': r'i'>l .%^lh» ii^« B K<ii»^t H du Dismun sur tBiitotn Mmirerselle. — Je lit» prêlemis j.,i- prendre l.i res|M)n>abiïifê lie liHites les briHanle* iiidiiclkiiis par lesipielles i^.iniini pn^fKire rêl;ilil i -sèment • î- •• ^ . - it* : n ùu< oaTon* fait <|iiïinee\p>sitïtvn.et<4Hi> I'iiiHi|ue eimdilion dt-la phis stTiipuleus*» fidélité, it ne pri^lends pas que 1 > -ett*n«>* lies !î*>urees n*;iU rien â eonlnHiîr^ dans eeUe dt)iirint\ du moins dans l's pnnnes qui k fondent. Mais ce «pe les adversjiires eui-ménit» nous aerorderont - ^ |>eine, e\^t tpiil est bîeo rare de renei»nlrer un st vi^imreuï esprit ih' sMilliè»' Joint à niw?' si pênêtranle duah--: .v» qu'ils nous aecorderonl mi<H, c'est que rhisluire sele- ¥anl à eelle hauteur d'idées devient un .idmirailde s^^tème, et que si la iralsenililae*-»» 'f »in •^wt:rv.. .,..{ ^^^^ la >iIll^î'•^î^►• drs priiieipes et L ici.-ijf.,uir tics rfef:?ullal$. il n'eu r-i pîiS' «le' plus ïrai;seni„bl!il>î'^ ■ • '^li »rui r*xplique d'une 'iiiiiiiière si nature lî- -t -i rr-t;..iMie à U {'..> le travail des p«?upleS' et l,i destiQ,ée des siè»;" - ' m< le drame d€' rtiuniar-
Poursuivtms TaBalys*? »!es itie-es générales qui >«^nil It snlwlmf* mêiiie du livre et qui en font rinconlestaWe ori.fi fialitê.
l^>G*:»miai;,i- î--'^ ^•. sur ! - :il de' l'empire roniaîa. rrois!«nl e'I Riultipiiaat ëaus i ouib-re. et s«? prépract sams. h -■■■' t à preodp? en main fai-r^nir «le r»>t:*:idt*nt. Maisp»>u,r rela il faut t^u'ils ressent ' bartor»-. ^'t
ils le s*Mil«i'rore pr^jliiHiééiiKBt. en .: ^ ir^ur* dj,:;'-
admira feurs. ib-ikiit. subi k plusieurs :re;pri>es I»*s armes de R'Ofîie el ils sont e-iti-i^^rp' li:îrt»„pes.. Comment tv' '• ^-t-il
ne *-- „tii pas coiii|Ui> a jâUttk et n'ait pâ^ achevé par les .lôees TiFUTrif de* armes ? 'La: iii"issioa de RiMue n*- " • elle pas et fétob lîr l'un ite « î- r rui ti^ ^ b fami ima Imt semblait fait p^Mir a5sitrer €<tte des' „ Li >
des Césars était eomm»^ 1^ r.^.rl»al H r.,mmp labrétré des civilisations anli.pi... L. g..i. de lJ.>me s'était forrné en prenant d^- tout .v. rp,! Tavait pré.> .];. ,].. ndi-ion^an «.qu»^. .1.^ lettre Ht .1. . .rt. .|. la l.rèee, H en t ajou- ^fit eequil avait de propre, lidé. du ju.r., U ^ssi,>n du droit el la volonté de 1^ faire ré^er parmi les hommes Rora*^ ne praissait avoir reeueilli les tradition-^ des peuples eivili^és que pour faire l'éducation de i humanité Ce sentiment de luniversalifé romaine éclate en quelques rns irrei'UNibb-. dV-l-npi. ntv. .1 de simérilé rhez I^ historiens, les phil.>s.>plie^. !.. fM>ére.. rhez Ciréron H Virede, rhei Flularque H f |,>nis, Tadf^ ^i Sénéque. i>u.>IIe est donc la cause sarréio qui suspendit l'action du t^énie rowainet finit même par lui ravir lernpire du monde ^ La unn : Rome pîenne p,>uvait préparer, e!l^ n était pas en mesure d achever l'éducation de ces peuples, i^ qu% Ile ne ht jamais, t^-p mî'^n^ ^ p.>uvait pa^ ftire, ç était la omipiéte des cu..^ .rfi.r-. et tant que cette dernière n>n. quête n est pas fiir^. h trace peut être profond.* dan^ fc. mL âm^ r^ m>fiiuti..ns, dans les esprits, mais le f,>od de lame résiste et - e>t asseï p,>ur .{u une nationalité tout en!, r^ ppe m lÉMMiiiteur. Il ne faudrait pm
re pilotant que la mission des Romains ^n Germanie ail eie slmie. ijzanain iiou^ f^ dit dans un ije^u hmêm ipi se soeviert de Bossoet : , **mmk la Prov^eiire 2Zl a «Ml ^-rjte des ouvriers e»>miiie les RtMnains. assuré^ iBMt t:ut; ne se prop#)s.* rien de méiiiiicre «Hjand ell.perniet qu'un pav^ s,m| |ab.>uré pendant pïu.1 de trois cents ans p;ir les pins tetribles pierres, c'est ip'eile se r-^fve de semer dans !^ .ilton. Au OMiieiit m lirusK jetiit des p>nrs sur le Rliiû ^t perrait dés routes à Irafers la for. \ ,„, il ^| ^np» de se iiàler, car dk a» ap«s ifcfail naître, dans une iMiurpiiie db' k iudé*^ «reiai diMil te disciples ,paaiieraie.n! par ces eimiiiKi^ p«iir ad»
PIlILOSOfllIE ET IMIlLOSOIMIE^i.
