CHAP. XI. —IDÉES DE L'ESPACE ET DU TEMPS
éprouvé de perceptions intermédiaires. L'être percevant serait lui-même dans ce cas la seule mesure du temps ; temps plus ou moins long, selon que les pcTceptions de cet être seraient plus ou moins nombr(;uses. 72. L'idée du temps est essentiellement relative, dans ce sens qu'elle est la perception régulière de l'être et du non être. La simple perception d(î l'un des deux extrêmes ne nous donne point l'idée du temps : cette idée implique nécessairement une comparaison. Il en est de même de l'idée de l'espace. Nous ne concevons ni espace ni étendue d'aucune sorte, sans juxtaposition, c'est-à-dire sans rapport* Donc la multiphcité entre nécessairement dans les idées d'espace et de temps ^ d'où il suit qu'un être absolument simple, un dans ses actes comme dans son essence, en qui tout est un, exclut les idées d'espace et de temps-, attribuer à ces idées quelque chose de réel, en dehors du monde corporel, et antérieurement à l'existence du monde créé, c'est une imagination vaine.