CHAP. V. — UNE HYPOTHÈSE IDÉALISTE
unis ; remarquez toutefois qu'ils ne le sont pas toujours; j'ouvre mes volets durant la nuit et je n'y vois point; il faut qu'un nouveau phénomène, un phénomène auxiliaire se produise, à savoir, U lu mière artificielle ; je ne puis, quoi qu'il en soit, changer cette loi de dépendance.
28. Que faut-il conclure de là? Que les phénomènes indépendants de notre volonté, soumis dans leur existence et dans leurs accidents à des lois que nous ne pouvons changer, ont leur cause hors de nous. Ils ne sont pas nous, puisque nous existons sans eux ; ils n'ont point notre volonté pour cause , puisqu'ils se produisent sans son aveu, très-souvent contre elle. Ils ne relèvent point les uns des autres dans l'ordre purement interne, puisqu'il arrive fréquemment que, de deux phénomènes qui se sont mille fois succédé, le second cesse tout à coup de se reproduire malgré la persistance du premier. Ceci me conduit à l'examen d'une hypothèse idéaliste ; cet examen me servira, je l'espère, à prouver avec plus de certitude encore la doctrine que je m'efforce d'étabhr.