CHAPITRE II. — ÉTAT DE LA QUESTION. t
de sa beauté ; l'animal suit ses instincts et ne les interroge pas ; seul, l'homme, organisation fragihi, bient(5t rendue à la poussière, porte en lui un esprit qui, non content d'embrasser le monde, s'inquiète de se comprendre, se replie au dedans de lui-même comme dans un sanctuaire dont il est à la fois et le prêtre et l'oracle. Que suis-je? que fais-je? qu'est-ce que ma pensée ? pourquoi ? comment ? Que sont les phénomènes que je sens en moi? quelle en est là cause .? dans quel ordre sont-ils produits ? quelles sont leurs relations ? Questions graves, pleines de ténèbres , mais questions sublimes; témoignage glorieux qu'il est au dedans de nous quelque chose de supérieur à la nature inerte, quelque chose dont l'activité intime, spontanée, nous ofl*re l'image de cette activité infinie qui a tiré le monde du néant par un seul acte de volonté*.