III
DIVERSITE DES LOIS IMPOSEES AUX FACULTES DE L'HOMME DANS L'ORDRE RATIONNEL ET SUPRA.-
à RATIONNEL à
Une difficulté se présente au savant.
imposées à l'intelligence dans l'acte de foi et dans l’acte de compréhension, le savant, désorienté, se trouve presque dans l’i
impossibilité de produire un acte qui lui est inconnu.
Cette difficulté: ne vient pas de l’ordre supra-rationnel pris en lui-même, Parce que
la vérité ne saurait contredire la vérité, à quelque ordre qu’elle appartienne, mais elle vient de la différrence de procédés imposés à l'intelligence pour l'acte d'adhésion à la vérité dans les deux or. dres. Dans l’acte rationnel, l'intelligence connaît une vérité, un principe et, en déduit les conclusions, De là l'adhésion complète de l'intelligence et Conséquemment de la volonté, Je vois très bien le comment et le pourquoi, en un mot je comprends et c’est précisément parce que. je comprends que je donne mon adhésion, c’est parce que mon intelligence a vu que ma volonté suit. Dans l’acte de foi, c’est précisément le Contraire Dieu impose-t-il à l’homme une vérité de foi, l’h prends pas, et c’est pourquoi il ne peut y adhér n’est pas la raison qui entraîne la volonté, acceptant cette donnée de foi,
l'intelligence, et lui ordonne not voir.
Par la diversité des fois
qui a lieu.
Omme ne la com.
er sans effort. Ce mais la volonté qui, entraine à sa suite l'adhésion de 1 pas de voir mais d’accepter sans
Fume
Les illumés, habitués à tout croire, à adhérer à tout ce qw
les dépasse, produisent sais effort, l'acte de foi, parce qu’il lenr
devient, pour ainsi dire, connaturel, Hls ÿ sont d’autant plus enclins qu’ils le produisent plus souvent. Cet acte, du reste, aeco mode parfaitement les esprits paresseus, qui, en toutes ehoser, siment micux croire que de se donner ln peine de voir.
De là ce double courant des esprits. Les une sont toujours portés à agrandir le donraine de la foi aw détriment du domaine de laraison. Les autres demandent pour adhérer à une vérité de foi le secours d’une démonstration scientinque ; comme si croire était voir, comme ei les vérités de foi pouvaient se démontrer. Ils ne: comprennent même pas qu’il puisse exister en dehors du procédé scientifique quelque chose qui vaille une démonstration. C’est très. beau, disait Aristote, (k) des livres de M “se,ie malheur est que ça ne prouve pas.
Ces derniers ont besoin d’être consolés en leur avouant que nous n’en voyons pas plus qu’eux,.et que, n’en déplaise à Mr de: Châteaubriant, c’est tout au moins se rendre risible quand au sortir d’une conférence du Père Lacordaire, on o3e s'écrier : +4la Tri. nité est démontrée !” Les vérités surnatuselles s’acceptent; elles ne se démontrent pas. Pour y adhérer nous avons qu’une raisc m et cette raison, c’est Dieu, vérité première, qui s’est incarné et nous a parlé. Or, quand Dieu a parlé on n’a plus qu'ure chose à faire, à eroire, c'est-à-dire a soumettre sa propre raison à Lui, raison suprême.
Les premiers, à cause de leur inclination même, sont tombés dans l’excès contraire. Au lieu de laisser à la raison le domaine qui lui appartient, ïls envahissent sans cesse son terrain. C’est: l’écueil contre lequel se sont heurtés tant de sectce d’illuminés, fi. déistes, traditionnalistes etc... et tant de chrétiens étrangers aux scicncæs. Ne les connaissant (2) pas, ils en ont peur. Dans la pratique ils ont une excessive défiance contre tont ce qui est scientifique, se démontre et est du ressort de la raison. Îls ne sont pas de ceux qui, comme Balfour Stewart et Tait peuveut dire : ‘Nous
(1) On a attribué ce fait à Aristote: se non e vero e bene trovato.
(2) Le premier des biens, dit St. Grégoire de Nazianze, c’est la science ; et je n’entends pas seulement la nôtre, qui s'attache au salut et à la beauté des biens spirituels, je parie aussi de la science profane, que tant; de chrétiens, bien aveuglés sans doute, rejettent comme pleine d'éeueils et
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