‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 246 sur 607 · PHÉNOMÉNAL · texte numérisé non relu

PHÉNOMÉNAL

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Jrr ^'T'^'^' ''•^^'' •'" phénomène et de la reahteest-il nécessaire, c'est-à-dire fondé sur les-

Si le monde n'avait d'autre réalitéquela représentation sensible, si les apparences étaient la copie exacte de 1 essence des choses, il faudrait dire que cet accord

136 LIVRE m. — l'étkndue et l'espace.

est immuable, que les objets sont ce qu'ils paraissent et rien de plus^ et que, leur existence admise, il en doit être ainsi, nécessairement, absolument, car nul être n'existe ou ne peut exister en contradiction avec sa notion constitutive. Ce qui est maintenant étendu serait étendu de nécessité absolue; il ne pourrait ne pas Têtre de la même manière qu'il nous le paraît, et sous les mêmes conditions. Les corps seraient nécessairement soumis, dans leurs rapports, aux mêmes lois phénoménales : supposer quelque chose en dehors de ces lois impliquerait une contradiction au-dessus même de la toute-puissance.

187. Dans Tintuition sensible, les corps se présentent à nous avec des grandeurs déterminées , et ces grandeurs sont dans un rapport fixe que nous calculons en le comparant avec une étendue immobile, l'espace. Parla grandeur, les corps occupent un lieu déterminé , bien qu'il soit mobile. Par le rapport des grandeurs, ils occupent un lieu plus ou moins grand et s'excluent d'un même lieu; cette exclusion, nous rappelons impénétrabilité.

Voici maintenant la question qui se présente : les grandeurs sont-elles déterminées d'une manière absolue, leurs rapports avec le lieu qu'elles occupent sontils immuables, de telle sorte que leur altération implique contradiction ? Je ne le pense pas.

187. Je ne sais ce qu'on peut entendre par le rapport avec le lieu considéré comme une portion de l'espace pur ; nous avons déjà vu que cet espace n'est autre chose qu'une abstraction de notre esprit, c'est-

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