ver la défaite de la barbarie. Les lois des empereurs, si savamment commentées par les jurisconsultes, introduisaient le règne de la justice, qui préparait celui de la charité. La langue latine donnait aux esprits ces habitudes de clarté, de précision, de fermeté, aussi nécessaires au progrès de la science qu'au maintien de la foi. )> Et ici se présente une occasion toute naturelle, mais vivement saisie par Ozanam, de nous faire apprécier, par l'exemple de la civilisation romaine, la raison humaine dans ce qu'elle a produit de plus grand, et de reconnaître, non pas qu'elle ne peut rien, mais qu'elle ne suffit pas. Ce que Rome païenne ne fit que préparer. Home chrétienne l'accomplit. Cette inquiétude delà conscience humaine que n'avaient pas eue les législateurs et les philosophes du paganisme, ce fut elle qui poursuivit sans relâche les missionnaires chrétiens et qui les poussa bien au delà des fleuves où s'étaient arrêtées les légions. Ils ne songeaient qu'à sauver les âm«^s; mais par elles ils sauvèrent tout le reste. Kt dans un large tableau, dont nous ne pouvons détacher que quelques traits, Ozanam exprime et résume avec une singulière vivacité tout le travail de la citilisation chrétienne chez les Germains: <t De toutes les fondations romaines, on n'en voit point qui se fussent conservées, si le christianisme ne fût venu les purifier et y mettre son signe. Les défrichements coniinencés par les colons militaires étaient perdus sans les colonies monastiques qui en héritèrent et qui les poussèrent plus loin. Les villes restèrent debout, mais parce qu'elles eurent des saints, comme saint Aignan, saint Loup, saint Severin, pour relever le courage des habitants et fléchir la colère des barbares. Les institutions municipales ne périrent pas, mais parce que, au milieu de leur décadence, elles furent protégées par un pouvoir nouveau, celui de l'évoque devenu défenseur de la
FIIÉDÉRIC OZANAM. 413
cité. La monarchie impériale recommença avec Charlemagne ; niais les peuples qui avaient droit de se défier d un pouvoir si dangereux, voulurent que cette monarchie régénérée s'appelât le Saint-Empire; ils voulurent que 1 empereur, au jour de son couronnement, fut ordonné diacre, c'est-à-dire serviteur des pauvres. On est moins surprisdel'autoritédes lois romaines au moven âge, quand on les trouve déclarées saintes et vénérables par les canons de l'Eglise. Enfin, pendantque les lettres s'éteignaient a 1 ombre des écoles dégénérées, l'éloquence se réfugiait dans la chaire évangélique, où elle retrouvait les grands intérêts et les grands auditoires qui l'inspirent. La poésie, cet art religieux et populaire, revivait dans les hymnes sacrées et dans les légendes. Ne dédaignons pas même ce latin d'Eglise dont on ne remarque pas assez la naïveté et la grâce : ce fut pendant plusieurs siècles le seul langage possible de l'enseignement et des affaires. - L histoire n'a peut-être pas de plus beau moment que celui ou le christianisme intervient de la sorte entre le monde civilisé et la barbarie, afin d'achever un rapprochement préparé de loin, mais arrêté par des ressentiments terribles. L'Église, dont la mission est de réconciher les ennemis, conclut cette pacification, elle en dicta les termes; elle resta gardienne du pacte sur la foi duquel la société européenne se constitua.
