AIN
\ntage lattention
substantielle et ui, une école mo- ‘ance sont Malanents les plus
ice du corps et in composé unite de pouvoir en .
di s'impose C'est
pa ra
bien celui que ‘plus un être est multiple et compliqué À parties, plus aussi il est un dans sou toit; et ce “ nation parfaite de ses éléments à un principe est simple au contraire, c’est-à.
dans ses la par la subo.di.
d'unité.” Plus il dire moins il est multiple et compliqué, moins aussi il est un. Ainsi le cristal est, dans le règne minéral, le principe d'unité le plus commun et aussi le plus sim. … ple; car ses éléments, bien que multiples, sont homogènes où uniformes, Aussi peut-il subi ane désagrégation dans ses élémants, sans que ceux-ci eu soient altérés le moins du monde ;:ce n’est douc À proprement parler qu'un agrégat de cristaux, une pluralité et non une multiplicité ; La multiplicité impliquant l'unité parfaite. Dans le règne animal, le polype est de tous les animaux le moins compliqué ; mais aussi le moins un. Coupez-le par morceaux, et, au lieu de périr, il se multiplie. Ilen est ainsi du ver qui, divisé, se multiplie, dit-on, jnsqu’à légal de ses anneaux, Et la plante ne se reproduit-elle pas, par greffe ou par bouture jusqu’à l’infini ?
Voilà ce que vous n’obtiendrez jamais d’ rieur; chez ce dernier, point de séparation vi zotable qui n’entraine, avec l’altération des éléments, la destruc+ tion de l’ensemble. C’est par là que se distingue l’union essentielle et parfaite de l’union accidentelle et imparfaite. S'appuyant sur ces faits, Aristote affirme avec toutes apparences de la certitude, que l’ l’homme et même chez la bête es constitue un être unique.
aucun animal supé.
olente ni de division
les uaion des deux principes chez
t si ictime et si parfaite qu’elle
D'autres nient même le com
des éléments, | Les uns, avec Platon, rejettent le matériel, les autres, avec : Parménide et Mélisse chez les anciens, | monistes outrés chez les modernes, et je pourrais dire même avee
tous les matérialistes, monistes ou dynamistes, rejettent l’immatériel et n’admettent que la matière, De nos jours, un Allemand Mr Hund est revenu à l’idée d’Aristote. Il fait la remarque que cette unité réelle, parf se preudre au double point de vue de la sensation inti terne, c’est-à-dire soit au point de vue de l’âme, internes, soit au point de vue dufcorps,
posé en rejetant l’un on l’autre
avec Bucüner et tous les
aite, peut me ou exsiège des sensations siège des senations ex-
fernes..
En vertu dè l’expérience, nous sommes en droit de conclure: que l'homme est l’unité Ta plus indivisible.
Nous avons vu que plus les éléments d'un être sont variéset multiples, plus ausei l'unité en, est parfaite.
C'est précisément chez l’homme queles éléments sont. les
plus variés et les plus multiples.
C’est donc chez l’homme que l’unité:est 1» plus parfaite.
De cette preuve expérimentale DOuS-Dassons À une preuve:
plus philosophique.
À. Preuve de philsophie générale.
Dane le règne minéral l'unité est impawfai + et rudimentaire > c’est TA un fait déjà constaté, Elle est le résultat, non. de géuéra— tion,, ce qui est réservé aux espèces supérieurs. mais d'additi. os, de concrétions d'éléments homogènes. ausei facilement divisibles que constitués.
‘ Dans le rêgne végétal les résultats sont déjà plus eompli. qués. Les parties hétérogènes—écorce,, vacine, feuilles, eellules,, etc. etc.—ont ehacune leur opération propre, distincte :. de ]à leur élément de subordination et de multiplicité r Mais cette subordination à un but unique, au besoin du tout, estla raison d'être, l'élément constitutif de l'unité fondamentale et plus ou moins parfaite. Dans le règoe auimal, la même chose a lieu, d’une: manière encore plus parfaite,
Mais ce qu’il faut bien remarquer ici, ee n’est pas la plus où moius grande perfection de l'unité, c’est que dans l'unité, Le prineipe est toujours le ‘‘même”, peu importe d’ailleurs la diversité dés lois quilnt sont imposées par [a diversité des éléments, de leurs propriétés et de leurs conditions. Ceci posé, nous disons qüe tout corps se compose de € double élément, matière et for. me, l’un piincipe de multiplicité, l’autre d’unité, et que ee double: élément (mtière et forme) west autre que le double principe des êtres (puissance et acte) appliqué au monde matériel, seulement dans le monde matériel, mais dans tous les êtres (matériels et immatériels) nous trouvons le prineipe d'unité *l’acte’”” se soumettant celui dé la multiplicité, la *‘puissance”, comment pourrions-nous ne pas la trouver dans l’homme, eomposé lui aussi d’ane partie potentielle là matière agtuée Par une forme spirituel
Si non-
en droit de conclure:
M être sont variés
éléments sont. les
læ plus parfaite.
