‹ Philosophie fondamentaleChapitre 35 sur 165 · Ces deux problèmes eeseutiels ; Tarigine d · texte numérisé non relu

Ces deux problèmes eeseutiels ; Tarigine d

la représentation intellectuelle, sa confornaité avec

ubjcu, oui p^uf u9Uâ.uuÉ^ ^IuUqh tr«a aîmiiteLi

Nptrc entendement partic^ipje de la lumière iniiak^ biea qu'il loît limité dàm ses attributs ; la liimière

qu'il reçoit n'est pas celle qui existe en Dieu luèiue;

#ite ««i ia r e amabl a pco , «oauouoiqué» h rboomie, .créature foite à Timage de Dieu.

C^tta limiiàra édaire las objets at H^ê ir^od f^eo^ible^ aux ywuc da notre esprit, soit que ces objets entrent en rapport avec lui par des moyens qui nous sont in* mmuMM^ sûit que Dieu nous en donne directeoient la représentation lorsqu'ils nous sont présents.

1 04. Laconformitéde la re|Nrésentation avec la chose représentée s'explique par la véracité divine. Uu Jjieu infiniment parfait ne peut tromper ses créatures.

Telle est la théorie de Descartes et Je Malebranclie; penseurs éminenls qui ne s'avançaient dans la recherche des irérités Intellectuelles qu'en tournant, à chaque pas, leur regard vers l'auteur de toute lumière, qui n'écrivirent jamais une page où leur piutne ne traçât ce grand nom : Dieu l

Malebranehe, comme noas le ferrons plus tard , prétend que, même dès cette vie, Tbomme voit tout en Dieu ; mais loin d'identifier le moivi^t rinteUigetiee infinie, il établit entre eux une distinction profonde. Sa effet, pour soutenir, pour éclairer le mot, il ne trouve d'autre moyen que de le rapprocher de la substance infinie, de l'unir à cette substance. Uu eoup d'ml jeté mr l'œuvre immortelle du Platon français suffira pour nous couvamcre combien son ayaième difiire des systèmes modernes ; combien il diffère di3 cette intuition primitive, açlQ cs^culicUeuient

80 LIVRE I. — DE LA CEETiTUDB.

pui, dégagé de tout empirisme et qui semble sortir des régions où notre individuatité est dreonscrite ; de cette intuition du fait simple, origine de toutes les idées et de fous les bits, intuition qui réaliserait sur la

terre, dans le monde de la philosophie, la vision béatifique. Ces folles prétentions étaient bien éloignées

de la pensée et des théories de Tillustre oratorien

GUAPITRË X.

Problème île Im représeiiteti#M« il<iaa4e» de

I<eltalte.

105. Cette prétention y de trouver une vérité fondamentale, mère de toutes les vérités, de donner une base unique à la science humaine tout entière, peut sembler indifférente au prunier abord ; je la crois pleine de pâils. Regardez au fond de la question. — Vous verrez apparaître deux systèmes à peu près identiques : le panthéisme et la divinisation du moi.

106. Le fait ou la vérité réelle, servant de base à toute science, devrait ctrc perçu d'une manière immédiate ; autrement, il faudrait donner, au moyen de perception , le titre de vérité première ; si le fait médiateur était cause relativement à Fautre, il est évident que ce terme moyen serait le fait primitif. Même difficulté, si Ton accorde Tantériorité non à

' Voyci la noie IX à U liu du volume.

CBÀP. X. — phobléne be la représentation. 81 i^éire^ mais à la connaissance. Comment, dans celte

hypothèse, expliquer la transition du sujet à l'objet, c'est-à-dire la légitimité du moyen à Taide duquel le fait primitif serait perçu ?

L'union intime, immédiate de l'intelligence avec le fiitt qu'elle connaît, esfrindispeniaMe; or, comme le moi n'est uni de la sorte qu'avec lui-même et ses propres actes , il deilmt évident que le fait cberehé n'ebl autre que le moi. Nous ne counaissons, d'une manière immédiate, qoe lea iMnoniènea de notre conscience; c'esl par eux que nous eatrous en commuoictttion avec le tum^moi. Donc, s'il eiiste un fmi primitif, origine de tous les autres, ce fait ne saurait être que le mai« Eejeter c^te conséquence, c'est re« eornisdtre qoe la base de la science trans^ndentale, c'est-à-dire la vérité une, n'existe point. Voilà comment des prétentions philosophiques , innocentes en apparence, mènent h des abimes.

I07« Onaclierdié àéMerosraisQ«MM&t;faieii que les objections qu'on apporte n'aient pas une grande iralsNir , nous allons les «iposer et les résoudre.