Telle est l'esquisse, tracée par Ozanam lui-même, des Idées dont le second volume des Études germaniques nous présentera le développement. C'est faire le plus grand éloge de ce volume que de dire que le plan a été rempli. Inc série de chapitres substantiels, fortement c<Miçus et profondément étudiés aux sources, nous montre la Germanie sous les Romains, le christianisme pénétrant avec les armées romaines, les êoIis,.s conquérantes se formant sur les confins de la barbarie, le génie latin
414 l«niLOi)0['lII£ El MIILOî>()I'JIES.
respirant dans ces sénats d'évèques qui consliluont l'unilê de croyance et de discipline; le christianisme devant les invasioîis, les espérances et les danf^ers de la foi nouvelle en présence des barbares, les pressentiments de Salvien et de l'aul Orose ipii prennent hardiment le parti de ces peuples nouveaux contre tims les souvenirs et toutes les traditions de la majesté romaine, la grande et singulière figure de révé(|ue Ulpliilas, l'hérésie travaillant di\jà ces convertis de la veille. L'aufeur nous arrête tout spécialement sur ces trois grands événements qui décident la victoire; suprême du christianisme, la vonversion des Francs, la prédication des Irlandais, la conversion des Aiiglo-Saxons. I.e rôle providentiel des Francs est marqué à grands (rails : Ils entrent au service du christianisme, succèdent aux Romains cl arrêtent le Ilot des invasions. Conlinualeur des Uomains et représentant de la Germanie chrétienne, Charlemagne nous est montré dans toute la sévère grandeur de sa mission, suscilé pour briser la confédéralion saxonne, c'est-à-dire la Germanie décidée à resh'r barbare, pour fonder la liberté polifitpie de l'Église en renouvelant avec plus d'éclat et de force la domination de Pépin, pour affermir la chivlienté au dedans et l'étendre au dehors, organisateur et ronquéranl, législateur- aussi l)ien cpie héros. Après l'histoire présentét; à grands traits vient l'intéressant tableau des institutions ei des doctrines. Conmient des races baibares, travaillées par l'Kvangile, une civilisation sortit, «'t avec elle tout un empire, voilà ce que l'on nous montre dans les études qui conqdètent si fortement ce livre : V Église, ['État, les Écoles. Il n'y a plus de barbares après Charlemagne. Le monde moderne est fondé. Je ne sais si j'ai pu faire comprendre l'intérêt de cet inunense travail. Ce que je sais bien, c'est (ju'en fermant le second volume des Études germaniques, on ressent
FIŒDÉI^IC (JZANAM.
une sorte de vénération pour la probité courageuse de 1 auteur, qui n'a reculé devant aucune recherche pour donner a ses conclusions un fondement solide. On est étonne de trouver tant d'éloquence jointe à une science si profonde. Cette réunion de deux qualités très différentes smon contraires, est un caractère dominant chez Ozauam, professeur ou écrivain. Il sait, à force de variété de mouvement et d'éclat, répandre de l'intérêt sur les plus austères documents. Il passionne l'érudition. D'ailleurs Il ne laisse jamais perdrede vue le but où il aspire et ce but est toujours si grand, si élevé, qu'on est lier 'de le poursuivre avec lui. Son but, partout indicp.ê, partout pressenti, n est pas moins (p,e de montrer, à la pleine Ininierede l'histoire, les trésors de civilisation politique religieuse, littéraire et sociale que contient en soi le c instianisme. C'est, si je puis dire, la démonstration du christianisme par ses rapports avec la civilisation.