ons À. une preuve
i > et rudimentaire :
Pb, non de généra- “4. mais dadditisi facilement divi-
déjà plus complifeuilles, eellules, stincte : de là leurr ais cette subordia raison d'être, et plus ou moins hose a lieu, d’une:
’est pas la plus où 8 l’unité, le prinleurs la diversité es éléments, de posé, nous disons t, matière et for- » et que €e double:
ouble principe des atériel. Si non- Ms les êtres (mae d'unité “l'acte” sançee”, comment €eomposé lui aussi e forme spirituel
le qui est l’Ame ?
Dans tous les cas, il semblerait fort étr l’unité dans tous les êtres, je ne pu me,
ange que, trouvant isse pas la trouver dans l’hom-
B. Preuve physiologique,
La seconde preuve que nous pouvons donné de l'unité de l’homme, est une preuve physiologique, KE pé à un double point de vue :
Prement dit,
10 Point de vue anatomique,
Etablissons tout d’abord ln distinction entre anatomie et physiologie. L’anatomie est l'étude de l'organisme en lui-même, ou mieux, l’art de dissection d’un cor elle est l'étude de la structure d'un corps organique quelconque, La physiologie est l'étude de ce même organisme considéré non plus en lai-même, mais dans son mouvement ; c’est l'étude du mé- Canisme humain dans sa mise en œuvre. Nous pouvons dou : à la rigueur ranger cette double preuve sous un même chef, En effet qu’on étudie l'organisme dans ce qui le constitue, l’on n’étudie que les phénomènes manifestée par ce même organisme, au point de vue où nous nous posons, nous arr fatalement à la même conclusion.
Si ncus Considérons la structur
ne tarderons pas à nous persvder que tout en elle est la confir. mation d’un principe d’unité que nous ne déterminons pas, cipe se subordonnant les éléments multiples qui buent À sa propre constitution. Ce fait universel autant qu’étrange avait déjà frappé le premier des naturalistes anciens, le f célèore Hyppocrate dont voici l’opinion : “Nulla pars, dit-il, mea 1 quidem opinione, corporis est principium. sed owne quo et principium et finis esse videntur, principium non inventur.”
Mais si dans l’organieme constitué, parfait qu’on n’en puisse voir le principe, ni en assigner aucun des points comme point de départ, c’est donc dans le moment de sa formation qu'il faudra l’y chercher, C’est ce que nous ferons plus tard ; contentons-nous d'admirer cette Parfaite unité, où tout 3
se Commande et tout s’enchaîne à ç» point que chaque partie semble être à la fois principe et fin,
”Sed omnès partes ex æquo et
lle peut être dévelopanatomique et physiologique pro.
humain pris ‘8 Ofrganique ;
ou que iverons
e anatomique du corps, nous
prinaident et contri-
8 partes ex æ.
descripto namque circulo,
ily a cercle tellement
principinum et finis esse videntur.”
St, Thomas, anaiysant le principe de la vie huinaïne le ramè.ne À trois éléments principaux qu’il appelle, vie végétative, vie sensitive et vie intellectuelle, et il attjrme lui-même que ces trois vies dans l’homme sont teilement iuséparables, intimes, liées, qu’elles ne sauraient exitc: séparément,
Le fait anatomique confirme cette dépendance des organes qui, en vertu de leur eorrélation, se nécessitent les uns les autres, Telle est la grande idée exposée par le docteur Flourens dans son étude sur Cuvier. D'après lui cette corrélation des organés eutre eux, où subordination parfaite de toutes les parties de l'organisme humain, vxiste et s’harmonise conune suit :”’ La locomotion est -ouinise à la digestion, la circulation du sang à [4 respiration, et en général tous les organes moteurs, digestifs ou respiratoires, an système nerveux, de telle sorte que toutes les parties se nouent el constittuent un être unique, un tout parfait. Cette loi existe non seulement pour les organes principaux qui sont entre eux dans une corrélation et une dependance immédiate, mais même pour les organes les plus inférieurs, les plus disparates, et dont la dépendance est on ne peut plus médiate et éloignée. Cette nécessité de subornation et de connexion, affirme Flourens, est aussi rigoureuse qu'une nécessité mathématique,
Mr Cuvier par ur chef-d'œuvre de science et d’observation, a reconstitné de toutes pièces, et jusque dans les moindres parties des individus d'espèces ante-diluviennes disparues. Et cela sur des données en apparence les plus insuffisantes, telles que la configuration d’une deuton d’un simple fragment d'os. Or, d’après la configuration et les dimensions de cette dent où de ce fragment on en arrive à donner d’une manière absolument certaine et parfaite la configuration, la dimension, la vie et les mœurs de ce carnassier ou de cet herbivore d’un autre âge. Comment y arriveraient-ils sans cette unité parfaite de tout corps organique, et cette subordination de ses parties ? Car, nous l’avons vu plus haut, cette unité de principe, loin de contredire la subordination, l'harmonie des parties, en affirme au contraire la nécessité. En effet si nous redescendons l’échelle des êtres, ne trouvons-nous pas en eux, unité d’autant plus parfaite que leur organisme et leur structure sont plus compliqués ? Evidemment oni, et ne fut-ce qu’une théorie, cette théorie a l’houneur d’être appuyée sur les noms
ie huinaïne le ramè.vie végétative, vie même que ces trois
intimes, liées, qu’.
