‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 12 sur 103 · CHAPITRE III DE LA POSSIBILITE DE L’APGLOGETIQUE de · texte numérisé non relu

CHAPITRE III DE LA POSSIBILITE DE L’APGLOGETIQUE de

Ce chapitre se divise naturellement en deux parties: la première consiste à démontrer l'absence de contradiction entre la rai.

son et la foi; la seconde, à se demander quelle est la valeur de l'argument apologétique.

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de iangers, comme éloïgnant Ge Dieu... Ne méprisons pas la science parce qu’elle déplait à quelques uns, et regardons ses ennemis comme des grossiers et des ignorants, Ils voudraient que tout le monde leut ressems blât pour cacher leur ignorance dans celle des autres. N'’avoir que les R@urs où la science toute seule, c’est n'avoir qu'un œil. Maïs ceux qui brillent dans les deux À la fois, véritables ambidextres, ceux-ià sont les

parfaits (Oratio XLIIT, 10, 12, V Revue des questions scientifiques, t, VI, p. 31)

Saint Augustin, en qui se résume la science des Pères de l'Eglise, écrit à son tour: «Il arrive souvent qu'en ce qui regarde le ciel, la terre . et ses divers éléments, le mouvement des astres, les éclipses, le retour des Saisons, la nature des animaux, des plantes et des pierres, un incrédule a acquis par l'expérience ou Par le raisonnement, des Connaissances très certaines. Ilest vraiment honteux, sonverainement dangereux pour la foi, qu’un chrétien prétendant parler sur ces matières d’après l'enseignement des Ecritures, soutienne en présence de savants, étrangers à nos croyances, de telles insanités (ita delirare),des erreurs tellement opposées

à ia vérité scientifique qu’elles les font éclater de rire.” (De Gen. ad. litt. lib. I No 39)

ÿ ABSENCE DE CONTRADIC' "TION (1) ‘La mise en harmonie de la raison et de la foi est une nécessité pour: le croyant intelligent, L'homme qui croit avec tout

SOn esprit veut savoirce qu’il croit et pourquoi il le croit. La foi

ne suppose point l'abdication de la raison : au contraire, elle en.

est le complément divin; et, en acceptant son témoignage, l’homme agrandi s'élève jusqu'à Dieu dont il connaît désormais, en quelque mesure l’inaccessible mystère. La raison lui disait qu’'audessus de la nature et de l'humanité était Dieu : la foi lui transmet ce que ce Dieu ineffable a bien voulu enseigner sur lui-même.

Or, depuis le Christ jusqu’à nos jours, À tout instant, par mille esprits, à des points de vue divers, suivant les doctrines réguantes, le problèine de l'harmonie entre la raison et la foi s'est Posé et résolu.

Jean et Paul sont les premiers qui dans l'ère chrétienne, divinement inspirés, ont posé les bases de l'équilibre entre ces deux puissances faites pour tout sonder : la raison qui a pour domaine la nature, l'homme, et, (si l’on osait dire) l’existence de Dieu ; la foi qui a pour domaine les profondeurs, la vie intime de Dieu. Justin, Origène, Tertullien, Clément, Grégoire, Ambroise, Augustin, Jérome, Basile, Chrysostôme, Anselme, Pierre Lombard, Al. bert le Grand, Thomas d'Aquin, Alexandre de Halès, Bonaven. ture, les docteurs du quatorzième et du quinzième siècle, Suarès, Bellarmin, Contenson, Noë! Alexandre, Pascal, Bossuet, Féné-. lon et tant d'autres, qu’ont-ils fait, chaeun dans leur siècle, et tour À tour, À quoi ont-ils consacré tant de labeurs et tant de géie? A résoudre le problème des rapports entre la raison et la foi.”

“On ne saurait trop sur ce point accumuler les clartés, et, autant que possible, faire l'évidence. Même après les doctes traités des Du Perron, des Leibnitz, des Nicole, des Bergier, des théologiens protestants eux-mêmes, des Euler en Suisse, des Jacques Abbadie en France, des Paley en Angleterre, après les dissertations savantes des La Luzerne, des Du Voisin, des Gerdil, les

éloquentes conférences de Frayssinous et de Lacordaire, il reste à moisonner de belles gerbes dans ce champ nouveau que le dixhuitième siècle n’a pas exploré.”

nl + = bidon: La science sans Dieu.

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