‹ Philosophie fondamentaleChapitre 40 sur 165 · CHAPITRE XII. — liXTELUGIBIUTÉ IMMÉDUTE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. — liXTELUGIBIUTÉ IMMÉDUTE

t)csain d'un ttimulaiit ; livré à «es prqires forces , il semble dormir. Ce manque d'activité de notre e&prit, lorsque des influences excitantes ne le préviennent

poiatft est un fait psjciioiagique des plus coustants«

Est-ce à dire que nous soyons privés de spoota*

néitép que nous ne puissions agir sans aucune eaose

extérieure déterminante? non, sans doute; mais seuleioeiU que la spontanéité elle^-mèoie ne se serait point développée, si noire activité n'eût été soumise autérieureoieat à l'aclioa des causas ex/citan^ qui Tont tirée de son sommeiL Nous pouvons apprendre sans être enseiguà», mais nous ne pourrions appren* dre si Veoseigneoient n'^ présidé au développe* ment primitif de noire intelligence. Nous possédons beaucoup d'idées qui ne sont point des sensations , qui peuvent venir des sensations, mms il n'en est pas moins vrai qu'un homme privé de tous les sens ne pourrait penser, parce que son esprit manquerait d'impulsion.

1 25. Si je me suis étendu sur le problème de Tintelligibilité , c'est que, dans ma pensée, il n'a pas moins d'importance que celui de rintelltgence même, bien qu'on ail coutume de le négliger dans tes traités, de philosophie. Je vais formuler, en propositions claires et simples , la doctrine précédemment exposée, afin que le lecteur la puisse saisir dans son ensemble; j'en tirerai certaines conséquences, que nous avcms omises , ou que nous n'avons fait qu'effleurer en passant :

9(1 UfllB t. M ik CBlrrituDB*

L*iiiteUigitMlâié immédiate D'appariient qu'aux êircs

Uif HNIRSnVI o •

La mati^, par elle-même, ne peut être iotelUgible.

Le rapport qui s'étoMIt entre les wprHê et les ed^, ou la représenlation des corps dans Tesprit, ne daurtft être un firit d'oli)edltité pure.

D faut admettre une autre espèce de fapport, àu Moyen duquel ét puieee éxpliqtier runlon répféêêtêlalive du monde des corps et du monde des inteliigenoei*

La représentation objective immédiate suppose roetiirité dans l'objet.

La loree i{iie possédé itn olijét dé së rept*èiêif ter par lui-même aux yeux d'une intelligence suppose dans cet obfet la faculté d'agir sur rintelUgenoe.

Cette faculté d'agir produit nécessairement son effet , et , par conséquent, implique une sorte de snpé^ rioi ité de l'objet sur l'intelligence.

Un être intelligent peut n'être point immédiatement intelligible.

Il semble y avoir plus de perfection dans l'intelU-gibilité immédiate que dans Tintelligenoe.

Bien que tout être intelligent ne soit pas intelligible, tout être intelligible est intelligent.

Dieu, activité infinie, est infiniment intelligent et intelligible par lui-même et pour lui-même.

Dieu est intelligible pour tout entendement créé, toutes les fois qu'il veut bien se rendre présent à lui, d'une manière immédiate, .en le fQrtiûttut el en Téle^ vant.

CHAPITRK INTELLIGIBILITÉ IMH^mATE. $$

n m peut qua MnteUigibUité inuiiédi«ta mt été

communiquée à certaines intelligences, et que, par conséquent, ceilesHci se oagipraBMiit ellesHnéaies.

Noire àme, durant son union avec le coipg, n'est

pomt UmBmoXmmeut mtmatik, et pow ne h pou*

vous connmlre que par ses actes.

C'est à c^^ qu'il nous £ai4 attribuer 4i^Gé»é§ que présentent les études idéologiques et psychologique t 6t Fobscurité dans laquell e uous nomniti plongés, en passant de la connaissance directe à la connaissance réfléchie.

Donc )a philosophie du moi, c'est-à-dire celle qui veut expliquer le moiitle interne et externe en prenant le mai pour point de départ, est une impossibi-» lité ; elle laisse de coté Tun des faits fondanii^nt^^Ji^ de la psychologie;

Donc la doctrine de Tidentité universelle est pareillement absurde, car elle accorde à la ipatière l'in-> tel l igence et l'intelligibilité immédiate, lorsqu'elle ne pos^de ni Tune ni l'autre ;

Donc le spiritualisme est une vérité qui ressort^ en même temps, et de la philosophie subjective et la philosophie objective; de Hutelligence comme 4^ rintelligibiiUé j

Donc l'homme est contraint de s'élever au-dessus de lui-même et de l'univers, pour trouver Torigine de la représentation subjective comme de la repré* sentation objective;

Donc il doit en appeler à une activité primitive, infinie, qui met l^b ifileJUgcnceb pu cpipipuni-

100 uvai:; 1. — DE la certitude.

cation soit entre elles soit avec le monde des corps ;

Donc la philosophie purement idéologique et psychologique ne condnit point à Dieu ;

Doue la philosophie ne peut débuter par un fait rniique, origine de tous les faits; mais elle doit con* dure et conclut en réalité pai* ce fait suprême, c'està-dire par Texistence infinie, qui est Dieu ^

CHAPllRE XIU.

Repréfieiiiatloia 4e eausalité et d'idéttlité,

Page 1