lance des organes les uns les aytres. Flourens dans son ) des organes eutre es de l'organisme:
a locomotion est \ là respiration, et Hi respiratoires, an parties se nouent
Cette loi existe jui sont entre eux iate, mais même sparates, et dont
éloignée. Cette ‘me Flourens, est
et d’observation, s moindres parties rues. Et cela sur telles que la conl'os. Or, d’après tou de ce fraglument certaine et les mœurs de ce Comment y arri- ‘ps organique, et ons vu plus haut, jrdination, l'harcessité. En effet ouvOons-nous pas organisme et leur , et ne fut-ce qu’iyée sur les noms
Îles plas illnstres dela science tels que Cuvier, Flonrens, Mines Edwardes, Chauffare et tant d’autres, C’est d’ailleurs ee que, avant eux, St, Thomas avait bien
compris et expliqué (Some contre les Gentils, hvre LL, Chap, 68: Semper invenitur infinum supremi generis ete...)
D ane so { O1Ci la raison qu'il en donne, Partant de ce principe aussi
invariable qu'aniversel, que de deux lois en présence la supérieu- * ve l'emporte, sur son inférieur, !! eu covelut: (Si de denx lois | ‘en présence la superieure l'emporte, plus la forme est parfait plus … celle demine fa matière qu’elle ir foiine, et : lus elle la domine plus
aussi elle agit sur elle, plus elle sc l’assirile, et plus elle se l’assimile plus aussi elle forme avec :e nne seule entité, un tout parfait: ‘‘Quanto forma magis vincit materiam tauto ex ea, et inateria magie efficitur ‘‘ununm.”
Ilo. Point de vué physiclogique proprement dit,
Si de la preuve anatomique nous passons À le preuve phÿsio, logique, nous verrons qu'elle peut être développée à un donble point de vue. On peut la considérer soit au point de vue du déve-
loppement de l'embryon, soit au point de vue de la constitution de l’adulte,
Fe (a) Point de vue embryogénique, * Au point de vue embryogéniqua la démonstration est parfai- … te. C'est ce qu'a parfaitement établi Mr Chauffard. Rejetant l'opinion du inatérialiste Allemand Wirthof et de ceux qui, avec lai, ramènent le principe d'unité au système nerveux, il Aémontra Qu'avant même son apparition, des organes se sont déjà formés, et dès ce moment sn &Pparus sabordonnés entre eux à un pr'incibe d'unité déjà existant, et d'autant plus merveilleux, affirme-t.il que la formation de l'animal en est encore à l’état rudimentaire. Des observations des physiologistes modernes, il résulte que le premier principe embryogénique se manifeste dans une cellule, qui, seule tout d’abord et à peine formée, se fractionne en deux, lesquelles, se subdivisant à leur tour, finissent Pa: constituer une masse qui, en évoluant toujours, arrive enfin À constituer un individu complet.
Rien ne différencie tout d'abord ces cellules les unes des aue tres, jusque là absolument homogènes : elles se mettent tout à Coup et sous une influence mystérieuse, à évoluer, chacune dans son sens se transformant l’une en tissu nerveux, l'autre en tissu
osseux, cutané etc, ete. Comment expliquer cette influence ? A quoi ramener ce principe d'évolution étrange ; sinon à l’idée directrice d’un être ‘*unique” suivant les besoins duquel se déterminent les modifications de l'œuf ou de l'ovule ?
De tout cela il faut tout simplement conclure que c'est l’âme, (que vous l’appeliez idée directrice avec Cuvier, ou forme du corps avec St. Thomas) qui, s’assujettissant la matière, ‘‘détermine elle-même l’évolution du gerine, ‘?
