‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 247 sur 607 · HAP. XXVI.— ^RAPPORTS. \^J · texte numérisé non relu

HAP. XXVI.— ^RAPPORTS. \^J

à-dire rien par lui-même. Donc le rapport dont il s'agit n'est rien , en vertu du principe qu'un rapport n'existe qu'à la condition d'un terme auquel il se coordonne. Donc les rapports des corps avec les lieux qu'ils occupent ne sont et ne peuvent être? que les rapports des corps entre eux.

189. N'oubHons point ces observations; elles sont le nœud de la question qui nous occupe.

L'esprit s'égare en d'inextricables difficultés s'il commence par accorder à l'espace une nature absolue et des relations nécessaires avec les corps. Que Ton veuille bien se rappeler la doctrine exposée dans les chapitres xii , xiii , xiv, xv, où je m'efforce d'expHquer comment s'engendre l'idée de l'espace, quel objet lui correspond dans la réaUté, de quelle manière il lui correspond, et l'on verra que ces rapports absolus, essentiels, que nous croyons découvrir entre les corps et une capacité vide et réelle, sont de pures illusioas.

Nous ne dégageons pas l'ordre idéal, nous ne le distinguons point avec une attention suffisamment scrupuleuse des impressions des sens. Et toutefois, impossible de comprendre les questions qui nous occupent, si l'on n'arrive à cette distinction, du moins dans une certaine mesure. Et selon qu'on la conçoit ou qu'on la repousse, on voit dans ces questions ou des problèmes philosophiques qu'il importe de résoudre, que peut-être nous pourrons résoudre, ou de pures absurdités. L'idéalisme qui détruit le monde réel répugne à notre intelhgence ; l'empirisme qui annule l'ordre idéal ne lui répugne pas moins. Élevons-nous

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au-dessus des représentations sensibles ou renonçons à la philosophie^ cessons de penser, et contentonsnous de sentir.

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