‹ Philosophie fondamentaleChapitre 23 sur 165 · CHAPITRE yU — SCJliNCfi TRAN^C*;«I)AJiTALE · texte numérisé non relu

CHAPITRE yU — SCJliNCfi TRAN^C*;«I)AJiTALE

vérités idéales. La stérilité du fait de la conscience a'éteml à tous lâ& autres iaiig. Ced n'est point um conjecture, mais une démonstration rigoureuse. Il n'est qu'une existence qui contienne la raison de toutes les existences ; or, comme nous ne la connaissons point d'une manière immédiate, iiiiiiltive, il nous est impossible de trouver une vérité réelle, origine de toutes les vérités.

69, AJlons jusqu'à supposer qu'il existe, dans l'ordre de la création, un fait primitif, d'une nature telle» que l'univers ne soit qii'un simple développement de ce fait. Nous n'avons point, pour cela, trouvé la vérité réelle, source de toute science. Ce fait ne nous apprendrait rien du monde possible, c'est-à-dtre do l'ordre idéal, infiniment plus étendu que le monde des existences finies.

J'admets que le progrès des sciences naturelles amène la découverte d'une loi simple, unique, qui préside au développemeni de toutes l^s autres lois, et dont Tapplication, modifiée selon les circonstances, explique les phénomènes nombreux que la science rattache encore à des lois multiples et compliquées. Ce serait là, sans doute, un immense prugrès dans Tordre des phénomènes visibles ; mais du monde des intelligences, du monde des possibilités, que saurionsnous ^ i

* Voyez la note M à la ûa du volume.

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