CHAPITRE IIÏ. -^iif»X CERTITUDES
quadrilatère -, il a, comme le triangle, ses côtés et ses sommets. — Un quadrilatère peut-il être un triangle, et vice m-5a/— Non. — Jamais ?— Jamais. — Et pourquoi ? — Ici quatre côtés ; là trois 5 comment seraient-ils une même chose ? — Qui sait? vous le voyez ainsi, vous-, mais... —Mais comment ne le voyez-vous pas ? Ceci est trois, ceci quatre ; quatre n'est pas la même chose que trois.
Tourmentez l'entendement de cet enfant tant qu'il vous plaira , vous ne le ferez point sortir de son thème 5 vous observerez que sa perception et sa raison agissent toujours en sens direct, c'est-à-dire en se fixant sur l'objet; mais vous n'obtiendrez Jamais que, de lui-même, il ramène son attention sur ses actes internes, qu'il pense sa pensée, qu'il combine des idées réfléchies, qu'il y cherche la certitude de son jugement.
20. Ceci nous mène à signaler une erreur Wipitale dans l'enseignement de l'art de penser. On assujettit, dès le début, une intelhgence à peine formée à ce que la science offre de plus difficile, la réfl(îxion. C'est aussi sage que de commencer le développement physique d'un enfant par les exercices les plus violents de la gymnastique. Le développement scientifique de l'homme doit être calqué sur son développement naturel ; celui-ci est dans le sens direct, non dans le sens réfléchi.