CHAPITRE XIX. — PRINCIPE DE DESCARTES
sible. Cet être est le sujet dans lequel la variété se réalise, autrement on ne pourrait dire moi. Ainsi, dans cette expression , nous découvrons l'idée de Tunité et des rapports de l'unité avec la pluralité, ridée de la substance et de ses rapports avec les accidents^ donc, ridée du moz, bien qu'elle exprime l'unité dans sa manifestation la plus simple, est logiquement une idée composée, puisqu'elle enferme différentes choses de l'ordre idéal qui ne se trouvent point dans un fait de conscience pure ^ idée profondément philosophique, puisqu'elle contient une combinaison d'éléments qui relèvent de l'ordre idéal.
182. L'attribut pe7i5a 71/ est une idée générale qui non-seulement embrasse toute pensée proprement dite, mais encore tout phénomène relevant de l'esprit d'une manière immédiate.
Nous venons de voir que l'idée du moi se décomposait en deux idées ^ le moi sujet de différentes modifications, et le moi pensant. L'idée de sujet implique les idées d'unité et de substance j Vidée pensant implique celles d'activité ou de réceptivité (que l'on me permette cette expression), accompagnées de conscience.
183. Avant de formuler la proposition, il faut que, dans l'idée du moi^ nous ayons trouvé l'idée pensant^ ou dans celle-ci l'idée du moi. Le moi nous i^évèle l'idée de sujet ou de substance en général 3 mais, en dépit de tous les sophismes, nous ne pouvons y découvrir l'idée de l'attribut joe/wan/. Le^noz ne se manifeste point lui-même ^ il ne nous est connu que par
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la multiplicité, le rapport du sujet avec lions.