‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 12 sur 607 · IMPORTANCE DES QUESTIONS RELATIVES A LA CERIITUDE · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DES QUESTIONS RELATIVES A LA CERIITUDE

1. J'ai dû commencer ces études philosophiques par l'examen des questions relatives à la certitude ; avant d'élever un édifice, il faut songer aux fondements.

Dès l'origine de la philosophie, c'est-à-dire depuis que les hommes réfléchissent sur eux-mêmes et sur les êtres qui les entourent, on s'est préoccup»; de la base de nos connaissances; il y a donc là des difficultés sérieuses. La stérilité des travaux philosophiques n'a pas ralenti l'ardeur des recherches ; doù il est manifeste que dans le dernier terme de l'investigation, on voit un objet de la plus haute importance.

Ajoutons qu'il n'est pas de sujet où l'esprit humain soit tombé en de plus nombreuses et d(! plus

lameR\a]^te*^âl)iéitatiobf'pïi*-en conclura, peut-être, que 4és 'éttriifes 'phîioVoplîiques , aliment éternel de rorgîiëîr î^Vl^brame; ins^*'j)irésenten rien de solide. Ce sôraît ùnê 'erreur /Né 'donnons point aux opinions des phflôsofhëte •\ritC' J imjJor tance extrême : ils ne sont pas lés seuls représentants légitimes de la raison ^ mais on ne peut nier, du moins, que dans Tordre intellectuel ils ne soient la partie la plus active de l'humanité. Quand tous les philosophes discutent, c'est en quelque sorte le genre humain qui discute. Dédaigner les questions philosophiques à cause des sophismes qui déshonorent la philosophie, ce serait tomber dans le plus grand de tous les sophismes. La raison et le bon sens doivent vivre en bonne intelligence. Qu'on ne s'y trompe point d'ailleurs ; il arrive souvent que l'objet essentiel de certaines discussions n'est pas le résultat, mais l'existence même de la discussion, laquelle emprunte sa valeur bien moins à ce qu'elle est en soi, qu'aux indications qu'elle peut fournir.

2. La question de la certitude embrasse, en quelque sorte, l'ensemble de la philosophie, c'est-à-dire tout ce que la raison peut concevoir sur Dieu, sur l'homme, sur l'univers. Ce n'est que le fondement de l'édifice scientifique ; mais, dans ce fondement, l'attention découvre le dessin tout entier, avec ses lignes harmonieuses et grandioses.

3. S'il importe beaucoup d'agrandir la sphère de la science, il n'importe pas moins de connaître les limites de la science-, au delà se cache l'écueil. Ces

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