‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 77 sur 607 · CHAPITRE XVIII. — PRINCIPE DE DESCARTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII. — PRINCIPE DE DESCARTES

cartes, et ceci confirme ce que je viens d'avancer, à savoir qu'il ne présentait point un raisonnement, mais un fait. Selon ce philosophe, l'essence de l'esprit est la pensée elle-même \ à l'encontre de certaines écoles qui distinguent entre la substance et l'acte, plaçant l'esprit au'premier rang et la pensée au second, Descartes identifiait l'un à l'autre, soutenant qu'ils étaient une môme chose. Voici comment il s'exprime : <( Bien qu'un attribut suffise poui- manifester la substance, il y a toutefois en chaque substance quelque chose qui la constitue, et dont tout le reste dépend. L'étendue en longueur, largeur et profondeur, constitue l'essence des corps ^ \^ pensée constitue la nature de la substance pensante . y) (Principes de FhiL, i'« part.) Ainsi, en établissant ce principe : « Je pense, donc j'existe, » Descartes n'avait point la prétention d'établir un raisonnement, mais de constater un fait de sens intime. C(i fait lui apparaissait tellement simple, tellement un, si je puis m' exprimer ainsi, qu'en développant son système, il a identifié la pensée à l'âme, l'essence de l'âme à son existence même. U avait senti la pensée, et il dit : (( Cette pensée, c'est l'âme -, je suis. » U n'est pas de mon sujet de juger cette doctrine ; je me borne à l'exposer *.

> Voyez la note XVll, à la fin du volume.

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