‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 100 sur 607 · DEUXIÈME PROPOSITION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PROPOSITION

206. Il ne suffît point que le principe de contradiction soit admis comme possible, il doit être tenu pour vrai; dans la supposition contraire, toute certitude, toute connaissance, toute vérité tombent en ruine.

Démonstration.

Nous pourrions reproduire ici les raisons émises en faveur de la proposition précédente. Dans le premier caSj on nie la vérité du principe; dans le se-

cond, sans le repousser comme faux, on ne l'admet point comme vrai. Or, il ne saurait être indifférent-, élever le plus léger doute sur le principe de contradiction, c'est faire la nuit autour de soi-, toute certitude s'évanouit.

Je ne prétends point que, pour acquérir une certitude quelconque, il soit nécessaire de s'appuyer explicitement sur le principe de contradiction -, mais seulement que nous le devons tenir pour fermement établi, qu'il ne comporte pas l'incertitude, et que tout ce qu'il soutient repose sur un fondement inébranlable. La plus légère oscillation, le moindre que sais'je,.., ruine ce principe de fond en comble; la possibilité de l'absurde est déjà par elle-même une absurdité.

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