CHAPITRE XIX. -* PRINCIPE DE DESCARTES
Eh quoi I tant de travail, une analyse si compliquée pour produire cette proposition : a Je pens»e. w On comprend maintenant combien j'avais raison de distinguer entre le fond et la forme; c'est ainsi qu'en philosophie, si l'on ne procède par une analyse judicieuse et sévère, des espaces immenses se trouvent franchis à notre insu. Les phénomènes les plus divers, les idées les plus opposées se heurtent, confondus en un même chaos.
185. Examinons maintenant quels sont les rapports de l'existence avec la pensée. Cet examen nous sera facile si nous n'avons point oublié les précédentes observations.
Nous concevons l'existence comme antérieure à la pensée -, l'existence est une condition indispensable de la pensée-, toutefois, ce n'est point l'existence, mais la pensée, qui se manifeste la première aux yeux de l'esprit; et cette manifestation n'est pas abstraite, mais déterminée, expérimentale, empirique.
Tous les êtres se trouvent compris dans l'idée d'existence ; c'est une idée générale. La conscience ne peut débuter par là. Que nous nous élevions à cette idée par une abstraction -, qu'elle soit une forme préexistante de notre pensée, il n'importe -, ce n'est point ce qui s'offre à nous en premier lieu, ou, pour parler avec plus d'exactitude, ce n'est point la dernière assise, le dernier temps d'arrêt de notre esprit, lorsque, parcourant, dans un mouvement rétrograde, l'échelle de nos connaissances, il revient au point de départ. Ce point de départ, c'est la conscience elle-
même qui, après avoir été objectivée et soumise a rSse, ;ous présente Vidée d'existence comme
^Cro:^tqnele«doncre.iste.>n'estpas^ne
Réduction rigoureuse des prémisses « je pense, « ma s etement Vintuition de Vidée d'e.istence dans Udee lia nensée. U Y a là deux propositions : 1 une ge nlrl" ce qui pense existe-, » Vautre particulière r[e le donc j'existe. « La première appartient a dfe purement idéal-, elle est d'une évidence - ; -Uue et indépendante de -te ..nsaenc^ p rUculière; la seconde participe de ^^rd^^ Jf Vnrdre idéal : de l'ordre réel, en tant qu elle cou •ent un iait particulier relevant de 'a conscience^ e l'ordre idéal, en tant qu'elle combme lideege nlrale avec'e f it particulier-, c'est seulement ainsi ;rXeutconcevoirl'un.ndelWi^^^^
186 11 nous sera facile , maintenani , u les questions agitées dans les écoles.
Première question : Le principe « je pense » relevé^ premieiequ nfaut distinguer. Comme
t il d' un autre principe ? — U laui "'*"' &
nie fait de conscience, non. Nous ne pouvons ad- Ttte tns 1 oLe de nos connaissances, rien qui : lérL à nous-mêmes. Tout ce que nous con- ; issons, en tant que connu par ^^^^^ conscience. Supprimer la conscience, c est tout ae uTe queVunLs s'écroule, seule elle reste debou , Xiible et vivante. La conscience précède toute
connaissance, elle rien V^^^^^^^^^^ ,i,,. Comme proposition, om, Le pi mup