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CHAP. III. — SUBSTANTIF ET COPULATIF

copulatif exprime une manière déterminé(î d'être. 1 2. Voici la seule proposition dans laquelle le verbe être purement substantif se trouve : « L'être est ou ce qui est est. » Dans tous les autres, le sujet imphque un attribut qui détermine une manière d'être, une modification. Lorsque nous disons : « La table est, «bien que l'attribut direct de la proposition soit l'existence, exprimée par le mot est, il entre toutefois dans le sujet table une détermination de l'être dont nous parlons, c'est-à-dire d'un être qui est table. Donc il est vrai que le verbe ne conserve sa signification purement substantive que dans cette proposition:

« L'être est 5 » proposition absolument identique, absolument nécessaire ; l'attribut se peut affirmer de tous les sujets, le sujet de tous les attributs. Posons la proposition sous une autre forme , nous aurons : « L'être est existant; » et l'on pourra dire : tout être est existant, ou ce qui existe est être, ou toute existence est être.

13. Si l'on objecte que l'être possible n'existe pas, je ferai observer qu'un être purement possible n'est point rigoureusement être; il n'existe que dans son mode d'être , c'est-à-dire dans l'ordre possible. Je traiterai plus loin cette question ; passons aux propositions dans lesquelles on emploie le verbe copulativement.Ces deux propositions : « La tableest, la table existe, » sont équivalentes. A la vérité, toute table réelle existe , puisque le mot réel a le même sens ^qu'existant; ainsi il semblerait que cette proposition *soit identique à la précédente : « Tout être est. » Maig

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qui ne voit la difiérence ? L'idée table implique-t-elle l'existence? Non; car nous pouvons concevoir une table qui n'existe pas; mais un être en tant qu'être, nous ne pouvons le concevoir s'il n'est. Un être qui ne serait point être ! — Dans la première proposition, le sujet se peut affirmer de tous les attributs; tout ce qui existe est être ; peut-on dire également tout ce qui existe est table ?

14. La raison de cette différence, c'est que la première proposition est identique d'une identité absolue, qu'elle est un concept pur formulé dans une proposition , et que partant les extrêmes se peuvent prendre indistinctement les uns pour les autres : Têtre est: ce qui est est l'être; l'être existe; ce qui existe est être. Mais les autres propositions comprennent différentes espèces d'idées; et bien que l'idée commune d'être s'applique à tout, comme elle est essentiellement indéterminée, deux choses peuvent n'être point identiques, alors même que l'idée générale comprend également l'une et l'autre. De ce qu'à toute table l'idée d'être convient, il ne suit point que tout être soit table.

15. Le copulatif s'emploie indépendamment du substantif. Ainsi lorsque nous disons : « L'ellipse est courbe,)) nous faisons abstraction d'une ellipse quelconque ; la proposition serait vraie alors même qu'il n'existerait point une seule ellipse. La raison, c'est que le verbe être, lorsqu'il est copulatif, exprime un rapport de deux idées.

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