« U n'est point nécessaire que le iatt, origkie scîsii-

lifique de tous les autres faits, soit réellement origine. Établissez une distinctioa entre les principes de Féire et du earniùiUre^ et la difSeuHé disparaît. Plaosr dans le moi la cause de tout ce qui existe, s^ait contraire au sens commun ; il ne Fest point de considérer Je moi comme le principe représentatif de toute connaissance. Le mot représentation n'est pas syno-

nyma àe cau««Uté. Les idédirâpréienteni las objôU et ne iont paiot CBme rdatiyeniMt aux ot^els représeii* tés. Pourquoi rQfiiji§rù>0^-i)aus d'admettr6 l^xia^ tence d'un fait, représentatkm vivanta de taut c$ qiia l'esprit humain peut conoaitrâ ? La parceptiou ce fait datant être ImoiMaata, at présanta d'uoa mtr

nière intime à l'intelligence, ce fait ne peut être que la tmh Ca a'ast point là diviiiiiar ia moi ; la fariso raprésentative, que nous lui attribuons, il peut l'avoir rac;u^ d'uu ôtra supériaur* ilans caUt^ bypotUiaû, k nm n^aat fiai ma aaasa univaraalle^ a^est un miroir qui réfléchit à k iûifi et k laajida iiit^^riattr et ia monda axtétiew. a

Cette expUcatiuu rappalle le système des monades da Laiteiti ; aréaNan magoiftiiia de l'un de eaa raraa et puissants esprits dont les siècles et rhumanité a*h<morent. Le mopda aniiar, aampoié d^ètrea aim^ pies, représentant Tunivei s dont ils font partie, mais te repiésantant d'une miyuàra adéfuata k leur i:atégorie al caopdotinée au point da vue qui leur corres* pnndy selon k place qu'ils oacupaut ; toua eea étraa se déroulant en une chaîne immense qui , partant da l'ordre inférieur, s'clàve juiiqu'au seuil de Vinflni; anin^ an amnmet de tontaa ka aKiatenaaa» k moiiada qui contient en elie-aième k raison de toutes les antres, qni ka a tiréaa du néantt 4iii4dur a donné k vertu représentative, qui les a distribuées en catégorks harmoniquaa» établissant autre ailes une aorte de parallélisme de perceptions, de wknté, d'aeiion, de mouvement > de sorte que, sans se coufonUrei «to

ttiardient dans lu eoniut mité lu plim parfaite, daiis M lafiffable atoord* réve étMM U fimsée ; r4v« lu^r Idime que le génie de Leibuitz pouvait seul concevoir» iOa. Notre tribut d'admiiatioii payé à l'auteur da

la Monadologie , je dois faire observer que sa con-

flipten n'ait 4p'iina pura bypoUiàia à laqualla toutes

les ressources du talent n'ont pu donner une base «ailiite. Faanatta ma ail^ne^ la« gravas diliicultéa q^^tn^ mmiènfé aoutta la lilnra arlntre; bomaiHK oaua k i'éludier dana m rapports av^ la ^uesti^m qui uoua ooeupa.

£t d'abord , si la force da représentation aUribuce auK monades u'ast qu'una IqrpotMsa, dla ne donna rexplication de rien , à imim que la pbUcmttiàe ne 8<Mt derenue un jeu de combinaisons ingénieuses. La moi est une monade, c'esl-à-dire une unité iiulivisî-

Ua; vérité inoantaatabta. lia nmmi usa inooada représentative de l'univers , aftirmation gratuite ; jus^

qu'à ca qu'on l'ait prouvée» uoua pouvons n'en tenir aucun compte.

108. Ad^tueltons que le moi possède la vartu représentative, comme Tentand Leibnîta. Cette hypothèse n'eu laissa pas moins sut)sîatar tout ce que nous avoua dit coutra Torigina pramièra do k aciauaa

transcendantale.

I^buita «xpliqua rorigina des idées, U u'aif^ue

pas leur eachainement ; il fait de Tâme un miroir daua laquait en vartu de la volonté du créateur, tout

vient se peindre; mais, de l'ordre des représenta-

tàmMp uu da la manière dont aUaa n aissant les unes

S4 LtVllE 1* — Ofi LA CfiSTlTUaB*

des autres, il ue nous révèle rien, ne leur assignant d'antre lien que runilé de la eonsdenee. Ce système est donc hors de cause. Il nes'agit point, en effet, de la maniée doot les représentations existent dans PesprU on de leur origine, mak de l'opinion qni prétend établir la science humaine tout entière snr un lait «nique, et donner Fendiainement des idées comme de simples modiiications de ce lait. Leiluiitz n'a rien prétendu de semblatde ; riai, dans ses ontrages, n*a«torise à croire qu'il ail professé cette doctrine. Labsons-la donc tout entière à la moderne Allemagne.

1** Loin de croire à Tidentité universelle, Lcibnifz établit une pluralité , one multiplicité infinie ; ses monades sont des Aires réellement distincts et différents.

9* L'unrrers entier, composé de monades, procède; selon ce philosophe, d'une monade inhnie , non par émanation, mais par création.

9^ Il place dans la monade infinie, c'est-à-dire en Dieu, la raison suffisante de toutes choses.

4'' La connaissance accordée aux monades est un don de Dieu volontaire et libre.

5** Celte connaissance, et la conscience de cette connaisswce, appartiennent aux monades individuellement; Leibnitz n'a jamais songé, même d'une manière éloignée, à ce fond absolu de toutes choses (}ui, dans ses transformations, s'élève de l'état de nature à celui de conscience, ou qui, descendant des régions de la conadaice, se transforme et devient nature*

Page 1