Ces systèmes, aussi funestes qu'absurdes
qui tous aboutisseat au paulliéisine, bien que par des chemins divers, renferment toutefois une vérité d'un SL iis profond : vérité que les sophistes ont défigurée; foyer lumineux devenu un abime de ténèbres^
L'homme cherche, par le raisonnement , à satisfaire un iustiuct de son iiilelligeuce , c'est-à-dire à ramener la pluralité à l'unité, la variété infinie des existences à uu centre commun. L ealendement connaît que le conditionnel doit faire retour h Tin-
* Vofcs lamte VU! à la Ûn do vo!utte«
CflAPitRE IX. — L'iMÎrriTÉ blflVERSELLE. 77
^nditionnel, le relatif à Tabsolu, le fini & l'infini, le jnultiplc à ce qui est un. Toutes les religions , toufes les écoles philosophiques sont d'accord sur ce point • wciine ne revendique pour elle, d^ine manière ex' «iteive, cette \énié ; on la trouve dans tous les pays «H monde, à toutes les époques , au berceau même de Iliunianité. Tradition magnilique, tradition su-^ hlime qui, conservée par les générations au milieu du flux et du reflux des éTénements et des siècles, nous Montre Dieu présidant à l'origine ooœine aux destide Punhrers.
101. Oui, l'unité ciierchée par les philosophes, c'est Dieu même; lé Dieu dont le firmament raconte •a gloire ; le Dieu qui a écrit son nom dans les mer^ veiUes de la nature; le Dieu qui se manifeste dans la «onscience humaine avec une irrésistible autorité. Oui 1 voilà ruoité, voilà la lumière qui éclaire et con^ le vrai philosophe, tandis qu'elle aveugle et trouble le sophiste orgueilleux; Funité que le sage tontemple, qu'il adore dans le sanctuaire de son *«e, tandis que le (diilosophe insensé lui jette le nom ^rtiégedc 9m mai : c'est elle qui, dans sapersunna- Wé, sa conscience, son intelligence infinie, sa liberté parfaite, est la base et le couronnement de la religion ; ^est elle qui, distincte du monde, a tiré le mcmdedu ûeant; c'est elle qui le conserve, le gouverne et le «ï>nduit, par de mystérieux sentiers, au but fixé par ses décrets inunnables.-
*08. n y a donc unité dans Je monde, unité dans *aplîilosgpliie ; là-dessus, l'acoord est universel : mais
voici où cesm Taccord ; lep uns s^r^âf 1$ 9tAn le plus imipulei» rmfini do fini, kfora» eréftr trice de là cho«e cr^e, l'umlé de la foiUbplicité , en niaioteoaiit le rapport néeamm ratre lu voUmté lir
)>re de l'agent créaiaujr e( toui-puisi^aiit et les eaUsteOr ce^ flmas, antre la sag^me de rîntelUimfie aouireraiM
et la aiaicbe harmouieuâe de l'univers; les, autres,
Pwiftén d'un avaugliiimt 4lépk)rabla , coatonétmt
l'effet avec la cause, le fini avec Tinfini, la variété avec limité i il« reprpdiwent dana les réginns drs k phttosophie le chaos des anciens jours , mais sans espoir de recueillir dans Tordre et l'imité le^ élénmts iSpars an sein d'vp^ époitvmteble eonAisîQn, La tarr» de ces philosopher est vidç, l^s ténèbres sont répan-
dueç sur la £9ce de Tabtim; maia TasprU d« Dieu n'ept
point là, porté sur les eaux , pour i'écoQder le chaos
stérile, et f^ire sortir du milieu des omMi et de te mort Tocéan de vie et de lumière.
Les systèmes élaboré^ ^r la YeHMé des i^bilo* aophep ne soulèvent' aucun voile. Le système de te religioUi qui est en même temps o^lui d'une philo-*
Sophie seine et de riumwîté, ûmm te raiscm d«
toutes choses. Le nuïnde des intelligeuces , conwiâ le oiPQd^ des ^rps, est une éaUpm aaus uom pour resprît humain , du momeut qu'U rejette Tidée de Dieu; que cette idée reparaisiRe, telumiàr^ ee fait et
le mot est trouvé.