Que la senbaUun de couleur implique la sen
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saliou d'élenflue, il ne suit point de là que la première produise nécessairement la seconde, parce que nous ne ta ons pas des sensatioiw toutes les idées qu'elles eoniieiment, mais uniquement celles que nous savons y irouter. Cette observation , d'ailleurs, importe peu au sujet qui nous occupe; il s'agit, en effet, non de ce que Ton pourrait tirer de la sensation , mais de ce qu'il y a dans la sensation. Si Gondillac établit que de la sensation du toucher nous pourrons tirer ridée de Télendue, de quel droit nous re£u8erait-il cette faculté relativement à la vue, l'idée de rétendue se trouvant contenue dans Tune comme dans l'autre sensation.
Ceci, je ne crains pas de le dire, me semble la condamnation du système. L'idée de Pétendue se trouvera dans la sensation, produite par le regard, mais nous ne pourrons Ten tirer. Et pourquoi î Parce qu'elle est vague ; mais l'usage amenant la comparaison et la réflexion , ne pourra-t-il la rendre exacte et précise? Acquérir celte idée, voilà la difficulté. Le reste, c'està-dire le perlectionnemeut de cette idée , est l'œuvre du temps.
Les premières sensations de la vue n'auraient point TexacUtude qu'elles acquièrent après un long usage; mais il en est ainsi du toucher; cet organe se perfectionne comme les autres ; comme les autres , il a besoin de faire pour ainsi dire son éducation. Nous en avons la preuve dans les aveugles de naissance. On sait la délicatesse merveilleuse quil acquiert, chez ces infortunés, par rcxcrcicc et la concentration.
CHAPIT. 3UJI. L'AYEUGLt DE CHESftOEiV. 367