CHAPITRE XIX.— PRINCIPE DE DËStARTES
enfin tous les phénomèrtes qui, présents d'une manière immédiate à notre esprit, nous sont attestés par la conscience.
Tout principe soumis à des distinctions lae peut être un principe fondamental -, la distinction suppose l'analyse; l'analyse suppose la réflexion. A la réflexion il faut des règles et un objet connu ] donc, admettre des classifications dans le premier principe, c'est le dépouiller de stin caractère ^ C'est une contradiction.
180. Il importe de ne point confondre le Sïîns de la proposition « Je pense » avec la proposition ellemême ; le fond et la forme sont ici choses tr<3s-différentes ^ la forme pourrait tromper sur le fond. Celuici est lin fait parfaitetnent isimple ; celle4à, une combinaison logique comprenant des éléments trèsdivers* Je vais expliquer ma pensée.
Le fait de conscience , considéré en lui-même, n'implique nul rapport ♦, il n'est autre chose que luimême, il lie Yà pas plus loin que lui-même ; c'est la présence de l'acte ou de l'impression , bii plutôt, c'est l'acte , c'est l'impression présente à l'esprit. Point de combinaison d'idées, point d'analyse -, analyser, c'est quitter le terrain de la conscience pure pour entrer dans les régions objectives de l'activité intellectuelle. Mais comme la missioti du lailgage est de manifester cette aotivité -, comtne le verbe humain n'a pas été jeté, si je puis m'éxprimer ainsi, dans le moule de la conscience pure, mais dans celui de l'entendement, toute proposition énoncée est une com-
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