Le témoignage de la consdence est sûr, irrésis
tiblc; toutefois, il dift'èi eentièrefnenl de celui que fournit Févideace* Le premier a pour objet un lait particulier et contingent ; le second, une vérité nécessaire. Je pense au moment présent ; ce fait est pour moi d'une certitude absolue; mais il n'y a point là de vérité nécessâu e , parce qu'il n'y a nécessité ni dans ma pensée ni dans mon esustence même; fait purement individuel, puisqu'il ne sort point du mo^, et que son existence ou sa non existence n'affectent en rien les vérités universelles.
La conscience est une ancre, elle n'est point un phare ; elle peut garantir l'intelligence du naufrage, mais ne saurait lui tracer sa voie. Dans les assauts que nous livre le doute, elle résiste et ne nous laisse point périr; mais elle ne peut offrir à notre observation que des faits particuliers; sa mission finit là.
Pour acquérir une valeur scientiUque, il faut que ces faits soient objectivés, qu'on me passe l'exprèssion,ou que, les souinettanl à la réllexion, Tespritles imprègne, pour ainsi dire, de la lumière qu'il emprante aux vérités nécessaires.