DIXIÈME PROPOSITION
.E NOMBRE DES ENFANTS MORTS -NÉS A AUGMENTÉ EN RAISON DIRECTE DE *LA MORTALITÉ DES FEMMES, DANS l'AGE DE LEUR FÉCONDITÉ.
Le rapport général des morts-nés aux naissances j^iables a été dans la ville de Paris, savoir :
]ela répond à une augmentation de moitié , pour la otalité des accouchées âgées de 15 à 45 ans. (Voir a neuvième proposition.)
A l'hospice de la Maternité, où les accouchées )Ont, en général, des jeunes filles de 15 à 25 ans, le -apport des enfants morts-nés à ceux nés vivants a été, savoir :
En l'an x (1), 43 1
Dans l'année 1851 (2), ..... 97 ) ^"'^ *'^^^
Cela répond à une augmentation au moins double
Démonstration.
Dans l'an 1817.
De 1817 à 1821 De 1851 à 1855 Dans l'an 1855.
sur 1,000
(1) Pecchet. statistique, 1805
(2) Tréblchet. Annales d'hygiène, 1853.
pour los jeunes filles. (Voir la troisième proposition, au primo.)
Ce qu'il fallait démontrer (1).
Hemarque.
Tels arbres, tels fruits!.... Lorsque les jeunes femmes de 15 à 25 ans n'étaient pas vaccinées, elles accouchaient d'enfants morts, dans une proportion moins forte que de 25 à 45 ans. Au contraire, depuis qu'elles sont vaccinées, cette proportion est devenue plus forte, ainsi que le prouvent les ^ chiffres précédents.
11 est maintenant facile de comprendre pourquoi, dans la Sarthe et dans la Côte-d'Or, où tous les enfants sont vaccinés , le rapport des morts-nés aux viables est trois fois plus fort que dans l' Aveyron , où la vaccine est très-peu pratiquée !...
Digression transitoire.
Pour parvenir à résoudre les questions traitées dans les dix propositions qui précèdent, nous avons apphqué le calcul à la comparaison de populations
(1) En France le rapport des mortS/iiés aux viables a été :
En l'an x 266 sur 10,000 (Moniteur, an xii)
De 1839 à 1852 314 sur 10,
^ . , ~ . Antmaires.
De 1853 à 1855 422 sur 10
Cela répond à une augmentation des trois cinquièmes dans le cours d'un demi-siècle.
ilmtiques à des époques différentes, mais dans les • nêmes localités.
Or, on peut également parvenir à la connaissance Ile la vérité, quoique avec une précision moindre, par a i-omparaison, aune même époque et dans un même leu, de populations non identiques. On se trouve aème, en certaines occasions, forcé d'avoir recours i cette méthode indirecte, particulièrement lorsque es documents antérieurs à l'époque étudiée sont nsuffisants ou nuls. C'est précisément ce qui arrive, naintenaut que notre but est de déterminer l'influence de la vaccine sur le choléba.
Avant d'aborder cette question importante, il nous 1 paru nécessaire, pour prévenir toute contradiction irréfléchie, de convaincre, par le fait même, les lecteurs peu familiarisés avec la logique des calculs, 511e la méthode indirecte dont on vient de parler conduit aux mêmes conclusions que la méthode directe que nous avons employée jusqu'à présent.
Tel est le but de la proposition suivante qui, déjà, i été démontrée complètement à priori. (Yoir la septième proposition.)