‹ Philosophie fondamentaleChapitre 39 sur 165 · CHAPITRE ttff« iKTBLttGfmitÉ miÉDIATE · texte numérisé non relu

CHAPITRE ttff« iKTBLttGfmitÉ miÉDIATE

êtres immalériels sont de deux ordres» iaieUtgiUas et iilMItgènts. Et ooittlne, être intelligible, c'est être immatérieUemeiit perfacUf ^ c'est-à-dire en puissance de fMsetàoMér, il Mit qtl'uM dbosé est d'attt^nt pltts intelligible qu'elle est immédiatement plus perfective. L'intelligibilité exiiTé rimmatéridité ; en effet, les choses matérielles ne sont intelligibles , qu'abstrac^ tioA iaile dé te mafièré* «

On a établi ci-dessus qu'une chose est intelligible non-seuiement en tant qu'elle est elle-même, mâis, dBOi Tordre idéal, en tant qu'elle est le non-moi. (.e iQtde d'être est en aeta ou en puissance ; être ainsi, (fasi être perfectiotiné par la ch(ise comprise ^ i^

128. Chi peut trouTer cette théorie plus ou moins sc^de, mais élle est quelque diose de mieux qu'un jeu de l'esprit, car elle pose cet important problème : « Désigiier lea cofidHioiis de l'intelligibilité. » Elle a, déplus, l'avantage de se trouver d'accord avec un fait constaté par Texpétlénca : la difficulté qtie l'esprit éprouve à se connaître lui-même. S'il est immédiatamni mtelligible, pmtrquôi ne ae eonnadt-il point ?

Que lui marique-t-il? La présence intime, direz-vous; or, non-seulement il est présent à lui-même de cette manière, mais il est identique. L'effort poinr se connaître ï mais cette connaissance est Tobjet principal

* Omm le langage seolMlIfBe, qim» dme «A dite m ptânmm, IdA*

qu'elle eeulemeni possible j en acte, quand ell« est réelimml

des recbercUes de la philosoplûe» Hefuser à r&me rintelligibilité immédiate, c'est donner le pourquoi des diXficuUés que l'on éprouve dans les études idéologiques et psychologiques , le pourquoi des obscurités qui troublent i intelligence lorsqu'elle veut passer des actes directs aux actes réfléchis.

124. L'opinion de saint Thomas n'est donc point une simple conjeçture, puisqu'eite s'appuîe en quet> que sorte sur un fait. Le raisonnement qui suit me semble lui donner beaucoup de force; on peut le regardar comme un développemeiit de ce qui précède.

Une chose n'est immédiatement intelligîble qu'à

la condition de posséder deux quaUtés : l"" l'immatérialité ; 2^ Tactivité nécessaire pour agir sur Tètre intelligent. Cette dernière qualité est indispensable; car, dans Topération intellectuelle qui a la compréhension pour objet, l'action naît de Tidée : Tcntendemeni est, en quelque sorie, passif. Lorsque Tidée se présente, la compréhension suit nécessairement; en l'absence de l'idée, la compréhension est impossible. Donc , ridée féconde Pentendement , qui ne peut rien sans son secours. Donc, si nous admettons qu'un être puisse tenir le rôle de Tidée, dans un entendement, il nous faut supposer cet être actif, afin qu'il détermine l'opération intellectuelle, et, partant, le supposer supérieur à l'entendement qu'il excite.

Nous comprenons, de la sorte, pourquoi durant cette Tie notre entendement n'est point, par luimême, intelligible pour lui-même. Son activité a

Page 1