Dans toutes les grandes parties de l'histoire, Ozanain ap|)orte une gravité de ton et de style, une force et une innpleur d'argumentation qui lui assurent sa place parmi les écrivains énnnents de notre temps ; mais il faut le voir à l'œuvre dans les légendes, cette poésie des ignorants et des petits. Personne, de nos jours, n'a su prendre avec une si heureuse justesse le ton naturel de la naïveté émue. 11 s'émeut, en etfet, il s'enchante de son propre récit. Il est tout pénétré du sentiment qui fait les lé-e„des ; il est tout peuple d'imagination et de cœur. Il croit avec sa sensibilité charmée, même quand sa raison sount, et cette foi, qui est une grâce, donne en même temps une lornie exip.ise à son talent. Je ne peux que recommander en passant les délicieuses légendes entremêlées au récit de la vie laborieuse de saint Colouiban et de saint nom face dans les Etudes germaniques. C'est comme un nid h ibillard, naïvement suspendu au.v arceaux d'une éo^lise
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Mais OÙ ce sens délicat de la poésie populaire s'est donné libre carrière, c'est dans un livre publié en 1848, au retour d'un voyage en Italie, sur les Poètes franciscains au treizième siècle. Ozanani nous marque, dans sa préliice, qu'une pensée cotnniune anime [)our lui ces vivantes images du passé, les basiliques ilaliennes, conservées dans leur caractère par la vénération des j)euj)Ies, et ces religieux qui les desservent, aussi pauvres qu'il y a cinq cents ans. n En considérant de près le moyen âge italien, dit-il, j'y croyais reconnaître, plus visible qu'ailleurs, le lien qui unit la foi et le génie, et par quelles inspirations les saints suscitèrent les grands artistes. Je voyais le saint le plus populaire de cette époque, saint François, en devenir aussi l'inspirateur, composer lui-même des cantiques admiiables et laisser après lui toute une école de poètes, d'arcbitectes, de peintres, qui se formèrent au tombeau d'Assise pour se lépandre jusqu'aux Alpes et jusqu'à la baie de Naples. J'ai donc voulu raconter les commencements de la poésie religieuse cliez les franciscains italiens, en rattachant à ce sujet mes souvenirs et mes inspirations avec la complaisance qu'on pardonne aux voyageurs pour les lieux qui les ont channés. »
C'est l'inspiration de l'artiste, du chrétien et du voyageur qui a pnuhiit cet aimalde ouviage, où la poésie se mêle à la science, comme le liseron au blé mûr. Nous ne ferons que marquer la place que ce livre occupe dans les Œuvres complètes d'Ozanam. Tout ce qui pouvait en être dit, M. de la Villemarqué l'a dit avec l'accent des vraies douleui-s et des vraies amitiés. Happelons seulement la gracieuse couronne qu'une main, bien chère à l'auteur, a tressé.' avec les petites Fleurs de saint Françoi^i, et dont elle a orné le monmnent. [)e tous ses ouvrages, celui-ci était devenu le plus cher au cœur d'Ozanam. In
saint et pur amour avait passé par là; il y a laissé son charme avec son parfum.
Nous ne parlerons aussi que pour mémoire des deux autres ouvrages; l'un est le premier qui ait fait connaître le nom d'Ozanam; c'est Dante et ta philosophie catholique au treizième siècle ; l'autre est l'ouvrage qui a jeté un dernier reflet sur son nom, le Pèlerinage au pays du Cid. Mais déjà, quand ce livre parut, l'infatigable travailleur s'était endormi sur sa gerbe de beaux livres et de bonnes œuvres, et, pour la première fois, il goûtait le repos. Par une ironie de la providence capricieuse qui règle le destin des livres, ce fut cet opuscule qui, de tous les écrits d'Ozanam, fit le plus de bruit dans la presse. Ce n'était plus qu'une gloire posthume. — Nous ne pouvons que mentionner l'ouvrage sur Dante, où M. Ozanam s'est montré un des promoteurs les plus actifs de cette révolution littéraire en l'honneur du poète florentin, dont nous parlait tout récemment, dans quelques pages fortement conçues, un des élèves les plus distingués d'Ozanam ; c'est assez dire un autre fidèle de Dante. Nous aurions aussi aimé à nous arrêter qilblque temps sur le Pèlerinage au pays du Cid et à faire voir le talent d'Ozanam sous une face toute nouvelle, l'esprit aimable et enjoué. Mais la fleur du sujet a été enlevée. Ces deux œuvres sont parfaitement connues de nos lecteurs. Ce qui a été bien fait ne se recommence pas.
