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De ces réflexions il suit

Que nos sensations considérées comme des plaéno-

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mènes purement internes se divisent en deux classes parfaitement distinctes : les unes relevant, les autres indépendantes de notre volonté ^ les unes sans liaison entre elles , variables dans leurs rapports au gré de celui qui les éprouve ^ les autres soumises à certaines conditions que nous ne pouvons ni changer ni détruire.

Que, dans son existence comme dans ses modifications, ce dernier ordre de phénomènes relève de certaines causes qui ne sont pas nous, indépendantes de nous, en dehors de nous. Donc, Tinstinct qui nous pousse à rapporter ces sensations à des objets externes est confirmé par la raison; donc, le témoignage des sens peut être admis au tribunal de la philosophie, en tant qu'il affirme la réaUté des choses.

L'existence des corps est démontrée en quelque sorte par ce qui précède ; il «n résulte , en effet, que l'examen philosophique de l'idée que ce mot corps exprime constate l'existence d'une chose distincte de notre être , et dont la présence excite en nous telles ou telles sensations. L'essence des corps nous est inconnue -, nous la connaîtrions, que cette connaissance importerait peu dans le sujet qui nous occupe ; eh effet, il ne s'agit point de l'idée que le philosophe pourrait se former de la matière, mais des idées que s'en font la plupart des hommes.

CHAP. Vf. — CAUSE EXTERNE DES SENSATIONS. 3^5

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