HE
le la sut
aites
Nous passons à l'étude de ses opérations, Pour y arriver, St. Thomas, dans le premier article de cette question, commence par disséquer tout l'être humain, afin de pouvoir faire ensuite Pour chacune de ses j'acultés, une analyse méthodique et approfondie.
Il commence cette analyse, dès son article second, pour la plus infime de nos trois vies, la vie végétative qu'il divise en trois parties. La vie végétative, d'après lui, ou vie inférieure qui se restreint au seul sujet se traduit en nous par trois opéra-
tions distinctes : Génération, Augmentation ou développement, Nutrition,
| Génération
bo 1 ER Augmentation ou développement Nutrition,
St. Thomas, dans cet article, fait ressortir l'harmonie et la liaison intime des vies. Il nous fait voir combien, dans la vie végétative, par exemple, la génération, c’est-à-dire son opération la plus noble et la plus élevée, touche de près la vie sensitive et se confond pour ainsi dire avec elle: car la génération ne se borne plus au sujet, mais se communique à un autre, Ce qui, strictement parlant, n’est plus de ‘l’ordre végétatif”, mais bien de l’ordre sensitif. Les modernes vont plus loin en nous faisant constater que la vie végétative, dans sa triple opération (nutrition, augmentation et génération) ne s'applique pas seulement à l'in. dividu, au tout, mais même à la moindre de ses parties, D’après eux, et c’est chose démontrée, la nutrition elle-même c’est-à-dire l'opération la plus rudimentaire, la plus infime des trois, renferme en elle les deux autres, à savoir l’augmentation et la généra- 1 tion.
L'élément premier de la vie végétative, d’après les physio-
logistes modernes, est en effet la ‘cellule vivante.” Quand on Fe analyse celle-ci, on trouve qu’elle se compose d’un noyau, d’une substance médiaire et d’une enveloppe, comme on peut très bien le constater dans l’œuf par exemple. D’abord grosse comme une tête d’épingle, lorsqu'elle a acquis une dimension suffisante, elle se dédouble, par voie de scissiparité ; puis les nouvelles cellules vivantes se nourrisseut à leur tour, se développent et se dédou.
blent encore ;; jusqu’à ce que toutes ces cellules, ayant acquis le: nombre et la masse suffisante, sous l'opération de l’âme, déterminent la végétation du germe. Ces cellules embryogéniques se- “déterminent insensiblement, alors même que le masse informene Corstitue, suivant l’expression de Claude Bernard, que le- ‘cas. nevas vital” ; elles se déterminent, dis- je, dès lors à devenir tissnsosseux, nerveux, musculaires ete. ete. Et toujours sous l’opération de l’Âme qui seule détermine tons ces: principes de transformations, elles arrivent enfin à constituer l'individu. susceptikle devivre d’une vie propre.
Ceci prouve donc d’une manière évidente kx triple manifesta. tion de la vie végétative (nutrition, augmentation, génération } même dans la moindre des cellules embryonnuires.
Or ee phénomène, (absolument le même} se produit et se continue dans l'adulte qui est l'individu arrivé à son plein développement,
Art. III De la vie sensitive et des einq sens dans l'homme.
St. Thomas, après avoir ainsi établi les lois de la vie végétative, passe à la vie sensitive qu'il étudie également dans le: détail,
Pour ne pas ralentir trop notre travail, neus passerons cette partie sous gilenee.
Nous nous contenterons de ee que nous en avons ve dans Particle premier de cette même question (38), et de ee que nous: eh verrons encute foreément dans l’étude de l’opération la plus parfaite de l’être bumain qui est lopération de la eonnaissance rationnelle où supra sensible à laquelle nous passons.