(b) Au point de vue de l’adulte.
Dans l’adulte, le fait est identiquement le même, et la théorie cellulaire dans l’adulte comme pour l'embryon est identiquement la même et se vérifie en tous points. :
L'idée directrice est manifeste dans la distribution faite par le sang dont le rôle est de fournir à chaque tissu, à chaque organe ce qui lui manque. De plus la subordinatiop, principe non moins manifeste de la parfaite unité d’un être, la subordination. non plus simplement des organes, mais même des celluleg entre elles, est maintenant devenue chose évidente et palpable. Cette évidence se tire de leur solidarité entre elles. Or cette solidarité existe et est tellement intime que, comme l’a très bien observé Claude Ber- Dard :” Quand l'animal est malade, la maladie n’affecte pas telle cellule ou tel tissu, elle est répandue dans toutes les cellules à la fois.” Evidemment ceci ne peut s’entendre que des maladies internes, et non pas du résultat d’un accident tel que contusion ou fracture d’un membre,
Que nous considérions le systène cellulaire soit au point de vue de l’idée directrice ou plutôt soit au point de vue de distribution, soit à celui de süubordination, nous en arriverons fatalement à la conclusion de Chaffard que : ‘l'unité devient en lui solidar.té et hiérarchie.”
Si nous considérons maintenant l’adulte au point de vue de la subordination des vies, nous ÿ verrons le grand principe d’unité qui se manifeste et se maintient d’une manière plus frappante encore peut-être.
Il eet admi:able en effet de voir comment, dans ses actes, les plus indi‘térents en apparance, tout l'être humain a son rôle assigné et y concourt. Ainsi prenez le simple phéuomène d’alimentation chez lui, et voyez si chacune des vies, intellectuelle, sensitive et végétative ne joue pas son rôle ?
te influence ? A quoi n à l’idée directrice
se déterminent les
ure que c'est l’âme, , où forme du corps atière, ‘‘détermine
même, et la théoon est identique-
stribution faite par u, À chaque organe principe non moins ‘dination. non plus eg entre elles, est >. Cette évidence solidarité existe et Jservé Claude Bern’affecte pas telle 8 les cellules à la les maladies interjue contusion ou
soit au point de e vue de distribu- 2rons fatalement à en lui solilar.té
| point de vue de ad principe d’unie plus frappante
ans ses actes, les n a son rôle assinène d’alimentaectuclle, sensitive
On
Etudions d’abord la vie sensitive, puisque c’est elle qui joue … Île rôle principal dans l'alimentation. Guidé par l'appétit, l’homme : n’absorbe que la quantité voulue. Cette absorption s'opère par la mastication et par toutes les fonctions internes qui lui sont corrélatives, La vie végétative est la grande distributrice de tous les inatériaux et la grande réparatrice de l'être ou de l'édifice humain. Tout entier à son service, le sang distribue, avec une sagesse infinie, à chaque partie du Corps (non seulement aux principaux organes, mais même jusqu’à l'épiderme) les matériaux dont elle a besoin, C’est done le sang qui joue le rôle de manæuvre, c’est lui qui enlève tous les matériauy ..sés dont il se dégage au contact de Pair, en passant par les poumons, et dont la sécrétion se fait surtout par les voies urinaires, Le sang est le grand réparateur | de l'organisme humain, et distribue avec discrétion selon le besoin de chaque organe,
Passons maintenant à la vie intellectuelle et voyons si elle ne joue pas, elle aussi, dans le phénomène d’alimentation, un rôle à elle assigné d'avance.
Eau vertu des lumières acqnises et sous l’influence de cet ins- … tinct terrible qui s’appelle la faim, la vie intellectnelle met en œuvre toutes ces facultés de recherche, de discernement, de choix, de volonté enfin, qui provoque les fonctions de la vie sensitive et les met en branle, cela non pas dans l'intérêt particulier, mais + bien dans l'intérêt du tout à la fois un et complexe,
La grande différence, à cet égard, entre l’homme et Ia brute, c’est que la brute, privée d'intelligence et de toute prévoyance, ne se met à la recherche de sa proie, de sa nourriture, qu’au moment même où elle se sent poussée par la faim, L'homme, au contraire, sait s’approvisionner d'avance. Il a À son service toute une chasse organisée, et l’artisan de nos villes est un chasseur tout aussi bien que le chasseur de bufles de nos prairies; il a même tout l'avantage pour lui, car l’orsqu’on a de l'argent, on a | toujours à son caprice et à son choix, tandis que, avec du plomb, i on est bien obligé d’abattre ce qui se présente, supposé qu’on | l'abatte,