‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 26 sur 103 · VOILA POUR L'AME · texte numérisé non relu

VOILA POUR L'AME

Quant aux puissances elles se distinguent par leur objet.

(10) La vie végetative se circonscrit au corps uni à l’âme ; son objet est done intrinsèque, et sa puissance toute inférieure : aussi n’a-t-elle pour théâtre que le omaineet Je perfectionné. ment de son propre corps.

(20) La vie sensitive jouit d’un théâtre plus vaste, elle a pour objet tous les Corps, elle embrasse ainsi toùt le domaine de la matière, tout ce qui tombe sous les sens, y compris même les Corps les plus subtils comme l'air et la lumière,

30 Enfin la vie intellectuelle qui ne se borne pas à l'être sen- Sible, mais embrasse le domaine entier de l'être, c’est-à-dire tout ce ni existe, et comme cet objet est le plus universel, puisqu'il s'élève même jusqu’à Dieu, l’être par essence, la faculté dernière COrré-pondaht à cet objet, est la faculté souveraine, Elle a, Comme dit St Thomas, une certaine infinité qui ne sera satisfai. te et rassas: ‘ue par la vue de l’Infini de Dieu.

Notons, néanmoins, pour éviter toute confusion, que l’objet des deux dernières facultés, mentionées plus haut, n’est pas du tout l'objet en tant qu’assimilé à l'être humain, mais Pobjet ut sic, existant en soi et placé dans le monde extérieur.

I] y a deux modes par lesquels l’être extér munication avec l’homme, soit par par le mouvement de l’Ame vers lui, deux modes passif et actif.

ieur entre en com.

sa réception dans l'âme, soit D'où la distinction de ces

—————mmma

(1) On peutici rectifier des anciens disant que la chaleur est seule cause instrumentale dela diggestion; les observations modernes prouvent qu'elle n’est qu’une condition indispensable sans doute, mais purement occasionnelle, puisqu'elle n’est elle-même que le produit et non la cause de la digestion et de la combustion interne

Ce qui produit encore la chal ur en nous, c’est ce travail d'assimilation Qui, prenant l

enant l'hydrogène, rejette i carbone; car l'organe se reconstiturejette, à la place de ee qu’il prend, les matériaux usés.

fl est bon de faire remarquer que toute puissance active æ

pour déterminant une puissance passive.

Donc deux modes de communication, l'actif et le passif, et, sous ces deux modes, cinq puissances dont deux passives et trois.

actives,

Ou peut se les représenter dans le tableau suivant :

M PAS DA Ye JUPES REA, LA PE |

Li Le Intelligentia | Voluntas 1% ) EE ——— | —— |À o) | * ee ; en À = | Seuses Vis motrix à |; (SE 2 AT i 8 | Vegetatio 5 # z| z

Dit et

Enfin il y a quatre modes d'existence que les colastiques:

ont déterminés ainsi :

Esse eum Hpidibus Vivere cum Plantis Sentire ewm Brutis Intelligere cum Angelis

St, Thomas ajoute: Il y 9 même quatre modes (le vivre. (1} Celui qui se borne à la vie purement végétative [les

plantes] [2] Celui oùla vie végétative se combine avee la vie sensitive, mais sans le ‘‘mouvement local” [coquillages] [3] Celui où les deux vies végétative et sensitive reçoivent en plus le mouvement local [les animaux } [4] Enfin celui qui, outre ces trois premièr s modes, reçoit encore, comme dernier et suprême perfectionnement, Ja ‘éyie in- | tellectuelle” [L'homme] le L'appétitif, ajoute St. Thomas, étant commun à tous les êtres sensitifs, ne suffit pas À déterminer nn mode spécial. DEUXIEME PARTIE DE NOTRE TRAITE DE L'HOMME.

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