Ces principaux ouvrages d'Ozanam, tous reliés entre eux par la communauté du sujet et du but, sont suivis de deux volumes de mélanges, pieusement recueillis par les éditeurs. Les fragments qui les composent sont d'une valeur bien inégale. Et, à cet égard, nous dirons notre pensée entière ; nous regrettons que ces deux volumes ne soient pas diminués de moitié. Il y a là d'excellentes
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pages qu'à tout prix il fallait conserver; il y en a d'autres qui font bonne figure dans l'œuvre complète d'Ozanam, sans se recommander par un mérite particulier; il y en a un assez bon nombre dont la perte n'eiit été sentie par personne, et qui auraient disparu sans aucun détriment pour la réputation de l'écrivain. Je range dans cette troisième catégorie les mtes (Vun cours de droit commercial, qui sont, je n'en doute pas, les éléments d'un excellent cours, mais qui n'offrent plus qu'un bien faible intérêt, même à ceux ipii ont le courage d'aborder ces programmes, d'où la vie s'est retirée avec la parole; des œuvres qui sont trop sensiblement des œuvres de'circonstance, comme une Notice sur l'œuvre de la propagation de la foi, et deux Discours aux conférences de Saint- Vincent de Paul, à Florence et à livourne; enfin quelques écrits où se révèle l'extrême jeunesse de l'aulem- par un je ne sais quoi d'indécis dans l'érudition et de déclamatoire dans le style, comme les Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon et les Deux chanceliers dWngleterre . Nous demandons mille fois pardon de notre franchise aux savants amis de M. Ozanam, qui, sans se faire illusion sur la valeur de ces œuvres, ont cru cependant que c'était pour eux un devoir presque religieux de restituer l'écrivain dans son intégrité. J'honore l'iulention, mais je suis convaincu que c'eut été une plus grande piété d'être plus sévère dans le choix des mélanges. Qui doute que queli|ues-unes de ces pages soient autre chose que de simples essais et presque des amplifications d'un brillant écolier? N'est-ce pas donner beau jeu aux adversaires, si le talent élevé et sympathique d'Ozanam doit en rencontrer? Les amis d'un écrivain doivent faire, il me send)le, comme l'écrivain ferait lui-même s'il publiait ses œuvres. Que de pages on laisserait deriière soi et qui tomberaient justement dans l'oubli ! Ce sont des |)réludes.
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si l'on veut, ce ne sont pas des œuvres. Rien de tout cela ne doit survivre à la circonstance.
Ce qui méritait de vivre et ce qui vivra, c'est une savante et judicieuse notice sur M. F auriel et son enseignement; ce sont d'excellentes études sur la littérature allemande au moyen âge, sur les Niebelungen et la poésie épique; c'est un discours sur la puissance du travail, prononcé à une distribution de prix du collège Stanislas, et qui, par la moralité élevée du sujet, aussi bien que par l'émotion de l'orateur, devint un des plus grands succès oratoires auxquels nous ayons assisté. Je ne parle pas du Pèlerinage au pays du Cid qui figure parmi les mélanges et qui a l'importance d'un ouvrage à part. Mais je citerai encore deux morceaux distingués sur le Progrès par le Christianisme et les devoirs littéraires des Chrétiens. Je citerai surtout les extraits de VÈre nouvelle, tout particulièrement l'article profond et touchant sur le divorce, et l'étude animée des origines du socialisme. Ce sont là sans doute des œuvres de circonstance. Distinguons pourtant. L'occasion seule de ces articles était chose de circonstance. Le fonds appartient à la plus haute morale et à la science la plus sérieuse. Ce serait le cas de dessiner ici l'attitude noble et indépendante d'Ozanam comme journaliste. 11 le fut quelque temps, pendant une période de quelques mois, tant que dura VÈre nouvelle, et il apporta, on peut le croire, dans ce métier nouveau pour lui, ces deux choses si rares dans la presse quotidienne, la modération dans la discussion et le courage du bon sens. Mais à quoi bon insister sur ce côté tout exceptionnel de la vie d'Ozanam? Les événements sont si loin de nous ! Du moins il restera, du rapide passage d'Ozanam dans le journalisme, quelques excellents modèles de polémique vive, pressée, modérée pourtant, et le souvenir d'un caractère qui savait être aimable sans faire aucun sacrifice de conscience.
