‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 79 sur 607 · CHAPITRE XVIIl.— PRINCIPE DJE DESCARTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIIl.— PRINCIPE DJE DESCARTES

naière et la plus certaine, cette oanclusion : « Je pense, donc je suis. » {Principes de PhiL^ ]*age i, §6 et 7.)

Ce passage coi^tient mb véritable syllogisme : Nous avons une si grande répugnance à concevoir que ce qui pense nexist-e pas a%c moment qu'il pense , e'est-àdire : « Ce qui pense existe ^ » en termes de T école, cela s'appelle établir la majeure -, que nous ne pouvons nous empêcher de croire que cette conclusion :■ « Je pense j donc j'eûç-i^pey » est vraie, » Mineure et conséquence du syllogisme. On le voit, en même temps qu'il constatait le fait. Descartes s'efforçait de le prouver. C'était la tendance générale de son époque. Les réformateurs les plus absolus euxmêmes ont peine à se préserver de l'atmosphère qui les entoure. Cette tendance se retrouve dans toutes les méditations de l'auteur, bien qu'unie à un merveilleux esprit d'observation. C'est un défaut.

Mais que ressort-il de ces explications obscures ou ambiguës? Quelle est la pensée qui se voit toujours au fond? La voici : « Je puis, par un effort de mon esprit, douter de toute chose ^ mais je trouve, en moi, la limite de ç^t effort. Si je ramène mon attention sur mon entendement, sur mes actes intérieurs ou de conscience, sur mon existence enfin, le doute s'arrête^ et ma répugnance à passer outre est telle que ri^n ne saurait la vaincre, a Yoilà le s«5ns vrai de Taffirmation de Rescartes. L'er^ur, si elk^ existe, a été de formuler le fait en proposition générale ; pr<D!positi0ii vr^ie, sans doute j conséquence l«%itime,

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mais sans nécessité-, le principe, loin d'y gagner, y nerd de sa clarté et de sa force.

^171. Observons, cependant, que le philosophe français suivait la marche que tous les P^osophes ont suivie, même ses plus ardents détracteurs Chose étrange! Descartes est d'accord, sur ce pmnt, avec es chefs de l'école métaphysique opposée a la s.enne

lLicc et Condillac. En effet, qu^'^-™? ^^ ^J^^- Vorigine de ses connaissances et les P""*'»P«^~^ nuels repose la certitude se trouve, par rapport a ses rè; inférieurs, en présence du témoignage de sa conscience, que cette conscience protose en nou une certitude inébranlable, une certitude telle que nous n'en pouvons concevoir de P^"^-'"*;^ un fait universellement admis, un fait que tous les idéologues reconnaissent, qu'ils établissent tous, bien t'en des termes différents. Plus je -d^te ces ma tières et plus je me pénètre de cette vente, triviale a force d'être vraie : « U est peu de choses nouvelles soile soleil. » Que de systèmes ne sont nouveaux nue par la forme qui les rajeunit'.

' 172. Quelle est, au fond, la méthode de Descartes? La voici résumée en deux propositions : 1» e -x douter de toutes choses-, 2° lorsque je veux douter de moi-même, je ne le puis.

Examinons les deux propositions, et nous verrons avec étonnement que cette méthode, si souvent attaquée, est universellement suivie

Pourquoi le philosophe admet-il un doute unive seP Parce qu'il veut examiner l'origine et la certi-

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