‹ Philosophie fendamentaleChapitre 115 sur 184 · CHAP. XXXIV. — RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

CHAP. XXXIV. — RÉSUMÉ ET CONCLUSION

que la géométrie elle-même n'existe qu'en Terlu d une convention tacite, convention qui se pourrait exprimer en ces termes : Nom nous obligeons à tenir tels principes pour certains^ et nom déclarons rebelle au sens commun^ c'est-à-dire à V autorité du nombre^ quiconque demandera quon les lui démontre. y>

Que répondre à de telles exagérations? Les arguments que fauteur ajoute dans ses notes, pour prouver rincertitude intrinsèque des mathématiques, ont la même valeur.

On a beaucoup écrit contre la certitude des sciences exactes; je suis loin de méconnaître les difficultés que ces sciences présentent lorsqu'on les soumet au creuset de la métaphysique. Dans le premier volume du Protestantisme comparé au Catholicisme^ j'ai consacré un chapitre à ce que je nomme l'instinct de la foi, où j'espère avoir prouvé que les vérités scientifiques elles-mêmes relèvent, en partie, de cette faculté. Ne plaçons point les sciences naturelles audessus des sciences morales; estimons davantage ces dernières ; mais sachons nous garder d'une exagération qui détruit toute science et toute vérité.

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