C. Preuve Psychologique
La preuve psychologique prouve, a sa manière, que toute autre la subordination des par faite de l'être humain.
à sa façon
et même plus ties au tout et l'unité par-
La preuve psychologique se tire du fait de la conscience intime.
Avant d'établir notre preuve, il importe que nous définissions bien ce qu’on entend ici par le mot conscience intime.
Qu'est-ce donc que ce phénomène intime appelé conscience +
Le mot conseience n’est entendu et étudié généralement qu’au point de vue moral. A ce point de vue, l'étude de la conscience pe nous regarde pas. La conscience morale ne regarde que les éthiques et la théologie morale, et alors elle ne peut se définir : ‘Le jugement pratique porté sur la bonté morale des actions.” Mais, outre la conscience morale, il y a encore la conscience psy- Chologique qui, elle, peut se définir: Une Connaissance actuelle impliquant la notion du sujet comme principe de passion ou d’action,” en d’autres termes, la conscience psychologique ou conscience intime est un acte de la Puissance cognoscitive expliquant la Concaissance du sujet. D’où nous tirons deux conséquences immédiates : l’une prise du côté de l'intelligence et l’autre du côté de la volonté,
(10) Du coté de l'intelligence,
Quand Descartes prononça son ‘‘Cogito, ergo sum,” sa parole, bien que parfaitement inconsciente, dans ce sens du moins, n’était pourtant que l'expression psychologique de la priorité de l'opération ‘dans le domaine de la connaissance” sur le sujet, En effet la Conscience de l'être est immédiate, tandis que sa connaissance détaillée ne s’obtient que par des opérations multiples et compliquées, Dans cette sentence célèbre qu’il prononca spontanément et sans efforts, Descartes disait: ‘Je pense, donc c’est un être qui pense, donc il est un ce je qui pense.” Ilest curieux de constater comment cet enthymème traduit parfaite. ment la conscience que la pensée occasionne, comment il traduit bien ce retour immédiat eur le sujet, À un point tel qu’il n’est pas même besoin de moyen terme, (Voir la somme 1 Pars quaetio LXXXVII art, II).
(20) Du côté de la volonté.
Dans lu volonté, le phénomène d’anité se trahit d’une manère encore plus frappante. Cette faculté est tellement une, et elle surbordonne d’une manière gi intime et si parfaite toutes les parties de l’être à l'empire du moi, qu'elle se trouve, pour ainsi dire. comme fondue en lui, et n’en diffère que parce qu’elle en
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; est l'expression. La volonté et l’unité ne iont qu’un dans l’hom. 1 ue. On pourrait p'esque les définir l’un paï l’autre, la volonté | par l’unité et l’unité par la volonté; car la volonté c’est l'unité, : mais l’unité en tant qu’elle gouverne et détermine toutes les par. : ties de l'être humain, C’est précisement en tant qu'elle juge et 1} gouverne que cette unité pred conscience d’elle.même et de sa propre responsabilité. De là chez elle tant d’impressions de joie ou de repentir, d’arrogance ou de bonté, d'amour ou de haine qui assiègent l'Ame tour à tour et parfois, toutes ensemble. C’est encore ce même principe d'unité, qui fait que l’homme est toujours le même individu, malgré les modifications incessan- D tes qui s’opèrent en lui, modifications physiques, À si profondes, que, d’après les données de la se peut se trouver complètemer: renouvelé dans un tout petit espace | de temps. (Voir Pèro Monsabré 61è conf
érence: La mort :
k. Au plus intimes de cette nature il est une chose qui demeure in. « divisible etc).
si Continues et ience, l’homme
$ÿ DE LA MULTIPLICITE DE L’'ET L'unité de l’homme Constatée et pr licité,