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CHAPITRE IV. — SCIENCE TRANSCENDANTALE. S

foyers étaient de simples points; la courbe tsm li^^e, rien de plus; les rapports des foyers avec la courbe.., combinaisons stériles et sans application ! Et quelques siècles plus tard, ces foyers, c'est le soleil! cette courbe décrit les orbites des planètes! Les lignes qu'un géomètre traçait sur la table tracent le chemin des mondes dans l'espace !

L'union intime des sciences mathématiques et naturelles est un fait incontesté. Qui nous dira jusqu'à quel point elles se peuvent rattacher l'une et l'autre aux sciences ontologiques, psychologiques, théologiques et morales? L'univers, la multitude innombrable des êtres qui le composent, apparaissent aux yeux de la science comme une chaîne merveilleuse dont chaque anneau va se perfectionnant, depuis l'atome inorganique jusqu'à l'être intelligent et hbre fait à l'image de Dieu. Les différents règnes de la nature sont unis par des relations intimes : ainsi les sciences se prêtent une lumière mutuelle et participent les unes des autres. La complication des objets amène la comphcation des c onnaissances; et l'unité des lois qui régissent les êtres divers rapproche toutes les études et tend à former une science unique, universelle. Que ne nous est-il donné de voir l'identité des origines, l'unité de fin, la simplicité des voies? Nous posséderions la science transcendantale , la science mère, ou plutôt l'idée unique dans laquelle tout se peint tel qu'il est. où tout se voit sans efforts, comme dans une glace pure un paysage magnifique avec ses prc^^tions, sa hrim

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et ses couleurs. Sachons nous contenter, cependant, des ombres de la réalité ; et , dans l'instinct qui pousse notre entendement à simplifier toutes choses, dans ses aspirations vers l'unité, saluons l'indice précurseur de la science unique, qui n'est autre chose que l'intuition de l'idée unique, incréée, infinie! C'est ainsi que dans le désir du bonheur dont notre cœur est agité, dans la soif des jouissances qui nous tourmente, nous trouvons la preuve que tout ne se termine pas ici-bas et que notre âme est faite pour la possession d'un bien refusé à notre vie mortelle.

51. Cette unité que nous avons observée dans la gradation harmonique des êtres , dans l'enchaînement des sciences, nous la retrouvons encore en comparant l'homme à l'homme, en étudiant le don par excellence de l'esprit humain : le génie ! Les esprits marqués de ce sceau se distinguent par l'unité et l'étendue. Ont-ils à traiter une question difficile, ils la simplifient, ils l'aplanissent en la voyant de haut, en s'établissant dans une idée principale qui rayonne sur toutes les autres. Veulent-ils résoudre un sophisme, ils portent le fer à la racine et d'un mot détruisent l'illusion. Que s'ils emploient la synthèse, discernant sans hésitation le principe fondamental, ils indiquent d'un trait le chemin qui doit conduire au résultat 5 dans l'analyse, ils se placent d'instinct au point de départ -, ils saisissent le ressort cachée ils nous ouvrent l'objet, pour ainsi dire, et nous en révèlent les mystères les plus obscurs. Que s'il s'agit d'une découverte, tandis que le vulgaire

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