Nous croyons avoir donné une idée exacte des œuvres dOzanam. On a vu que ce que nous recherchions par dessus .ouf, dans cette exposition, c'est la fidélité Nous n avons pas cru qu'il fût intéressant, pour le public de
no,radh "'"r"j '""^ 'ï'"'"^ ~ -- ''-no
^0™ " î , """"". '•""'"'•"^ «' Philosophique dOzanam. H valait mieux, du moins nous l'avons pensé n,e.,re celle doctrine dans tout son jour. „ nous sS i que c est la un des premiers devoirs de la critiqua et
ioTlTZT'" ";'"' '?"■'■"• "''"'" "-antage.Sl'e tout a fait de mode aujourd'hui de refaire de fond en
a'ïïv L r 7'" '"• "" '•^'"' •=°"'P"'' ^" •- ••' 'e" analjser on les recommence. On rectifie, avec une
science de fraîche date, les conclusions proparées p
des années de Iravail. On détruit, en un tour i ma n Je
plan du livre, ce plan si souvent remanié. On indique
avec un ap omb superbe, les sources nouvelles q'^i
fallait consulter et qui ont été le plus souvent épuisées
a la t.,.lle de 1 écrivain, mais à un niveau supérieur, d'où
ce ofr'rfdT/"'' "' "'""■'' ''''"' " "■'""■«» P» ni concevoir 1 Idée m écrire une page. Il est bon peut-être, de
lemps a autre, de donner l'exemple d'une exposi ion
.ncère et consciencieuse d'œuvre ou de doctrine Ou"
les critiques inventeurs se rassurent ! L'exemple ne s'era
^LTS'-, w- '"'r ""■"" ""P «™"'*«- " '■""drait tout dbod étudier les œuvres dont on parle. El combien y a-t-il de critiques qui accepteraient cette condition'' IVous avons montré dans Ozanam la doctrine et le puis-
de 1 ecrnain, qu, a son caractère aussi. On sait qu'il y a
pu. qu 11 y a des lutératures. Ce sont les esprifs fins et les esprits oratoires. .\on pas que je veuille dire. Dieu m'en
FnÉDÉRIC OZANAM. 42I
garde! que les espriu fins manquent d'éloquence ou les esprits oratoires de finesse. Mille noms, présents à toutes les mémoires, viendraient à l'instant même me contredire. J'indique seulement le Irait dominant des uns et des autres, et dans cette limite ma pensée ne peut pas rencontrer d'opposition. Les uns ont le tour libre et dégage, la pensée alerte, le raisonnement vif et subtil II y a telle de leurs phrases qui est comme un spirituel sourire de l'écrivain. Ilsprennent de chaque idée l'essence, se gardant bien de l'épuiser jamais. Ils ont de ces demi-mots qui en disent plus que de longues périodes- Ils procèdent volontiers par allusions, par réticences, par sous-entendus, aiguisant l'esprit du lecteur, l'animant â leur suite, le mettant en goût des choses plus qu'ils ne le satisfont. La foi-me de ces vives intelligences est tout naturellement la forme incisive, coupée, brusque égalant par l'agilité du mot la promptitude du trait. Le nom de Voltaire est au bout de ma plume. Les autres sont nés avec le tempérament oratoire. Ils portent en toute chose la plénitude de la pensée, du mot et de la phrase Ils ne courent pas d'un bond si agile à la surface des choses. Ils s'y arrêtent plus volontiers, insistant sur la preuve et la présentant sous les formes les plus riches et les plus variées. Ils ne manquent pas de mouvement mais le mouvement de leur parole ou de leur style vient plutôt de la passion qu'ils mettent aux choses que de cette mobilité qui court à travers les idées, lisent l'abondance, ils ont l'éclat. Ils ont limage hardie et neuve, la chaleur, la verve de la parole intérieure ; car ils parlent toujours, même quand ils écrivent. Ils sont encore orateurs la plume à la main. Cicêron est le vieux et aimable type de ce genre d'esprits, si heureusement doués, à qui rien ne manque, peut-être, que la sobriété. Ozanam est de celte noble race. 11 a l'ampleur de
l'argument oratoire, le mouvement harmonieux de la pensée et de la passion, la force et l'éclat de l'imagination. Il a le trait abondant et brillant, préparé souvent de loin et avec un rare bonheur. Peut-être, parfois, désirerait-on que l'écrivain concentrât davantage ses forces et ménageât un peu plus l'usage de ses dons brillants Nous l'avons dit ailleurs et nous le répétons volontiers: t était un vrai prodigue. Son fonds était inépuisable. 11 répandait à pleines mains la source précieuse dans ses discours et dans ses écrits.
Nous arrivons au terme de celte longue étude et nous voudrions être assuré que nous avons fait estimer à sa juste valeur l'homme et le philosophe chrétien. Nous ne craignons pas d'avancer qu'il n'y a pas beaucoup d'écrivains de ce temps que la postérité doive placer au-dessus de l'auteur de la Civilisation chrétienne au cinquième siècle et des Études germaniques. Si cette idée ne ressort pas des pages qui précèdent, elles trahissent déplorablement notre pensée. En entreprenant ce travail, nous voulions rendre à la fois justice et hommage : justice à des œuvres éminentes, encore peu connues, hommage à une aimable et chère mémoire.