‹ Philosophie fondamentaleChapitre 7 sur 165 · J'ai dû commencer ces études philosophiques · texte numérisé non relu

J'ai dû commencer ces études philosophiques

par rezamen ùe& question» relatives à la certitude ;

avant d'élever un édifice, il faut songer aux fondements.

Dès l'origine de la pliikaopbie, c'est-à-dire depuis

que les bonmias réUedus^ent &ur eux-mêmes et sur les êtres qui les entourent, on s'est préoccupé de la base de nos coiiiiaissauces ; il y a doue là des diiiicultés sérieuses. La stérilité des Uravaux philosophiques n'a pas ralenti l'ardeur des recherches ; d'où il est manifeste que dans le dernier terme de rinvestigation on voit un objet de la plus haute importance.

Ajoutons qu il n'est pas de sujet où Tesprit humain aoit toml>é en de plus nombreuses et de pliv

4 LIVRE. I. — DE LA CEHTiTtUE.

liiiientabl«8 aberrations. On en conclura, paat«ètre,

que les études philosophiques , aliment éternel de rorgneil de l'homme, ne présentent rien de solide. Ce serait une erreûr. Ne donnons point aux opinions des philosophes une importance extrême ; ils ne sont pas les seuls représentants légitimes de la raison ; mais on ue peut nier, du moins, que, dans Fordre intellectuel, ils ne soient la partie la plus active de rhumauiié. Uuand tous les philosophes discutent, c'est en quelque sorte le genre humain qui dis* cute. Dédaigner les questions philosophiques à cause des sophismes qui déshonorent la philosophie, ce serait tomber dans le-phis grand de tons les sophismes. La raison et le hon sens doivent vivre en bonne intelligence. Qu'on ne s'y trompe point, d'ailleurs : il ar^ rive souvent que l'objet essentiel de certaines discussions n'est pas le résultat, mais Texistence même de la discussion, laquelle emprunte sa valeur bien moins à ce qu'elle est en soi , qu'aux indications qu'elle peut fournir.

î. La question de la certitude embrasse, en quelque sorte, TensemMe de la philosophie, c'est-à-dire tout ce que la raison peut concevoir sur Dieu, sur l'homme, 6ur Tunivers. Ce n'est que le fondement de rédifîce scientifique; mais, dans ce fondement, l'attention découvre le dessin tout entier, avec ses lignes harmonieuses et grandioses.

3. S'il importe beaucoup d'agrandir la sphère de la science, il n'importe pas moins de connaître les hautes de la science; au delà se cache l'écueil. Ces

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